La coloniale d'Extrême-Orient (), parfois d'infanterie coloniale d'Extrême-Orient (), est une grande unité de l'Armée de terre française créée à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Destinée à faire partie du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, la division est dissoute en sans avoir achevé sa formation. Formation La création de la division est décidée en et la est officiellement créée le . Elle doit, avec la coloniale d'Extrême-Orient, former l'ossature d'un corps expéditionnaire français initialement destiné à combattre contre les Japonais.

Le quartier général est à Bordeaux, avec des unités stationnées principalement en Gironde et à Toulouse, mais aussi à Caylus, Montauban, Agen ou Pau.

Elle est commandée jusqu'à sa dissolution par le général Astier de Villatte.

Composition La division doit être organisée sur le modèle d'une division sud-africaine de l'époque, c'est-à-dire à trois brigades, dont une brigade de fusiliers marins. Elle doit inclure des tirailleurs sénégalais des troupes coloniales mais seul l'encadrement français est d'abord prévu.

Les unités sont les suivantes :

coloniale d'Extrême-Orient : de commandement de la brigade ; colonial d'Extrême-Orient, formé le ; colonial d'Extrême-Orient, formé en ; colonial d'Extrême-Orient, formé en ; coloniale antichar. d'Extrême-Orient (Légion étrangère et troupes coloniales de l'armée d'Afrique): de Légion étrangère d'Extrême-Orient ; de Légion étrangère d'Extrême-Orient ; de Légion étrangère d'Extrême-Orient. Brigade de fusiliers marins ; d'artillerie coloniale, formé le ; colonial de forces terrestres antiaériennes (FTA), formé le de chasseurs (reconnaissance) ; de dragons (chars), formé le ; Compagnie du colonial du génie ; Compagnie du colonial de transmissions ; Compagnie du colonial de transport.

Mise sur pied La division devrait compter de mais n'en a en mars que . En mai, la division ne regroupe que l'équivalent d'une brigade coloniale dans les Landes () et un bataillon de Légion à Sidi Bel Abbès () . La brigade légère de fusiliers marins, formée à Arcachon et destinée à opérer au sein de la division, ne compte que .

Du point de vue de l'équipement, la division a, parmi les unités de l'Armée française de la Libération, l'ordre de priorité le plus faible pour recevoir du matériel d'origine alliée ou de récupération. Les soldats souffrent donc de graves carences en matériel.

Opérations

Soutien des forces françaises du Médoc La division fournit en avril des renforts aux forces du détachement d'armée de l'Atlantique qui doivent attaquer la poche de résistance allemande de la pointe de Grave (Médoc). Cinquante-six cavaliers du , dont six officiers, rejoignent le d'infanterie pour en former la section de commandement (le chef d'escadron Gauthier du prenant le commandement du régiment d'infanterie). Parallèlement, vingt-sept officiers et douze sous-officiers de la rejoignent les services de la brigade Médoc.

La plupart de ces hommes regagnent la DCEO avant la fin du mois.

Bataillon de marche d'Extrême-Orient (BMEO)

La division forme, le , un bataillon de marche (BMEO) également destiné à opérer devant la pointe de Grave. Ce bataillon est formé à partir du centre d'instruction divisionnaire et compte quatre compagnies regroupant avec sept sections d'élèves gradésFuturs sous-officiers. fantassins, quatre sections d'élèves gradés cavaliers, trois sections d'élèves gradés artilleurs et deux sections de fantassins non élèves.

L'unité reçoit des armes neuves et des mitrailleuses pour lui permettre d'appuyer depuis l'arrière l'assaut du bataillon de marche somali. Le BMEO est également chargé des canots et barques qui doivent être utilisés par le bataillon somali pour traverser le marais du Gua, ainsi que de l'évacuation des blessés. Principalement engagé les 15 et , le BMEO déplore neuf tués et dix-sept blessés, dont cinq tués et cinq blessés dans l'explosion d'une mine hors de la zone de combat.

Dissolution La division, restée à l'état d'unité cadre, est dissoute le . La plupart de ses éléments renforcent la coloniale d'Extrême-Orient, qui devient le la d'infanterie coloniale () avant de débarquer à partir de novembre en Indochine.

La constitution de la d'Extrême-Orient a été rapidement abandonnée mais donne naissance au régiment de marche de la Légion étrangère d'Extrême-Orient (RMLEEO), renommé étranger d'infanterie le et rattaché à la en Indochine.

La brigade de fusiliers marins devient la brigade marine d'Extrême-Orient, qui est envoyée en Indochine, directement subordonnée au CEFEO.

Insigne La division a fait fabriquer en insigne par la maison Drago, présentant un soleil chargé d'une nef voguant sur la mer, le tout sur l'ancre des troupes coloniales.

Références

Voir aussi

Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale Guerre d'Indochine

Extrême-Orient, 2