Marie Loire, également connue sous le nom de Marie-Anne (ou parfois Marie-Anna, ou Anna) Toudouze par la critique artistiqueÀ partir de 1905, par exemple dans La Gazette du Centre en 1908 sur Gallica., née le à Lyon et morte le à Neauphle-le-Vieux, est une peintre française.
Biographie Anne Marie Loire a des origines modestes. Elle nait en 1857 à Lyon de Jean Louis Frédéric Loire, plâtrier peintre, et d'Anne Jacqueson, épicièreArchives de Lyon, arrondissement, acte de naissance , année 1857, (vue 109/234).. À , en 1874, quoique toujours domiciliée à Lyon, elle donne naissance à Paris à une fille, de père non dénommé. Elle est alors "ouvrière en cheveux"Ou "ouvrière en chevaux", la lecture de l'acte étant difficile.. En 1883 elle fait établir un acte de reconnaissance de sa filleÉtat civil de la Ville de Paris, 2è arrondissement, acte 902..
Quand elle expose pour la première fois en 1890, elle est l'élève de sa mèreCatalogue du Salon des artistes français 1890 sur Google Books., puis elle suit l'enseignement d'Édouard Toudouze, professeur à l'Académie Jullian, qu'elle épousera en 1900 (les artistes Gustave Toudouze et Maurice Leloir, frère et cousin de son mari, sont témoins du mariage)Archives de Paris, 17 arrondissement, acte de mariage , année 1900, (vue 17/31).. Elle signe dès lors sous le nom de Marie-Anne Toudouze. Elle habite avant son mariage 13 rue du Mont-Dore à Paris () et au 21 boulevard des Batignolles ensuite.
Marie-Anne Toudouze est essentiellement une portraitiste, une peintre de fleurs et de fruits et l'auteure de délicates scènes familiales ou d'intérieur. Elle expose de 1890 à 1911. Sa fille devient professeur de musique.
Elle figure au Salon des artistes français à partir de 1890Base de données « Salons et expositions de groupes 1673-1914 », salons.musee-orsay.fr, un projet du musée d'Orsay et de l'Institut national d'histoire de l'art soutenu par le Ministère de la Culture et de la communication, consulté le 31/10/2024. (La Bouquetière, Portrait de P.L…). En 1896, elle expose le portrait de sa fille ainsi qu'une figure de riche ménagère. En 1902, elle présente Harmonie et un portrait au pastelLe Journal du 28 avril 1902 sur Gallica.. Elle obtient une mention honorable en 1901 et une médaille de troisième classe en 1904Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, . (étude de jeune fille). Elle envoie Ceinture dorée en 1905Le Monde artiste du 4 juin 1905 sur Gallica., Le croquet en 1907Le bulletin du Norddeutscher Lloyd de Bremen du mars 1907 sur Gallica., une étude de ciel en 1908The New York Herald, Paris, du 30 avril 1908 sur Gallica. et Portrait de B.L… en 1909La Lanterne du 15 mai 12909 sur Gallica..
Elle prend part au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs dès 1891 (pastels)., en 1893 (une jeune paysanne normande, et une soubrette du Théâtre-Français), en 1898 (elle y remporte le 1 prix de l'UnionJournal des Femmes Artistes de mars-avril 1898 sur Gallica. pour L'heure du goûter et y expose aussi La petite sœur, pastels), 1902Le du 9 février 1902 sur Gallica., 1904, 1905 (Virginités provocantes)Gil Blas du 8 janvier 1905 sur Gallica., 1906 (Une laitière, et de petits intérieurs)Le Figaro du 10 février 1906 sur Gallica., 1907Le Penseur du mars 1907 sur Gallica., 1908Le Penseur du mars 1908 sur Gallica., 1910 (Rêverie) et 1911.
La Petite Soeur (1898) de Marie Loire a des éloges dans la presse: Le Pays du 13 mars 1898., ou encore: , même si le critique poursuit dans un sexisme condescendant: <ref>Paul Maryllis, L'exposition des femmes peintres et sculpteurs, L''' Oeuvre d'Art n° 116 du 15 mars 1898.</ref>.Elle est présente au salon de la Société des amis des arts de Seine & Oise en 1894Le Journal des Artistes du 8 juillet 1894 sur Gallica., 1899 (Les poissons rouges et Le départ, pastels)Catalogue de la 46 exposition de la Société des Amis des Arts de Seine-et-Oise, Imprimeries Cerf, Versailles, 1899 sur Gallica. et 1905 (Chez l'antiquaire, peinture)Catalogue de l'exposition de la Société des Amis des Arts de Seine & Oise 1905 sur Gallica..
Elle réalise également des illustrations pour la presse (ainsi en 1895 La servante dans L'Art français)L'Art français du 23 mars 1895 sur Gallica.. Elle expose à Bordeaux en 1895La France d'Oc du janvier 1895 sur Gallica. et à Angers en 1906 (Chez soi'')Catalogue de l'exposition nationale d'Angers en 1906 sur Gallica.. Elle accroche à l'exposition de la Société des femmes artistes chez Georges Petit en 1905L'Humanité du 7 janvier 1905 sur Gallica. et 1906La Revue illustrée du 20 janvier 1906 sur Gallica..
Émile Loubet lui remet en 1902 au Salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs le ruban d'Officier d'Académie.
Veuve en 1907, elle semble ensuite diminuer sa production artistique. Elle meurt la veille de ses , en 1923, à Neauphle-le-Vieux.
Galerie
Iconographie Le portrait volé du musée d'Hyères Un portrait représentant Marie-Anne Toudouze, peint par son époux Édouard Toudouze, est donné en 1947 par sa fille aux Musées nationaux et l'année suivante au musée municipal d'Hyères., devenu ensuite le musée des cultures et du paysage.
L'œuvre, toujours présente en 1998, est portée disparue en 2005 alors que les collections du musée, fermé trois ans auparavant pour travaux, ont été transférées dans un garde-meuble dans l'attente de la réouverture.. En , un étudiant repère, sur un site web spécialisé dans la reproduction d’œuvres d'art., le portrait d'une jeune fille qui correspond en tous points (nom de l'artiste, dimensions, photo) au portrait disparu d'Hyères, d'après la fiche de dépôt conservée dans les archives du musée d'Orsay.. Une plainte pour vol est déposée en 2007. En 2023, cette œuvre se trouve toujours chez un marchand d'art londonien.
Notes et références
Liens externes
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