alt=Photo couleur d'un cavalier et son cheval, sous les deux recouverts de cottes de maille et d'armures.|vignette|Reconstitution moderne d'un cataphractaire sassanide, qui servit de modèle à la création des .
Une ( au pluriel, ) est une unité militaire de troupes auxiliaires attachées à une légion romaine.
Histoire
Sous la République Le terme est connu depuis le début de l'époque républicaine pour désigner des unités militaires composées de , les tribus ou cités-états alliées de Rome. Vers le , une est composée d'environ fantassins (autant qu'une légion de citoyens romains), mais peut compter jusqu'à 900 cavaliers., là où une légion en a trois fois moins. L'infanterie de ces unités est répartie en cohortes (entre 400 et 600 hommes) recrutés ensemble depuis une même zone géographique. La cavalerie, elle, est divisée en de 30 cavaliers. Chaque est placée sous les ordres de trois , des officiers romains. Une armée consulaire typique de deux légions est accompagnée de deux , appelée respectivement (droite) et (gauche), en référence aux flancs que ces devaient couvrir. Cependant, la guerre sociale au et l'obtention de la citoyenneté romaine par les alliés italiens de Rome viennent remettre en question cette organisation.
Les sont très rarement mentionnées dans les sources entre la fin de la guerre sociale et la bataille d'Actium. Le terme a également plusieurs sens : il peut désigner une unité de cavalerie placée sur les flancs d'une armée (peu importe sa composition et l'origine de ses troupes) ou désigner une unité commandée par un officier supérieur. En grec, un terme proche () désignait en fait la .
Sous le Principat A la mort d'Auguste, une est une unité de cavalerie composée d'environ 500 hommes répartis en 16 de 32 hommes (plus leur décurion) et le tout est placé sous le commandement d'un préfet (). Sous Auguste, ces préfets peuvent être des sénateurs, des centurions primipiles issus des légions ou des chevaliers. Pour la mort de Claude, cette fonction est réservée aux seuls chevaliers.
Comme les autres unités auxiliaires de l'armée romaine, les sont nommées d'après leur type, leur numéro et leur région d'origine.. Elles peuvent également être nommées d'après l'empereur qui a ordonné la levée (), d'après le gouverneur qui les a levées, ou d'après un commandant. (l' est nommée d'après ). Les unités peuvent aussi être nommées d'après leurs spécialités ou leur armement : l' est composée de équipés d'une longue lance de cavalerie nommée contus. Enfin, le nom peut être honorifique, comme dans le cas de l' (). Comme ailleurs dans l'armée romaine, le nom des n'est pas fixe et peut évoluer en fonction des empereurs : l' est renommée en l'honneur de Sévère Alexandre, puis en l'honneur de Philippe l'Arabe.
Les régions ayant fourni le plus d' se trouvent à l'ouest de l'empire : Afrique, Gaule, régions du Rhin et du Danube, ainsi que la péninsule ibérique. Cependant, les remplacements des soldats mis hors de combats ou à la retraite ne proviennent pas de ces régions d'origine.
Un nouveau type d'unité de 1000 hommes répartis en 24 (l') est attesté à partir de 86. Sept de ces sont attestées sous Trajan et deux supplémentaires sont créées ensuite. Durant la période flavienne, 85 sont attestées. Qu'elles soient composées de 500 () ou 1000 hommes (), les sont toujours organisées de la même manière : des décurions s'occupent de l'entraînement et du commandement d'une , avec au-dessus d'eux un et le à la tête de l'unité (ce dernier est lui-même subordonné à un légat de légion). Chaque dispose de son propre vexillum porté par un vexillifer.
Des continuent à être recrutées jusqu'au , comme le prouve la Notitia dignitatum. Cependant, ces versions tardives sont sûrement plus petites que leurs homologues du début de l'empire. L' compte ainsi 116 hommes en 298 et deux de plus en 300 (toutefois il ne s'agit peut-être pas de son effectif normal)..
Emploi
Les fournissent à l'armée romaine des éclaireurs et des estafettes mais peuvent également remplir différents rôles spécialisés. Ainsi, des unités de apparaissent sous Hadrien. Les cavaliers de l' et de l' manient le contus sarmate, une lance longue de plusieurs mètres, trop lourde pour être tenue à une main : ils n'ont donc pas de boucliers ou d'armure. C'est également sous Hadrien qu'est attestée la première composée de cavaliers en armure () : l'. Le développement d'unités de cavalerie lourde est particulièrement mené au , pour contrer la cavalerie lourde sassanide.
Références
Catégorie:Armée romaine Catégorie:Unité ou formation militaire de la Rome antique