La Résistance anticommuniste roumaine est caractérisée par une multiplicité et une grande diversité de groupes de maquisards roumains .Une condamnation du communisme basée sur un travail exhaustif réalisé par des historiens et chercheurs reconnus. Même imparfait, et contesté sur certains points, le rapport de la commission a le mérite de dresser la véritable image du communisme, de ses crimes, sur le peuple roumain, sa culture, son patrimoine historique, architectural et culturel, et les conséquences désastreuses pour son économie : . .. On en décompte plus d'un millier ainsi qu'une dizaine de centres de résistance . .. Il n'est pas seulement question de groupes armés, mais aussi d'organisations subversives, nombre d'entre-elles situées dans des localités urbaines. Leur activité fut le plus souvent éphémère, certaines étant impliquées dans l'impression et la diffusion de manifestes. Peu ont réussi à se coordonner par région. Selon les archives de la Securitate qui ont pu être récupérées, et d'après quelques témoignages de maquisards survivants, certains groupes plus importants se détachent. Par importance, on entend soit le nombre de membres, soit les actions exceptionnelles entreprises, soit la trace vivace qu'ils ont laissée dans la région où ils ont combattu. Il est toutefois difficile de classer les groupes sachant que toutes les informations ne sont disponibles sur certains d'entre eux (dossiers encore classés secrets aux archives du SRI), et que d'autre part, les témoins ont parfois été tous éliminés par les autorités communistes ou ont simplement disparu. Sur le critère de l'importance de leurs activités, sept groupes sont retenus et ils sont ici décrits brièvement. Si l'on considère uniquement la taille des dossiers dans les archives officielles de l’État, un nombre beaucoup plus important de groupes se détache . .. Après la description des sept réseaux remarquables, un tableau de synthèse rassemble tous les groupes recensés comme importants par le CNSAS ().

Les sept réseaux remarquables de la résistance

Maire de Răchițele (dans les monts Apucènes) trois fois pendant plus de avant 1945, . . . . . . . Pages consacrées à la famille Șușman, publiées sur le site internet Despre demnitate : ; ; . Pages consacrées à la famille Șușman, publiées sur le site internet du Memorialului Victimelor Comunismului de la Sighet (Mémorial des victimes du Communisme de Sighet) : ; ; . . 20x20px Film documentaire de la série Arheologia crimei, de Roxana Chiriţă : . . . . . . est devenu l'un des résistants les plus connus après la découverte de sa dépouille le par le Centrul de Investigare a Crimelor Comunismului (Centre de recherche sur les crimes du communisme), ainsi que les recherches faites les 5 et . pour retrouver celles de ses fils qui l'ont suivi dans son combat : Toader et Avisalon Șușman.

Chef respecté et reconnu de la région du Pays des Moți (Țara Moților), il sera rapidement dans le collimateur des autorités communistes, puis destitué de sa fonction de maire peu de temps après la prise de pouvoir des communistes en 1945. Gréco-catholique soutenant le Parti national paysan, il sera calomnié et faussement accusé par des communistes locaux opportunistes et jaloux de sa réussite personnelle. Après avoir tenté en vain par plusieurs lettres. de faire reconnaître son innocence, comme la perfidie de ses accusateurs, se sentant en danger, il décide de prendre la fuite dans les montagnes. Il prendra le maquis en accompagné de ses trois fils Toader (Teodor junior), Avisalon et Traian. Leur résistance se limitera d'abord à assurer leur survie puis à répondre à la terreur imposée par les communistes sur les villageois qui les aidaient. Ils attaqueront plusieurs coopératives et sociétés d'exploitation forestières, sans jamais user de violence contre les ouvriers ou employés, et en essayant de minimiser les conséquences pour ces derniers. Après trois années de résistance à la tête d'un groupe d'une dizaine de personnes, Teodor sera abattu en 1951. Deux de ses trois fils périront en 1958 dans une grange incendiée par la Securitate. Toute la famille Șușman connaîtra un destin tragique. Seul Traian survira après de longues années de prison.

