Hugues de Chalon, ou encore de Salins, dit le Sourd, mort en 1312 à Besançon, est prince-évêque de Liège (1296-1301), puis archevêque de Besançon, issu de la maison de Chalon.

Biographie Origines Hugues de Chalon est e fils de (), ancien comte de Chalon (1227-1237), sire de Salins (à partir de 1237), et de sa troisième épouse, Laure de Commercy (), ., fille Simon [II] de Broyes-Commercy (/48), seigneur de Commercy...

De ce troisième mariage, il a pour frères et sœurs Jean (), seigneur d'Arlay (1266-1315) et vicomte de Besançon (1293-1315) ; Marguerite () qui épouse Hugues, fils du duc ; et Agnès () qui est marié avec , comte de Genève.

Prince-évêque de Liège Il est élu prince-évêque de Liège à la fin du mois d', après une période de sede vacante de près de cinq ans, ce qui constitue une durée particulièrement longue.

Guerre des Awans et des Waroux

Son règne sur la principauté de Liège est fortement perturbé par la faide entre les seigneurs d'Awans et de Waroux.

Vers 1297, alors qu'il est absent et a confié les affaires temporelles à son frère Jean de Chalon, qui assume la fonction de mambour, Guillaume de Waroux dénonce la destruction de moulins, d'habitations et de la brasserie situés sur ses terres par les troupes du seigneur d'Awans. Ces destructions constituent une usurpation du droit épiscopal d'abattis qui réserve au prince-évêque le pouvoir de détruire les habitations de ses sujets. Le mambour Jean de Chalon mobilise ses troupes afin d'organiser une expédition punitive, qu'il abandonne en raison d'une infériorité numérique. À son retour, Hugues de Chalon réunit ses troupes afin de restaurer la paix publique. Il fait détruire le château de Guillaume de Rouveroy, fidèle du seigneur d'Awans.

Plus tard, il réagit également à l'incendie du château de Slins par les alliés du seigneur d'Awans. Il considère cet incendie comme une usurpation du droit d'arsin, le pouvoir de condamner le meurtre. Il mobilise une nouvelle fois son armée et assiège la tour d'Awans, tout en négociant une réparation. Les responsables, dont Humbert Corbeau, sont condamnés à l'humiliante peine du harnescar : ils doivent, vêtus d'une chemise et portant une selle de cheval sur la tête, descendre de la collégiale Saint-Martin vers la cathédrale Saint-Lambert où ils doivent demander pardon à genoux au prince-évêque.

Manipulations monétaires Avec l'aide de son frère Jean de Chalon, il manipule le poids des monnaies. Au cours de l'été 1299, les patriciens liégeois, lésés par ces opérations s'allient aux masses populaires. Mené par Eustache le Franchomme de Hognoul, ils chassent le prince-évêque qui se réfugie à Huy.

Depuis Huy, il ordonne à son frère Jean de détruire le domaine d'Eustache le Franc-Homme et tente de s'allier aux seigneurs en leur promettant des biens de l'Église.

D'après la chronique de Saint-Trond, il fut cité devant la curie romaine en pour ses manipulations monétaires et l'accaparement des biens cléricaux.

Archevêque de Besançon

Le pape lui enlève alors la principauté de Liège et le transfère à l'évêché de Besançon le , où il demeurera jusqu'à sa mort.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . .

Articles connexes Maison de Chalon, Maison de Chalon-Arlay Histoire de la Principauté de Liège Liste des évêques de Tongres, Maastricht et Liège Diocèse de Liège

Liens externes

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