Go Tell It on the Mountain est une chanson afro-américaine de negro spiritual ainsi qu'un chant de Noël probablement dérivé de la tradition orale, mais a été originellement publié par John Wesley Work, Jr., bien qu'il y ait un certain débat s'il fût le premier à l'écrire. La chanson a été chantée et reprise par de nombreux artistes gospel et laïcs.
Paroles La chanson est considérée comme un chant de Noël, puisque ses paroles originales célèbrent la Nativité de Jésus :
Une dernière phrase alternative omet la référence à la naissance du Christ, déclarant à la place que « Jésus-Christ est Seigneur. »
En raison de la tradition orale de la chanson, Go Tell It on the Mountain a également été employée comme chanson de Pâques, avec le refrain reprenant la variante de :
Histoire La plus ancienne publication connue de la chanson est attribuée à John Wesley Work, Jr. (1871-1925). Work grandit à Nashville où il engrange une passion pour la musique de son père qui était chef de chœur. Il obtint son master en latin et allait enseigner le latin ainsi que le grec ancien. Cependant, son premier amour demeura la musique, et il devint le premier collectionneur afro-américain de negro spiritual. La plupart des spirituals afro-américains tirèrent leur origine de la tradition orale, mais Work, de par sa recherche approfondie, fut capable de compiler plusieurs chansons au sein du New Jubilee Songs as Sung by the Fisk Jubilee Singers. Alors que de nombreux ouvrages et sites Internet attribuent le New Jubilee Songs à John Wesley Work, Jr. en 1901, certaines sources se disputent les origines revenant à Frederick Jerome Work en 1902. La première version imprimée de Go Tell apparut dans Religious Songs of the Negro as Sung on the Plantations (nouvelle édition, 1909).
Références bibliques Go Tell It on the Mountain fait référence à l'Annonciation aux Bergers décrit dans l'Évangile selon Luc, d'où le titre alternatif While shepherds kept their watching. La Nativité est également mentionnée dans la dernière phrase de la chanson :
Versets : Luc 2:8-20 et Matthieu 28:19 (« Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit »)
Artistes En 1963, le groupe Peter, Paul and Mary ainsi que leur directeur musical Milt Okun, adapta et réécrivit Go Tell It on the Mountain comme Tell It on the Mountain, leurs paroles faisant référence à l'Exode et employant la phrase « Let my people go » (« Laisse partir mon peuple »), mais faisant implicitement référence au mouvement américain des droits civiques du début des sixties. Cette version devint relativement un single couronné de succès pour eux.
Selon le professeur d'études religieuses et historien des droits civiques Charles Marsh, il s'agissait de la leader afro-américaine des droits civiques Fannie Lou Hamer qui associa cette chanson avec Go Down Moses, reprenant la dernière phrase du refrain, « let my people go », et la substituant dans le refrain de Go Tell It on the Mountain. Marsh ne documente pas cette déclaration, mais fait remarquer que Hamer était très active au sein du mouvement américain des droits civiques à partir des années 1950, et que l'usage de l'histoire de l'Exode ainsi que le chant des spirituals ont joué un rôle important dans ses activités.
En 1964, Simon and Garfunkel dévoilèrent leur premier album studio, Wednesday Morning, 3 A.M., incluant un arrangement du duo.
La version de Little Big Town, parue en 2006, atteignit la position au sein du classement Hot Country Songs.
Le groupe afro-américain de musique chrétienne contemporaine Maverick City Music repris et dévoila leur propre version de Go Tell it On the Mountain en 2021.
Adaptation française +Criez-le sur les montagnesREFRAIN : Criez-le sur les montagnes, Sur les hauteurs collinées, Criez-le sur les montagnes, Que Jésus-Christ est né.Quand les bergers montèrent La garde en pleine nuit, Du ciel une lumière, Sur leurs troupeaux luisit.REFRAINLes pâtres eurent crainte Les anges tous en chœur Firent l’annonce sainte : « Est né votre sauveur ! »REFRAINOr dans une mangeoire Le Christ est né humain ; Dieu le salut prépare, À Chalende au matin.REFRAINEn devenant disciple, Cherchant Dieu jour et nuit, Ses grâces invincibles Sur la voie m’ont conduit.REFRAINJe veille sur sa ville Car je suis un chrétien, Dieu m’a fait son vigile, Le plus petit des siens.
Références
Catégorie:Chant de Noël Catégorie:Jésus-Christ dans la musique Catégorie:Chanson des années 1900 Catégorie:Chanson de gospel Catégorie:Chanson interprétée par Mahalia Jackson