Le d'infanterie provisoire est un régiment d'infanterie français créé en 1871 devenu en 1872 le d'infanterie de ligne.
Création et différentes dénominations : création du : prend le nom de 12e régiment d'infanterie provisoire : prend la dénomination de
Colonel 1871 : Louis Alexandre Alfred Hochstetter
Historique des garnisons, combats et batailles Création Lorsque les préliminaires de paix furent signés, les soldats prisonniers de guerre commencèrent à rentrer d'Allemagne. Le ministre de la guerre, Adolphe Le Flô, prescrivit d'abord qu'ils devaient être dirigés sur les dépôts des corps auxquels ils appartenaient, mais cette disposition, qui avait déjà reçu un commencement d’exécution, fut tout à coup changée par suite de l'insurrection qui éclata à Paris.
Plusieurs villes furent alors désignées comme lieux de rassemblement pour les troupes de l'arme de l'infanterie. Les officiers et les soldats rentrant de captivité y furent dirigés en toute hâte pour y être constitués immédiatement en régiments provisoires qui, embrigadés et endivisionnés, devaient se porter de suite au secours du gouvernement Lieutenant-colonel Belhomme : Histoire de l'infanterie en France. Tome 5, page 559.
Cambrai fut une des villes désignées. Une première division, sous les ordres du général Clinchant, fut formée et composée de régiments qui prirent les numéros de , , et . Cette division constituée fut dirigée sur Versailles le .
En même temps, le général Clinchant fit procéder à la formation d'une nouvelle division avec les éléments qui restaient à Cambrai, et avec lesquels on constitua immédiatement les cadres de quatre nouveaux régiments, qui prirent la désignation de , , et .
Le est constitué le , à 3 bataillon, sous le commandement du colonel Hochstetter venant du 75e régiment d'infanterie de ligne.
Le gouvernement allemand ayant arrêté le rapatriement des prisonniers de guerre dans les premiers jours du mois de mai, la formation des régiments se trouva retardée, et le le général de Lartigue arriva à Cambrai avec les cadres de quatre régiments qui avaient commencé leur formation à Cherbourg (, , et ).
Un ordre général du prescrivit le remaniement complet des régiments en formation. Le et le furent licenciés. Les six régiments conservés prirent les désignations suivantes : Le devint Le devint Le devint Le devint Le devint Le « devint »
Les et « 12e régiments provisoires » formèrent la , sous les ordres du général Louis Deplanque.
Lorsque les premières troupes de l'armée de Versailles entrèrent dans Paris, le gouvernement allemand fit reprendre le rapatriement des prisonniers, suspendu depuis six semaines, et à la date du , le ministre de la guerre décida que l'organisation des six régiments en voie de formation à Cambrai serait continuée, et que les trois brigades ainsi formées seraient dirigées sur Toulon, au fur et à mesure de leur organisation, et embarquées pour l'Algérie. Les deux premières brigades furent désignées pour la province de Constantine, la ( et « ») pour celle d'Alger.
Le régiment commença à recevoir des soldats rentrant de captivité à partir du , et le 16 il était complètement habillé, équipé et armé. Le régiment reçut alors l'ordre de se tenir prêt à partir pour Toulon aussitôt que le matériel du chemin de fer serait arrivé à Cambrai en quantité suffisante pour son effectif.
