Fouquier ou Foucher ou encore Fulcher, dit de Valensole ou encore le Jeune (mort av.918) est un noble appartenant à l'aristocratie foncière gallo-romaine provençale. Il est parfois numéroté Foucher II pour le distinguer de son père. Il est le père du saint Maïeul/Mayeul et considéré par certains auteurs comme auteur de la famille d'Agoult.

Biographie Origines Fouquier, Foucher ou Fulcher (en latin Fulcherius, Fulcherio. IRHT, Institut de Recherche et d'Histoire des Textes - Orléans, Notice , (lire en ligne). .) est le fils de Fouquier/Fulcher. Son père appartient à

Il est généralement associé au cognomen « de Valensole », par différents historiens, dans la mesure où il s'agit d'une terre située au cœur de ses différentes possessions dans la région. Méhu (2008) lui donne pour surnom le Jeune, afin de le distinguer de son père.

Seigneur provençal Il est principalement connu à travers une charte de l'abbaye de Cluny (CLU 105), datée du qui détaille le douaire concédé à sa femme Raimodis, probable fille de Maïeul/Mayeul. Elle pourrait être issue de la famille des vicomtes de Narbonne, en étant soit la fille de Maïeul/Mayeul, vicomte (Poly, 1976), soit de Maïeul/Mayeul, le fils du vicomte Maïeul/Mayeul (Magnani, 1999). Selon cette charte, .

À travers cette charte, il apparait à cette date comme un des plus grands propriétaires fonciers de Provence, possédant plusieurs dizaines de villae dispersées dans toute la région, onze d'entre-elles (comprenant une centaine de fermes) étant concédés à titre de douaire à sa femme . Elles se trouvent en particulier dans les pagus d'Aix, d'Apt, de Venasque, de Riez, de Senez, de Glandevès, de Draguignan et de Fréjus. A titre de comparaison, le comte de Provence contemporain, Teutbert, n'en possède même pas une demi-douzaine.

Le début du en Provence et en Septimanie est cependant marqué par de violents affrontements entre Hugues d'Arles et ses familiers et les aristocrates locaux. Arrivé en Provence en 905, Hugues a déjà chassé le comte Thibert dès 908, et est institué marquis de Provence en 912 par le roi Louis l'Aveugle qui, dans l'incapacité de gouverner, l'a nommé régent. L'ambitieuse noblesse franque venue de Bourgogne accapare rapidement les charges publiques et ecclésiastiques. Elle s'attaque en parallèle aux propriétaires fonciers locaux afin de se tailler des fiefs. On observe dans les sources un véritable exode des élites opposées à Hugues (assassinat de l'archevêque Arnuste de Narbonne, exil des évêques Anfos de Venasque et Ajambert de Vaison, fuite du clerc arlésien Guigues à Gérone), confirmé dans l'onomastique avec la disparition quasi totale des noms d'origine romaines (qui ne représentent plus que 20% du stock onomastique dès le milieu du siècle avant de disparaitre complètement au suivant, et, en dehors des noms de prélats, portés exclusivement par quatre familles se réclamant romaines).

Fulcher le Jeune trouve la mort avec sa femme dans ce contexte avant 918, très probablement dans une escarmouche avec les pirates sarrasins du Fraxinet implantés ou, à tout le moins, utilisés par Hugues pour chasser ses opposants. En effet, à cette date, leurs fils Maïeul/Mayeul et Eric pourraient avoir trouvé refuge vers 916-918 dans le Mâconnais. Aubry II de Mâcon, fils du vicomte Maïeul/Mayeul et donc probablement leur oncle maternel, est devenu comte de Mâcon après avoir été chassé de sa vicomté de Narbonne par le parti bourguignon, représenté en Septimanie par les vicomtes de Béziers.

Famille Fouquier épouse, en , Raimodis, fille de Maïeul/Mayeul et Landrada. Ils ont deux fils :

Eyric (c.909 - av 992) assassiné par Garac de Castellane-Lacoste. Maïeul/Mayeul, dit de Cluny (c.910 - 994), abbé de Cluny (954-994).

La potentielle descendance de Eyric reste un débat ouvert chez les historiens. L'auteur Jean Barruol suppose, à la lecture des chartes de Cluny, qu'il pourrait être le père de cinq enfants : Imbert/Humbert , dit d'Agoult, souche de la famille d'Agoult. Lambert, souche de la famille de Reillanne, Aremberte, épouse de Garac de Castellane-Lacoste, souche de la maison de Thorame et Castellane et meurtrier de son beau-père. Teucinde, épouse de Novelong, souche de la famille des vicomtes de Cavaillon Ermengarde, épouse de Pons Arbald, souche des Castellane.

Jean Méhu, lui, considère que si Imbert serait bien le fils d'Eyric, il serait fils unique. Les trois sœurs proviendraient probablement de la parenté de Mâcon-Narbonne (famille de la femme de Fouquier), et elles seraient entrées en possession de ces terres à la suite du transfert à cette famille en échange de l'accueil d'Eyric et Mayeul. Lambert, lui, ne serait pas relié.

Selon Eliana Magnani, ces hypothèses se basant sur la possession par ces différents personnages d'une partie des biens de Fouquier le Jeune. Elle estime néanmoins qu'il est beaucoup plus probable que cette propriété résulte d'un accaparement illicite à la suite de la fuite vers le Mâconnais de la famille que par un héritage légitime, qu'aucun document ne confirme sans ambiguïté.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

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Liens externes

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