- Réseau « »

Un autre groupe armé de la région des monts Apucènes, appelé « Front de défense nationale - Corps des haidouks », est considéré comme important par les historiens. Ayant à sa tête un ancien officier de l'armée royale qui participa à la guerre contre l'URSS sur le front de l'Est, le et . . . . . . . . . . . . . Articles de presse sur l'exhumation de Nicolae (Mișu) Selagea, exécuté par la Securitate le 2 septembre 1950, réalisée les et , Archive des évènements de l'Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme et la Mémoire de l'Exil Roumain (IICCMER), 01-02/09/2009 - 9 Articles de presse publiés dans : Adevărul (01/09/2009), Ziua de Cluj (01/09/2009), România Liberă (02/09/2009), 2 dans Napoca News (01/09/2009), Turda News (01/09/2009), City News (01/09/2009), Informația de Alba (02/09/2009), Unirea (02/09/2009). 20x20px Film documentaire de la série Memorialul Durerii, de Lucia Hossu-Longin : 20x20px Film documentaire de la série Arheologia crimei, de Roxana Chiriţă : . . . . ., le groupe attaquera le bureau de perception des impôts à Teiuș, armé de carabines et d'armes de poing. Les autorités roumaines découvrent le refuge des rebelles après que l'un d'entre eux a été arrêté et a révèlé leur repaire à Muntele Mare. Une opération conduite par les forces de sécurité se lance à l'attaque des rebelles au matin du . Dirigées par le Colonel Mihai Patriciu, elles donnèrent l'assaut sur le pic où les rebelles avaient trouvé refuge. Une fusillade et un combat au corps à corps s'ensuivirent. On dénombrera trois morts et trois blessés dans le camp communiste. Dabija fut arrêté le après une dénonciation par un villageois. Le , sept membres du groupe, dont le major Nicolae Dabija, seront exécutés à Sibiu ...

Initiateur d'un groupe de résistance important du Banat roumain, le . . . . . . 20x20px Films documentaires de la série Memorialul Durerii, de Lucia Hossu-Longin : . . . . . . est l'un des personnages les plus remarquables de la résistance roumaine. L'un des groupes de résistance qu'il a fondé fut impliqué dans une véritable bataille à Pietrele Albe contre les troupes de la Securitate, un fait très rare dans les mouvements de résistance roumains, plus souvent sur la défensive. Préfet du județ de Severin (entre-deux guerres) en 1943-1944 et capitaine dans l'armée roumaine, Ion (ou Ioan) Uță fut nommé colonel puis mis en réserve dans le cadre de l'épuration de l'armée par les communistes. Chef de file du Parti national paysan (PNT) lors des élections législatives roumaines de 1946, il a dû fuir se sachant poursuivi par la police politique. Il se retire alors dans les montagnes de Țarcul et Cernei. Il cherchera, dès son engagement dans la résistance, à organiser et articuler les différents groupes de résistance roumains du Banat, dans le but de renforcer et d'unifier les forces en présence, puis d'organiser une révolte populaire générale dans la région. Il est l'un des rares chefs de réseau à avoir voulu donner une ossature régionale, puis nationale, à la résistance au travers d'un plan précis et d'un calendrier. Constitué exclusivement d'habitants des villages de montagne du județ de Severin, devenu plus tard le județ de Caraș-Severin, comprenant la commune de Teregova, l'une de ses principales zones d'activité, son groupe comptera une trentaine de personnes. Il sera infiltré par la Securitate puis décapité en 1949.

- Réseau « »

Vers , la mise en route d'une organisation de résistance coordonnée en Dobroudja est décidée à Bucarest. Déclenchée en 1948, sous le commandement des frères Nicolae et Dumitru Fudulea (au nord de la Dobroudja).. et de (au sud de la Dobroudja).. Ils seront rejoints par Nicolae Ciolacu qui conduira le mouvement dans le centre de la région. Il sera le seul survivant des Haidouks de Dobroudja et publiera en 1995 un ouvrage complet sur la résistance dans cette région ..

