LArdoukôba est un volcan de Djibouti apparu en 1978 et situé entre le Ghoubbet-el-Kharab et le lac Assal Global Volcanism Program - Ardoukôba Global Volcanism Program - Histoire éruptive.

Toponymie Originaire de la langue afar, ce terme signifie « couler rapidement ». Ardouk signifie « rapidement, avec vitesse ». Ôba veut dire « descendre, couler ».

Géographie thumb|left|Paysage de l'Ardoukôba.

L'Ardoukôba est situé dans le centre de Djibouti, dans le sud de la région de Tadjoura, entouré par le lac Assal () au nord-ouest qu'il sépare de l'extrémité ouest du Ghoubbet-el-Kharab (niveau de la mer) au sud-est, prolongement du golfe de Tadjoura.

Culminant à d'altitude, l'Ardoukôba est un volcan né d'une fissure volcanique et composé d'un amoncellement de scories basaltiques formant trois cônes laissant s'échapper deux coulées de lave basaltique fluide. Ces caractéristiques éruptives classent l'Ardoukôba parmi les volcans rouges alimentés par un magma de rift. Cette fissure volcanique orientée nord-ouest-sud-est fait partie du système de failles de la vallée du Grand Rift entre le bloc Danakil au nord-est et la dépression de l'Afar au sud-ouest Global Volcanism Program - Rapports mensuels.

Histoire vignette|gauche|Image satellite du lac Assal (à gauche) séparé du Ghoubbet-el-Kharab (à droite) par l'Ardoukôba.

L'Ardoukôba n'a connu qu'une seule éruption, celle de sa naissance, du 7 au qui succède à un repos volcanique de ans dans cette partie du rift.

Précédant le début de l'éruption, un total de 800 séismes de magnitude inférieure à 3,3 se produisent pendant 24 heures à six kilomètres de l'Ardoukôba, en direction du Ghoubbet-el-Kharab. Un épisode de forte émission de gaz volcaniques se déclenche juste avant l'ouverture d'une fissure de de longueur par laquelle de la lave basaltique fluide s'échappe en trois points, formant rapidement autant de cônes de scories par lesquelles s'échappent deux coulées de lave qui s'écoulent sur le fond du rift en direction du lac Assal et du Ghoubbet-el-Kharab. L'émission de lave est accompagnée par la formation d'un panache volcanique atteignant une hauteur de ainsi que par la projection de téphras jusqu'à une hauteur de . Le débit initial de de lave par heure chute au bout du cinquième à sixième jour après le début de l'éruption. Ce faisant, un seul cône, le Gira-le-Koma haut de trente mètres, long de et large de , reste actif à partir du neuvième jour. Il contient un lac de lave qui perdure jusqu'au treizième jour et les seules laves émises, sous la forme de scories et de bombes volcaniques, le sont jusqu'au lendemain ce qui marque la fin de l'éruption.

Au cours de cette éruption hawaïenne typique des volcans rouges alimentés par un rift, un total de douze millions de mètres cubes de lave basaltique fluide a été émis. Les coulées de lave sont généralement de un à deux mètres d'épaisseur mais peuvent atteindre une épaisseur de . Vingt-cinq fissures normales et parallèles de un millimètre à deux mètres de largeur se sont ouvertes selon une orientation nord-ouest - sud-est, traduisant la formation d'un escarpement de cinquante centimètres de hauteur.

Références

Annexes

Articles connexes Rift est-africain

Liens externes

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