vignette|Panneau d'information rappelant l'existence du Kommando de Limmer-Hannover sur le site du camp. Le camp de Limmer-Hannover (ou Conti-Limmer) est une unité de travail forcé dépendant du camp de concentration de Neuengamme, située dans la banlieue est de Hanovre et dont les déportées étaient mises à la disposition des entreprises Continental Gummiwerk et Brinker Eisenwerke.

Création Le , 266 déportées, principalement françaises et russes, venant du camp de Ravensbrück, arrivent sur le site de Limmer-Hanovre, près de l'usine de caoutchouc Continental-Gummiwerk.

Travail forcé Elles y travaillent à la production de masques à gaz, dans le cadre d'un programme de l'entreprise Brandt.

Sévèrement encadrées par des gardiennes (surnommées les souris), les prisonnières qui freinent la chaîne ou dont le travail ne passe pas l'inspection sont battues. Pour tenir leurs objectifs de productivité (les détenues doivent produire 12 000 masques par plage de 11 heures), les cadres de l'entreprise proposent, avec l'accord de la SS, un système de bonus qui est rejeté collectivement par les déportées.

Mi-, après la construction de baraquements, elles sont rejointes par 250 déportées du Kommando extérieur de Salzgitter-Watenstedt/Leinde (dont une trentaine de Françaises).

Enfin, après les bombardements alliés de , 500 déportées (majoritairement polonaises) (du Kommando Langenhagen-Hannover, dont le camp a été rasé, sont également transférées à Limmer.

Ces nouveaux contingents de déportées sont affectées pour une part au déblaiement des décombres du quartier de Hanovre-Linden, et pour celles venant de Langenhagen, à la fabrication de munitions et de pièces d'avions pour l'usine Brinker Eisenwerke.

Avec l'accroissement de la population du camp, les détenues, qui jusqu'alors avaient chacune leur lit, se trouvent moins bien logées et, n'ayant plus qu'un lit pour deux personnes, sont obligées de dormir à tour de rôle, selon les quarts. La fréquence des maladies augmente et, chaque jour, 60 à 70 déportées sont inaptes au travail. Les SS exigent que les femmes ayant moins de 39°C de fièvre soient mises sur les chaînes de production.

Malgré la dureté du travail, le camp de Limmer n'a enregistré que deux décès.

En , le SS-Hauptsturmführer Otto Thümm prend la direction du Kommando de Hanovre-Limmer. vignette|L'usine Gummi-Continental où les déportées étaient employées à la fabrication de masques à gaz.

Évacuation Le , le kommando est évacué. Près de 80 déportées, hors d'état de marcher, sont laissées sur place. Elles seront libérées le à l'arrivée des troupes américaines. Les autres quittent Hanovre à pied en direction de Bergen-Belsen où elles arrivent le . On ignore combien de déportées sont mortes pendant la marche et combien sont décédées dans les jours précédant et suivant la libération de Bergen-Belsen.

Mémorial Depuis 1987, une pierre commémorative et une plaque rappellent l'existence du camp de Limmer à l'angle des rues Sackmannstraße et Stockhardtweg.

Références

Voir aussi Articles connexes Liste des kommandos de Neuengamme Camp de concentration de Neuengamme

Liens externes

Site de l'Amicale de Neuengamme et de ses Kommandos Site Pdf du camp de Neuengamme Matricule 36277 Exposé réalisé par deux lycéens lauréats du Concours national de la résistance et de la déportation lors du pèlerinage 2007 de l’Amicale française de Neuengamme

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