Le groupe fut dénommé Les Haidouks de la Dobroudja Site mémoriel de la famille de Gogu Puiu. Plusieurs textes repris par la presse y décrivent la vie de Gogu Puiu et les vicissitudes des résistants de Dobroudja : . . . . . . . . . . . . . . Article sur , chef de la Direction Régionale de la Securitate de Constanța, et organisateur des poursuites, de l'arrestation et de l'assassinat des partisans Dobrogea (1949) : . 20x20px Films documentaires de la série Memorialul Durerii, de Lucia Hossu-Longin : . . . . . Blog d'Izabela Papazicu - Pages "Un aroumain inconnu" : . . . . . . . . . . . . . .. Légionnaire macédo-roumain, revenu d'Allemagne avec quelques camarades, Gogu Puiu organisa et structura la résistance en s'appuyant sur de petits noyaux de maquisards par localité, agissant indépendamment, ayant chacun son chef. La coordination sera réalisée par un groupe de commandement communiquant grâce à un système de courriers efficaces. Entre 1947 et 1956, la Dobroudja fut un centre de résistance particulièrement actif, ou de très nombreuses familles furent impliquées ou victimes de la répression communiste. Les combattants seront presque tous abattus par la Securitate, ou succomberont sous la torture. Les survivants seront envoyés en camps de travaux forcés pour le creusement du canal Danube-Mer Noire, des camps de la mort par épuisement où le régime communiste envoyait les opposants ou les intellectuels dont il ne souhaitait pas voir le retour dans la société & Ouvrages et articles sur les camps du canal du Danube : . . . . . 20x20px Le célèbre camp de travail forcé de Poarta Albă a inspiré un film montrant le calvaire des prisonniers politiques et a immortalisé l'un des aspects les plus mortifères du régime communiste: par le réalisateur roumain - ..

Il existe plusieurs dossiers « Gogu Puiu » au Conseil National pour l’Étude des Archives de la Securitate (CNSAS) , mais les éléments accessibles ne contiennent d'informations précises et détaillées concernant ses activités de résistant. Les informations libres d'accès à son sujet sont partielles, parfois contradictoires et se limitent à des rapports de gendarmerie ou des notes de police couvrant son activité de chef de cellule légionnaire dans les années 1934-1940 C.N.S.A.S - Informations récupérées grâce aux dossiers concernant son épouse Olimpia Puiu, sur lesquels figure une liste de références de dossiers liés à Gogu Puiu: Dossier 12512, Vol 2 ; Dossier 170 Vol 1 ; Dossier 1532 / Constanța / Vol 1 ; Dossier 1406 / Vols 1,2,3,4,5 ; Dossier 12636 Vols 1,2. Une déclaration dactylographiée, enregistrée par la Securitate et datée du 24/06/1947, a été découverte dans ces dossiers. Elle donne de nombreuses informations sur son parcours - La déclaration est disponible in extenso sur le site gogupuiu.ro : Déclaration faite par Gogu Puiu, dans le cadre de l'enquête déclenchée par son retour en Roumanie en avril 1947.C.N.S.A.S - Dossier 22.229 ; Dossier 54217, Vol I Fond Op Puiu Gheorghe ; Dossier 74561, Puiu Gheorghe - zis Gogu.. Selon les quelques éléments consultables, il existe apparemment deux dossiers produits par la Securitate, un de 5 volumes sur Gogu Puiu et un autre de 2 volumes sur Olimpia, sa compagne. Cependant, les deux dossiers sont toujours classés secrets et par conséquents innaccessiblesEn janvier 2025, soit plus de 75 ans après les faits., ce qui limite le travail des historiens.