María Vieira White (Manizales, Colombie, - Bogota, ), plus connue sous le nom de Maruja Vieira, est une poétesse, journaliste et professeure colombienne féministe.

Elle publie une quinzaine de livres de poésie, des essais et des articles dans des journaux colombiens et vénézuéliens. Le Venezuela et la Colombie lui rendent hommage pour sa vie et son œuvre. Elle est membre de l'Académie colombienne de la langue et membre correspondante hispano-américaine de l'Académie royale espagnole.

Biographie Jeunesse et éducation Maruja Vieira naît le à Manizales en Colombie. Son père Joaquín Vieira Gaviria, maître d'école à Sopetrán, a le poste de colonel, conservateur, pendant la Guerre des Millle Jours. Sa mère est Mercedes White Uribe et son frère, Gilberto Vieira de qui elle est proche, est leader du parti communiste qu'il préside pendant une vingtaine d'années. Elle est la cousine de Rafael Uribe Uribe.

En 1932, le famille de Maruja Vieira s'installe à Bogota, dans une aile de la maison de Georgina Fletcher, féministe et défenseure du droit des femmes. La mère de Vieira est une lectrice à haute voix. Sa grand-mère Rita Uribe Uribe, lectrice de poésie notamment, lui apprend à lire. L'année suivante, elle entre à l'Institut Montessori. En 1941, elle étudie l'anglais et obtient un baccalauréat d'économie. Puis elle travaille à la Texas Petroleum Company, où elle est assistante du département des terres. En 1943 elle fait la connaissance de Pablo Neruda, pendant le voyage du poète chilien à Bogota. Il lui suggère de signer ses œuvres signer Maruja Vieira.

Carrière Écrivaine et journaliste Elle publie quinze livres de poésie, un ouvrage en prose, des essais et des articles dans des journaux colombiens et vénézuéliens : El Espectador, El Nacional (Venezuela), El Heraldo, El Universal de Caracas et El País de Cali. Elle est secrétaire générale du PEN Club.

Elle défend les droits des femmes par son écriture, à une époque ou écrire est réservé aux hommes. Álvaro Leyva Durán, ministre des affaires étrangères de Colombie déclare : . Elle soutient celles qui commencent à faire entendre leur voix et elle favorise la création d'espaces de formation pour les jeunes poétesses.

En 1947, Maruja Vieira publie deux éditions de , son premier livre, qui est bien accueilli par la critique. À cette époque, elle fréquente León de Greiff et d'autres écrivains lors des réunions littéraires du café El Automático. En 1960, elle crée dans la section « », que sera publiée pendant plus de vingt ans. De 1973 à 1977 elle tient une chronique quotidienne intitulée « El País Cultural » dans El País de Cali. L'année suivante Maruja Vieira s'installe à Bogota, où elle est éditrice culturelle de la revue Tiret.

Communication et culture Maruja Vieira White est un pionnière dans différents domaines. C'est l'une des premières femmes à occuper des postes de direction en Colombie.

Le , Jorge Eliécer Gaitán, homme politique colombien très populaire, chef du Parti libéral, est assassiné. Destruction et pillage d'une partie de la ville s'ensuivent lors des évènements baptisés Bogotazo. Maruja Vieira protège les bureaux de J. Glottmann S.A. où elle travaille et en reconnaissance, elle est nommée directrice de la publicité et des relations publiques.

En 1950, elle part au Venezuela et travaille à la Radiodiffusion Nationale, où elle réalise des documentaires sur la culture colombienne. En 1954, elle est présentatrice de télévision au Venezuela.

En 1956, elle s'installe à Cali et travaille à la KLM Royal Dutch Airlines où elle rencontre José María Vives Balcázar, son futur mari. En octobre, elle entre au Service National d'Apprentissage comme responsable de communication pour Valle del Cauca et les régions de Cauca et Nariño.

De 1973 à 1977, elle est professeure à l'Incolda, directrice marketing d', à Cali.

En 1981, elle devient responsable de la communication de l'Institut colombien de la culture, poste qu'elle occupe sous deux directrices. Elle reçoit la mention d'honneur de l'Institut régional de la culture et du tourisme pour « ses services exceptionnels à la cause de l'affirmation intellectuelle de la Colombie dans le consensus des nations américaines. ».