Campagne d'Algérie Le , le régiment part de Cambrai par voies ferrées. Chaque bataillon occupe un train, et arrive à Toulon le 28. Le même jour le s'embarque sur la frégate la Corrèze, et débarque à Alger le . Les et s'embarquent le 29, à bord de l'Entreprenante Publication de la réunion des officiers : Historique du 112e Régiment d'infanterie, page 100, et à leur arrivée à Alger, le , ils vont rejoindre le , qui depuis son arrivée est campé à est d'Alger, entre Mustapha supérieur et Mustapha inférieur.Dès son arrivée, le régiment fut désigné pour faire partie de la colonne du général Lallemand, qui opérait en Kabylie. Le partit le pour Fort-Napoléon, où il arriva le 10. L'état-major et les deux autres bataillons, sous les ordres du général Deplanque, quittèrent Alger le et arrivèrent à Fort-Napoléon le 12. Le dépôt du corps resta à Alger jusqu'au , date à laquelle il fut transféré à Dellys. A son arrivée à Fort-Napoléon, le régiment est campé en dehors de l'enceinte du fort, sur le terrain en avant de la porte d'Alger. D’après un ordre émanant du général Lallemand, en date du , le en entier fut appelé à faire partie d'une colonne expéditionnaire dont le commandement était donné au général Deplanque. Le , dans le cadre de la révolte de Mokrani, la colonne quitta son campement pour aller prendre position au Souk-es-Sebt La Robertsau (Algérie), des Beni-Yahia, où elle resta jusqu'au . La et la du avaient quitté la colonne le , par ordre du général commandant la division d'Alger, pour aller tenir garnison à Fort-Napoléon. Le la colonne arriva au Souk-el-Khamis (tribu des Illoulas-ou-Malou), séparé de la tribu des Beni-Hidgers par le petit Sahel, et prit position un peu en arrière des crêtes, vis-à-vis des villages insoumis de Taourirt, Takouch, Aït-Oussen, Aït-Kirkleuf, Aït-Salah et Sorah. Dans la nuit du 12 au , les Kabyles descendirent de Taourirt et essayèrent de surprendre les sentinelles avancées de la grand'gardeLa grand'garde où les grand'gardes étaient les avant-postes du . Après avoir tiré une vingtaine de coups de fusil, convaincus que la colonne faisait bonne garde, ils se retirèrent presque aussitôt en poussant leurs cris habituels et sans avoir atteint personne. Le , une colonne, sous les ordres du colonel Hochstetter Louis Alexandre Alfred Hochstetter sur histoire-de-guerre.net Historique de la 28e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1844-1846), promotion de Djemmah, fut réunie pour aller prendre position en avant du village d'Ighil Igueltoumène et face à Taourirt et à Takoucht Emplacement des villages cités situés dans la Wilaya de Tizi Ouzou. Le le régiment qui campais chez les Beni Illoula Oumalou, déclenche le combat de Taourirt qui se termine par la prise et l'incendie du village Publication de la réunion des officiers : Historique du 112e Régiment d'infanterie, pages 104 à 109 Emplacement de Taourirt.
Une décision ministérielle, en date du , prescrivit que les vingt régiments provisoires conserveraient leur dénomination et leur organisation actuelles et qu'ils auraient, quant à présent, trois bataillons de six compagnies.
Le , les différentes colonnes quittent le camp du Soukel-Khamis, des Illoula Oumalou, pour se rendre à Djemâa Saharidj, avant d'en repartir le pour aller achever la soumission des Beni Ghobri Beni Ghobri (Algérie) et des Beni Zekri, qui opposaient encore de la force d'inertie au paiement de l'impôt et à la reddition des armes. Après avoir reçu les armes la colonne quitte son campement le , et se dirige sur Dellys ou elle arrive le .
Fin , la moitié du régiment est dirigée de Fort National à Tizi Ouzou pour participer à l'établissement du camp du Djebel Belloua, ou il reste en garnison.
Par décret du , les régiments provisoires deviennent définitifs et sont formés à quatre bataillons. Le « 12e régiment provisoire » prend alors le nom de d'infanterie de ligne.
Bibliographie Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) Publication de la réunion des officiers : Historique du 112e Régiment d'infanterie
Articles connexes Régiments ayant participé à la conquête de l'Algérie par la France Conquête de l'Algérie par la France
Notes et références Les ouvrages cités en bibliographie
Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Commune de Paris Catégorie:Paris au XIXe siècle Catégorie:1871 en France Catégorie:Bataille de 1871