Charles Goethals est un militaire des armées autrichiennes, néerlandaises, françaises puis belges, né à Maubeuge (Royaume de France) le et décédé à Bruxelles (Belgique) le .
Il participe, entre autres, aux guerres napoléoniennes jusqu'en 1814 puis rejoint l'armée du Royaume uni des Pays-Bas et combat Napoléon Bonaparte lors de la bataille de Waterloo le . Après l'indépendance de la Belgique de 1830, il est le premier commandant militaire de la province de Luxembourg après l'annexion du Grand-duché de Luxembourg par la Belgique.
Biographie Origines et vie privée Charles-Auguste-Ernest nait le à Maubeuge, dans le Royaume de France, de parents gantois issus de la famille . Fils de Charles-Willem Goethals (1750-1825) et d'Adelaïde Spilleux. Le , il se marie à Bruxelles avec Colette Husmans de Merbois (1784 - 1871) avec laquelle il a trois enfants, dont Auguste Goethals, devenu ministre belge de la guerre. En 1824 ils auront une fille, Estelle.
Carrière militaire Période autrichienne, française puis néerlandaise Le , il rejoint l'Armée du Saint-Empire lors de la période des Pays-Bas autrichiens dans le corps des chasseurs Leloup. Après avoir participé aux campagnes de 1797 et 1799, il devient sous-lieutenant dans le régiment wallon du Wurtemberg en 1800 puis vient s'installer à Bruxelles en 1801.
En 1804, il s'engage dans l'armée française et devient capitaine en 1807. Il participe aux campagnes d'Italie et de Suisse en 1809 et est nommé chevalier de la Légion d'honneur le , pour avoir fait, à lui seul, douze prisonniers dans les rangs de l'ennemi. Il est blessé d'un coup de feu à l'épaule lors de la bataille de Bellinzona ainsi que lors de la bataille de Volano. En 1811, il devient chef de bataillon dans le régiment d'Illyrie. Il participe à la campagne de Russie et est capturé. Après deux ans de captivité, il est libéré le et revient en Belgique.
La même année, après la première abdication de Napoléon Ier, le congrès de Vienne créé le Royaume uni des Pays-Bas et Charles Goethals est incorporé dans l'armée néerlandaise avec le grade de lieutenant-colonel. Il participe alors à la bataille de Waterloo contre son ancien empereur, Napoléon Bonaparte, à la tête du bataillon de chasseurs à pieds belges, qui repoussent notamment l'attaque de la Garde et contribue ainsi à la victoire des Alliés de la Septième coalition. Pour son héroïsme, il reçoit la décoration de chevalier de troisième classe de l'ordre militaire de Guillaume et est promu colonel.
En 1820, il devient commandant de la division d'infanterie de l'armée néerlandaise et est promu major-général en 1826. À ce titre, il commande les unités de l'armée dans la province d'Anvers. Il est ensuite fait commandant militaire de la province de Flandre-Occidentale et est stationné à Bruges.
Période belge
En aout 1830, la Révolution belge éclate puis voit les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas être défaites dans leur tentative de reprise de contrôle de l'insurrection lors des Journées de Septembre. Devant les nombreuses défections, Charles Goethals fait alors évacuer ce qu'il reste des troupes de la province de Flandre-Occidentale par le port d'Ostende vers Flessingue le . D'origine belge, il revient sur la terre de ses ancêtres alors que la jeune Belgique proclame son indépendance le . Il jure allégeance au gouvernement provisoire et celui-ci le promeut général de division le . Il est alors chargé d'organiser les unités d'infanterie des futures forces armées belges en structurant les corps-francs de combattants volontaires en unités militaires opérationnelles, qui s'engagent dans la guerre belgo-néerlandaise. Sa tâche est compliquée par les nombreux révolutionnaires et patriotes qui demandent leur intégration à l'armée alors qu'ils n'ont que pas ou peu d'expérience mais sont promus très rapidement à des gardes supérieurs aux militaires de carrière qui ont notamment déserté l'armée néerlandaise pour se joindre à la révolution. Le , lorsqu'il rencontre Charles Niellon à l'occasion de la promotion de ce-dernier au grade de lieutenant-colonel, que celui-ci souhaite faire ajourner, il lui dit : Niellon commentera cette rencontre dans ses mémoires en disant : Il ajoute plus loin :
Lorsque le « comité de la Guerre » est mis sur pied dès le , Charles Goethals fait partie des six officiers qui le composent. Il est ensuite affecté comme commandement des forces armées belges dans le Luxembourg pour le régent de Belgique, après l'annexion du Grand-duché de Luxembourg par la Belgique proclamée le . Il succède ensuite à Gérard Buzen en tant que commandant militaire de la province de Luxembourg et signe, le , un accord militaire avec le gouverneur civil de la forteresse de Luxembourg, Louis-Guillaume de Hesse-Hombourg, afin de tenter d'apaiser les tensions autour du rayon du réduit territorial du Grand-duché de Luxembourg non administré par la Belgique. Il est également nommé commandant de l'armée du Luxembourg dès sa création le .
En , il est remplacé par le général Frédéric de Tabor au poste de commandant de la province et continue ses activités militaires en président notamment plusieurs commissions pour le gouvernement afin d'améliorer l'armée belge. Il est admis à la retraite le et meurt le .
Distinctions
50px Chevalier de troisième classe de l'ordre militaire de Guillaume 50px Grand officier de l'ordre de Léopold de Belgique Titre de baron reçu du roi Léopold , le par lettres patentes
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
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Liens externes
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