Jean Fourié (-) est un écrivain et militant associatif français.
Biographie Né le à Espéraza, Jean Aimé Adolphe Fourié est embauché au siège parisien de la Caisse des dépôts et consignations, et s'établit à Sucy-en-Brie puis Choisy-le-Roi.
Membre de la Société d'études scientifiques de l'Aude à compter de 1973, il est introduit dans le milieu occitaniste par Jean Lesaffrehttps://journals.openedition.org/lengas/9591#tocto2n14., dont il héritera les papiersFrançois Pic (sous la dir. de Georg Kremnitz), La Bibliographie de l'écrit imprimé (en) occitan de la fin du à la fin du , thèse de doctorat, université de Vienne, 2011, p. 325 (lire en ligne)..
Il devient en 1974 secrétaire général de la Société des félibres de Paris, fonction dans le cadre de laquelle il participe chaque année à l'organisation de la félibrée de Sceaux. Il en est président en 1989Jean-Marc Courbet, « Tóuti lis escrivan d'oc », Prouvènço d'aro, , avril 1994, p. 12.. Représentant de l'organisation méridionale auprès de l'association Défense et promotion des langues de France, il est élu majoral du Félibrige (Cigalo de l'Oulivié) en 1987« Quatre nouvèu majourau dóu Felibrige », Prouvènço d'aro, , juillet 1987, p. 9.René Jouveau, « À Paris, Jan Fourié », Prouvènço d'aro, , décembre 1987, p. 6.. Il collabore par ailleurs à diverses revues comme La France latine, Lou Felibrige, L'Aude à Paris ou Prouvènço d'aro.
Revenu dans le Midi à l'orée du deuxième millénaire., il prend en 2011 la tête de l'Institut d'études occitanes de l'Aude, et préside l'Escòla Occitana depuis cette même année.
Il est adjoint au maire de sa commune natale jusqu'en 2015..
En 2022, il reprend la présidence de l'Académie de Carcassonne..
Il meurt le .
Production littéraire et intellectuelle
On a de lui en 1975 une étude sur Émile Barthe et les écrivains biterrois d'expression occitane, qualifiée de R. Médaille [?], recension dans Prouvènço dau, , avril 1976, p. 7..
En 1987, il donne en deux volumes une histoire du , au travers principalement de celle de la Société des félibres de Paris, mais aussi d'autres groupes languedociens, béarnais ou auvergnatsJean Fay, « Le Félibrige parisien durant l'entre-deux-guerres », La Cabreta, , mars 1987, p. 16.. Jean Fay estime ce travail .
Après divers autres travaux d'érudition, consacrés cette fois-ci à la vie littéraire audoise, il se fait remarquer par les bibliographies annuelles qu'il publie dans Lou Felibrige, issues du dépouillement de quarante-quatre publicationsBibliografìo dis oubrage, obro, estùdi e article en lengo d'o publica en 1993, Li Nouvello de Prouvènço, , septembre 1994, p. 11., et surtout par le Dictionnaire des auteurs de langue d'oc de 1800 à nos jours, paru une première fois en 1994.. Ce travail, sans précédent jusqu'alors, répertorie 1800 auteurs de 1800 à 1993. Il est jugé par Christian Bonnet comme , depuis des travaux voisins remontant aux années 1970. Il parie qu'il , tandis que Jean-Marc Courbet pense qu'il .
Il connaît une réédition augmentée à l'enseigne du Félibrige en 2012., laquelle se voit à son tour accoler un supplément en 2020https://www.sudoc.fr/253273153..
Également poète, il a été primé neuf fois par l'Académie des jeux floraux. En 1988, il fait paraître un premier recueil, Al camin del temps, marqué selon René Jouveau par et diffus, sentiments exprimés de façon René Jouveau, « Un pouèto : Jan Fourié », Prouvènço d'aro, , novembre 1988, p. 11.. En 1997 il fait de même avec Coma s'èra ièr.
Ouvrages Émile Barthe et les écrivains biterrois d'expression occitane, Paris, Amis de la langue d'oc, 1975 . Diccionari de la literatura occitana audenca (préf. Serge Garnier), Béziers, Centre international de documentation occitane, 1982 . Contribution à l'histoire du Félibrige parisien, 2 vol., Sucy-en-Brie puis Choisy-le-Roi, chez l'auteur, 1987 : Le Félibrige parisien durant l'entre-deux-guerres (1918-1940) (préf. Marcel Decremps) ; Le Félibrige parisien après la Deuxième Guerre mondiale (1944-1976). Al camin del temps, IEO de l'Aude, 1988. Coma s'èra ièr, Puylaurens, Institut d'études occitanes, 1997 . Espéraza : essai historique, Amis du musée de la Chapellerie et du vieil Espéraza, 2002 . Dictionnaire des auteurs de langue d'oc, Paris, Amis de la langue d'oc, 1994
Prix Prix Auguste-Fourès 1975https://www.academie-arts-et-sciences-carcassonne.fr/biblio_auteurs_mai2019.pdf.. Premier prix de poésie aux jeux floraux de Sceaux en 1981. Maître en gai savoir du Félibrige en 1983. Médaille d'argent de Florian en 1984https://www.sceaux.fr/sites/default/files/publications/am_sceaux_bm_0140_supplement_1984_octobre_0.pdf., d'or en 1985, et grand or en 2002https://www.sceaux.fr/sites/default/files/files_d6/am_sceaux_bm_0318_2002_septembre_0.pdf.. Prix Paul-Froment 2007.
Références
Annexes Bibliographie .
Liens externes
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