Magnac-lès-Gardes est une commune nouvelle française qui existe à partir du dans le département de la Charente et la région Nouvelle-Aquitaine. Elle résulte de la fusion des communes de Gardes-le-Pontaroux et de Magnac-Lavalette-Villars.

Géographie Localisation et accès Magnac-lès-Gardes est située au sud-est du département de la Charente, à du département de la Dordogne, à au sud-est d'Angoulême et à au nord-ouest de Périgueux.

La commune est aussi à au nord-est de Villebois-Lavalette, chef-lieu de son canton.

Communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Magnac-Lavalette-Villars. La commune est située dans le bassin versant de la Charente et le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par un bras du Voultron et par deux petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..

La commune est située sur la ligne de partage des eaux entre Charente à l'ouest (Boëme) et Garonne à l'est (Voultron, bassin de la Dordogne).

Le Voultron, affluent de la Lizonne et sous-affluent de la Dronne, passe à l'est de la commune. Le reste de la commune est assez sec. On compte quelques sources et retenues d'eau, principalement près de Villars, un affluent du Voultron prenant sa naissance à Gardes (L'Espérande) et un autre petit affluent intermittent qui prend naissance au pied de Villars au Pont Maubras.

Gestion des eaux Le territoire communal est couvert par les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente » et « Isle - Dronne ». Le SAGE « Charente», dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente.. Le SAGE « Isle - Dronne», dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR).. Ils définissent chacun sur leur territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le .. Climat Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Urbanisme Typologie Magnac-lès-Gardes est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angoulême, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Toponymie Le nom de la commune nouvelle a été choisi parmi des propositions faites par la population. Le nom retenu, qui signifie "Magnac près de Gardes", rappelle les deux origines de la commune.

Pour ce qui concerne Gardes, les formes anciennes sont (La) Garda, (La) Guarda en 1328, Guardia, Yguardia en 1380.

Comme de nombreux lieux en France, l'origine du nom de Gardes remonte à guarda, latinisé à partir du vieux haut allemand warta, signifiant « garde », lieu facile à garder et à défendreJean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928. Rien qu'en Charente, on compte 18 de lieux de cette origineJ.-B.-A. Basque, Dictionnaire des communes, bourgs, villages... et autres lieux habités du département de la Charente, Angoulême, 1837Voir aussi Lagarde-sur-le-Né..

Pour ce qui concerne Magnac, les formes anciennes de Magnac-Lavalette sont Magniaco en 1121, Manhaco en 1333, Meygnaco au , et de Villars, Villaribus au .

L'origine du nom de Magnac, comme Magnac-sur-Touvre, remonterait à un nom de personne gallo-romain Magnius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Magniacum, « domaine de Magnius ».

Limite linguistique La commune marque la limite entre la langue d'oïl (domaine du saintongeais) à l'ouest et le domaine occitan (dialecte limousin) à l'est .

Histoire La commune est créée le à la suite d'un arrêté préfectoral du par la fusion des communes de Gardes-le-Pontaroux et de Magnac-Lavalette-Villars. Le chef-lieu de la commune nouvelle est fixé à la mairie de l'ancienne commune de Magnac-Lavalette-Villars.

Politique et administration

Liste des maires

Communes déléguées

Population et société Démographie

Économie Agriculture Magnac-lès-Gardes est une commune agricole. Elle compte 8 EARL ou GAEC.

Industrie Les entreprises les plus importantes sont regroupées au lieu dit Lombre. Avel est une société de fabrication de cirage et produits d'entretien, décentralisée à Magnac-lès-Gardes en 1986.. Atechsys, du groupe DCI, met en oeuvre une plateforme d'essais de drones. Nexon, services et matériel agricole.

Tourisme Piscine d'été Albert-Dubois (anciennement appelée piscine du Pontaroux), avec bassin de de longueur et plongeoirs (planche à et plate-forme à de hauteur), snack, particulièrement attractive en saison estivale. Construite par les habitants, elle fut la première piscine publique en Charente. Village de vacances à proximité.. Le GR 36 passe à au sud.

Culture locale et patrimoine vignette|Portail de l'église Saint-Étienne.|alt= vignette|Le monument aux morts.|alt=

Lieux et monuments Château de la Mercerie

vignette|Château de la Mercerie

Église Saint-Étienne L'église paroissiale Saint-Étienne, située au bourg de Magnac-Lavalette, est romane, construite à la fin du . Elle possède un portail inscrit monument historique depuis 1926.

Villars Le village de Villars, ancienne commune, et son église.

Eglise Notre-Dame de Gardes Située à Gardes, hameau historique de la commune de Gardes-le-Pontaroux, l'église Notre-Dame de Gardes, des . Clocher massif roman en superposition d'étages, semblable à celui de l'église de Brantôme, abside romane, nef trapue comme d'autres églises des environs (Combiers, Édon) augmentée au . Elle est classée monument historique depuis 1943.

La Quina Le site préhistorique de la Quina, dans la vallée du Voultron. De renommée mondiale, on peut passer à côté sans le voir et il n'est pas visitable. Il est classé monument historique depuis 1984. Situé à un kilomètre, sur la commune de Blanzaguet, le logis du Peyrat, qui abrita le laboratoire du docteur Léon Henri-Martin, découvreur de squelettes de Néanderthaliens à la Quina, à partir de 1911..

vignette|Le Champignon.|alt= Rocher dans la vallée du Voultron appelé le Champignon.

Personnalités liées à la commune Raymond Réthoré (1901-1986) : homme politique charentais, député et bâtisseur du château de la Mercerie. Voir aussi Articles connexes Liste des communes de la Charente Liste des communes nouvelles créées en 2025

Liens externes

Notes et références Notes

Cartes

Références

Magnac-les-Gardes