Eugène Chrysostome Dumoulin, né le à Paris et mort le dans sa ville natale, est un artiste peintre français.

Biographie

Né le au de la rue Taranne, Eugène Chrisostome (avec un « i » et non un « y » dans son acte de naissance) Dumoulin est le fils de Marie-Thérèse Lerendu et de Chrisostome Dumoulin, employé au Palais des beaux-artsArchives de Paris, état civil reconstitué, actes de naissances du décembre 1816..

Admis à l’École des beaux-arts en 1835, Eugène Dumoulin fut l'élève d'Ingres et de Blondel. Il exposa plusieurs portraits et tableaux d'histoire au Salon entre 1837 et 1861Bénézit (édition de 1913), t. II, ..

Républicain quarante-huitard, Dumoulin a été l'ami de Garibaldi et de BarbèsLe Rappel, 5 mars 1877, .. Attaché à la démocratie, pour laquelle il avait milité et qu'il avait vue à l’œuvre lors d'un voyage aux États-Unis, il s'exila quelque temps en Suisse après le Coup d'État du 2 décembre 1851Le Radical, 6 mars 1877, ..

Le , Eugène Dumoulin épousa Louisa Combettes, qui était aussi artiste peintre. L'un de leurs témoins était le peintre Abel de Pujol, membre de l'InstitutArchives de Paris, état civil reconstitué, actes de mariages du 7 juin 1855.. Leur fils Louis-Jules Dumoulin (1860-1924) est également devenu un peintre reconnu.

En 1870, pendant le siège de la capitale, Eugène Dumoulin servit dans le bataillon de la Garde nationale. Son adhésion à la Commune de Paris lui valut ensuite d'être condamné à une peine de six mois de prison, qu'il purgea à la prison de la Santé.

Mort des suites d'une longue maladie à son domicile du de la rue des Batignolles le Archives de Paris, état civil du 17 arrondissement, registre des décès de 1877, acte ., il fut inhumé le lendemain au cimetière de Saint-Ouen ( division)Archives de Paris, registres journaliers des inhumations, cimetière de Saint-Ouen, 1877, . après des obsèques civiles conformes à ses dernières volontés et à ses convictions de libre-penseur.

Œuvres exposées au Salon vignette|Charles Quint au couvent de Saint Juste [sic] écrivant son testament (1859). 1837 : Saint Stanislas Kotska (). 1839 : Portrait d'homme (). 1844 : Portrait de Mme D... (). 1857 : Portrait de Mme Eugène Dumoulin (). 1859 : Charles-Quint, retiré à Saint-Just, écrit le codicille de son testament pour indiquer à Philippe II la conduite qu’il doit tenir contre les hérétiques du royaume (), 206 x 150,2 cm, Musée d'Art et d'Histoire de Genève (inv. 1866-0002). 1861 : Portrait de Mme D... et de sa fille ().

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Bellier et Auvray, t. I, -482 (consultable en ligne sur Gallica). Bénézit : édition de 1913, t. II, (consultable en ligne sur Gallica). Liens externes

Catégorie:Naissance en décembre 1816 Catégorie:Naissance dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Peintre portraitiste français Catégorie:Républicain français du XIXe siècle Catégorie:Opposant au Second Empire Catégorie:Personnalité de la Garde nationale (France, 1870-1871) Catégorie:Communard Catégorie:Personnalité de la libre-pensée Catégorie:Décès dans le 17e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 1877 Catégorie:Décès à 60 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière parisien de Saint-Ouen