Universitaire En 1955, Maruja Vieira retourne définitivement en Colombie et s'installe à Popayán où elle rejoint l'université du Cauca. Elle enseigne la littérature, le journalisme culturel et les relations publiques dans plusieurs universités colombiennes, notamment l'université centrale et l', à Bogota.

En 1996, elle est nommée membre de l' et membre correspondante hispano-américaine de l'Académie royale espagnole.

Prix et distinctions Distinctions 1988 : distinction « » (Honneur du mérite artistique) par la mairie de Bogota, par l'intermédiaire de l'Institut régional de la culture et du tourisme, pour sa vie et sa carrière ; 1993 : Ordre de Simon Bolivar, au grade de grand maître, du ministère de l'éducation de Colombie ; 1998 : Grand ordre du ministère de la culture de la Colombie ; 1998 : le musée Rayon de Roldanillo, lui rend hommage en tant que poète majeur lors de la Rencontre des poètes colombiens ; 2005 : , au plus haut grade remis par le président du Chili, Ricardo Lagos, pour sa carrière littéraire et son travail d'enseignante ; 2018 : l'Académie royale espagnole lui décerne la reconnaissance pour sa vie et son œuvre, lors de la foire internationale du livre de Bogota ; 2023 : Ordre national du Mérite au grade de Grand-Croix, décerné par le ministère des Affaires étrangères de Colombie, remis par le ministre Álvaro Leyva Durán.

Prix 2004 : prix de la dans la catégorie Arts et Lettres. 2007 : prix de l'oralité décerné par la Chaire de narration orale scénique d'Amérique latine. 2015 : prix hommage à des artistes et des gestionnaires culturels, par le secteur culture, loisirs et sport de Bogota, dans la catégorie culture.

Vie privée Maruja Vieira épouse José María Vives Balcázar en 1959. Elle meurt d'une crise cardiaque le sans connaître leur fille Ana Mercedes Vives qui naît le . Vieira écrit en mémoire de son mari.

Elle meurt des suites d'un accident cérébral le .

Postérité Sa fille, Ana Mercedes, la décrit . Maruja Vieira lègue sa collection de livres de littérature colombienne, latino-américaine et espagnole, à la Bibliothèque de l'université de Caldas.

La poésie de Maruja Vieira a été traduite en anglais, français, portugais, allemand, grec, hongrois et galicien. Son œuvre a été présentée dans des universités Européennes et en Asie, au forum des poétesses et écrivaines colombiennes de l'université de Hong Kong.

En 2022, le ministère de la Culture présente le projet « , 100 poèmes », un marathon de poésies enregistrées par le public, en l'honneur des de Maruja Vieira. Un prix national de poésie Maruja Vieira est créée en 2025.

Œuvres Campanario de lluvia, 1947, Editorial Iqueima, Bogotá. Los poemas de enero, 1951, Ediciones Espiral. Editorial Iqueima, Bogotá. Poesía, 1951, Montoya Toro Editor, Medellín. Palabras de la ausencia, 1953, Editorial Zapata, Manizales. Ciudad remanso, (libro en prosa), 1956, Universidad del Cauca, Popayán. Clave mínima, 1965, Biblioteca de Autores Caldenses. Imprenta Departamental, Manizales. Mis propias palabras, 1986, Biblioteca de Escritores Caldenses. Imprenta Departamental, Manizales. Tiempo de vivir, 1992, Publicaciones Universidad Central, Bogotá. Campanario de lluvia, (edición conmemorativa), 1997, Alcaldía de Manizales e Instituto Caldense de Cultura, Manizales. Sombra del Amor, 1998, Ediciones Embalaje del Museo Rayo de Roldanillo, Roldanillo. Los nombres de la ausencia, 2006, Ediciones San Librario, Bogotá. Mis propias palabras, (antología poética), 2006, Instituto Caro y Cuervo, Bogotá. Todo lo que era mío, 2008, Instituto Caro y Cuervo, Bogotá. Rompecabezas, 2010, Universidad Nacional de Colombia, Bogotá. Tiempo de la memoria, 2010, Editorial Caza de Libros, Ibagué. Todo el amor buscando mi corazón, (antología virtual), 2011, Comoartes Ediciones, Madrid.

Bibliographie . . . . .

Références

Liens externes

Vieira White, María, 1922-; Maruja Vieira (Seudónimo), 1922- (15), Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes, œuvres en libre accès (espagnol).

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