La pharmacopée chinoise Zhonghua renmin gongheguo yaodian 中华人民共和国药典 (1953) , dont l’abréviation est Zhongguo yaodian 中国药典 , décrit 531 médicaments et a été composée par un comité de rédaction dirigé par Li Dequan 李德全, ministre de la santé publique. Cet ouvrage est un « code de médicaments » (une yaodian 药典 et non pas une bencao 本草 traditionnelle s’inscrivant dans la filiation historique des pharmacopées chinoises) qui édicte des réglementations juridiquement contraignantes sur les normes de qualité des médicaments, leurs exigences de préparation, leur identification, leur inspection des impuretés et leur détermination du contenu. Elle est reconnue comme la pharmacopée officielle de Chine par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Cette première édition a été suivie par des rééditions en 1963, 1977, 1985, 1990, 1995, 2000, 2005, 2010, 2015 et 2020d’après la wikipedia chinoise :zh: 中华人民共和国药典.
Préface
La préface de Li Dequan, fait d’abord un bref historique sur un ton polémique qui réduit la politique à une lutte sans merci entre le correct et l’erroné, entre le camp du bien et celui du mal :
Structure et contenu du code des médicaments
La préface est suivie de la liste des contributeurs, dirigée par Li Dequan, le ministre lui-même. Parmi les personnes nommées, il y en a qui avaient contribué à la Zhonghua yaodian, 23 ans auparavant, pourtant présentement sévèrement critiquées.
L'« introduction générale » qui suit attire l'attention, tout d'abord, par la désignation officielle de ce code des médicaments, à savoir Zhonghua renmin gongheguo yaodian (« Code des médicaments de la République populaire de Chine »), édition de l'année 1953, et son abréviation Zhongguo yaodian (« Code des médicaments de Chine »), édition de l'année 1953. Par cette formulation, l'éditeur indique clairement qu'il n'a pas l'intention de perpétuer le précédent établi par le Zhonghua yaodian. Aucune désignation latine n'a été fournie.
L'ensemble du volume est divisé en un texte principal et des annexes. Ceci est expliqué dans l’ « Introduction générale » ainsi
Éléments occidentaux et traditionnels chinois dans le code des médicaments
La préface indique que le premier Code des médicaments de la République populaire de Chine, à la différence du premier Code des médicaments de la République de Chine Zhonghua yaodian 中华药典 (1930) qui sera réédité à Taiwan doit prendre en compte les drogues indigènes c’est-à-dire non seulement les drogues modernes fabriquées en Chine mais aussi les drogues de la pharmacopée (bencao) traditionnelle.
Selon le décompte effectué par Paul Unschuld, parmi les 581 monographies (notices) de drogues seulement une vingtaine sont dédiées à des drogues décrites dans les bencao traditionnelles (soit 3 %). Et la plupart de ces drogues font aussi partie des pharmacopées européennes, comme Mentha, Zingiber (gingembre), Foeniculum (fenouil), Rheum (rhubarbe), Digitalis, Areca, et Aurantii Cortex (orange amère). Toutes les autres notices sont dédiées soit à des substances chimiques (comme Acetanilidum, Zinci sulphas) soit à des préparations (comme de Unguentum Hydrargyri Aminochloridi, Injectio Acidi Ascorbici, Liquor Zinci Chloridi, ...) soit des substances naturelles et des préparations faites avec celles-ci (comme Ergota, Oleum Jecoris Piscis, Extractum Belladonna et Tinctura Nucis vomicis).
Tous ces remèdes sont classés en fonction du nombre de traits du premier sinogramme de leur nom chinois (comme indiqué dans l’introduction générale). Ce qui a pour conséquence que les drogues naturelles de Chine se trouvent complètement intégrées aux autres drogues. Et elles reçoivent le même type d’analyse que les autres drogues.
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Histoire des pharmacopées chinoises
Liens externes
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