Jacques Marseille, né le à Abbeville et mort le à « Décès de Jacques Marseille », Le Figaro.fr« L'historien Jacques Marseille est mort », Le Monde.fr, 4 mars 2010., est un historienDans le cadre du laboratoire IDHE, il est rattaché à la section 33 du CNRS : « Monde moderne et contemporain ». français, spécialiste d'histoire économique, page de l'IDHE, chroniqueur de presse et de radio connu pour ses prises de position libérales.. Il a également occupé des fonctions dans l'édition.
Biographie Origines familiales et formation Fils d'un cheminot et d'une mère travaillant aux Ponts et chausséesJean-Maurice de Montremy, « Hommage à Jacques Marseille », dans L'Histoire, Autopsie d'une défaite France 1940, 352, avril 2010, ., Jacques Marseille fait des études d'histoire à la faculté catholique de Lille. Influencé par Henri Platelle« Henri Platelle », sur le site editionsducerf.fr, consulté le 3 avril 2010., il passe sa maîtrise en 1967 et enseigne à l'école Notre-Dame de Grâce à Cambrai.
Recherche doctorale Il est reçu premier à l'agrégation d'histoire en 1969Claire Gatinois, « Jacques Marseille, historien, économiste », Le Monde, sur le site lemonde.fr, 6 mars 2010., enseigne au lycée Carnot et adhère la même année au Parti communisteJean-Maurice de Montremy, « Hommage à Jacques Marseille », , ..
Il entreprend une thèse, publiée en 1984« L'économiste Jacques Marseille est mort », nouvelobs.com, 4 mars 2010.Parue sous le titre : Empire colonial et capitalisme français – Histoire d’un divorce, Albin Michel, coll. « L'aventure humaine », Paris, 1984, 461 ; rééd. 2005, coll. « Évolution de l’Humanité » ; Prix des Ambassadeurs 2005. et obtient un doctorat d'histoire, sous la direction de Jean Bouvier, sur l'économie de la colonisation française de 1880 à 1960. À l'origine, selon Elie Cohen, il voulait or, il n'est pas arrivé à montrer . Pour lui, l'empire colonial, à compter de 1930, fut surtout .
Professeur d'université Après l'université de Vincennes Paris VIII, il devient professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il dirige la chaire d'histoire économique et sociale créée par Marc Bloch, à laquelle il succède à Jean Bouvier, jusqu'en 2009, année de sa retraite universitaire.
Il fut membre du Comité pour l’histoire économique et financière auprès du ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi. Il fut directeur de la collection « Histoire » aux éditions Nathan. Il dirige de 2008 à 2010 la collection « À dire vrai » aux Éditions Larousse. Il a été chroniqueur pour L'Expansion et a rédigé fréquemment des articles pour Le Point et Enjeux Les Échos.
On a pu le voir régulièrement dans des émissions télévisées telle que C dans l'air animée par Yves Calvi sur France 5. Il était également un intervenant de « Les Rencontres de Cannes » ou « Arte-Filosofia »Les Rencontres de Cannes, sur rencontresdecannes.fr.
Mort et funérailles Jacques Marseille meurt le , à son domicile parisien, des suites d'un cancer. Ses obsèques sont célébrées le à l'église Saint-Sulpice, avant son inhumation au cimetière du Montparnasse.« L'actualité en bref à Paris le 10 mars », ParisTribune.fr..
Positions et idées . Il est ensuite favorable à l'économie de marché et au libéralisme politique et économique« Le petit Marseille illustré », Le Point, 2 février 2007, sur le site jacquesmarseille.fr., écrivant : « Aux sources du libéralisme, les apôtres du progrès humain », Le Point, mars 2007, sur le site jacquesmarseille.fr.. Interrogé en 2006 sur son évolution du PCF vers la droite libérale, Jacques Marseille répond avoir « Les Français et l'argent », entretien dans Enjeux, octobre 2006, sur le site jacquesmarseille.fr.Jacques Marseille, « Un parti bâti sur le déni du réel », Le Figaro, 28 novembre 2008..
Jacques Marseille a analysé ce qu'il appelait « le mal français », issu de la difficulté à mettre en pratique des réformes par le dialogue. Il critiquait ce qu'il considérait être des « archaïsmes français », notamment ceux de l'État qui n’aurait pas été réformé comme l'ont été ceux d'autres paysInterview par Annette Levy-Willard, « Quand la France est au fond du trou, elle rebondit Interview », Libération, 8 avril 2006.. Il dénonçait une grande injustice qui existerait selon lui entre les salariés du privé et les fonctionnaires français : . Cette dichotomie était pour le lui le « Le chômage ? Une exception française », Le Point, juin 2006, sur le site jacquesmarseille.fr.. Il critiquait les « dysfonctionnements » des relations entre l'État et les entreprises, par exemple concernant les subventions publiquesJacques Marseille, « Le chiffre de Jacques Marseille – 65 milliards d'euros », Le Point, 1866, 19 juin 2008, sur le site lepoint.fr., la formation professionnelle continue et le financement des syndicats.
Très critique envers le baccalauréat contemporain, il le qualifiait de et d'« Le Bac, ce monument d’hypocrisie nationale », Le Point, 12 juin 2008, sur le site jacquesmarseille.fr..
Jacques Marseille a été critiqué pour son manque de rigueur dans un blog de l'hebdomadaire Marianne qui voit en lui une qui manipule les statistiques« L'imposture Jacques Marseille », Marianne 2, 23 février 2009., ou encore un quand il vante l'attractivité de la France en l'imputant à l'élection de Nicolas Sarkozy quelques jours après l'accession de ce dernier à la présidence, contredisant ses déclarations précédentesJack Dion, , Marianne, 19 juin 2007, sur le site Marianne.. Son ouvrage sur l'UIMM, édité par l'UIMM, a également été critiqué par un média alternatif, Le Plan B« Jacques Marseille au service de l'UIMM », Le Plan B, 12 décembre 2007..
Jacques Marseille a préconisé de mettre en œuvre une « allocation universelle mensuelle » de « Chapitre 32 – 750 », sur jacquesmarseille.fr..
Pour Patrick Eveno, il avait gardé un côté « marxien » c'est-à-dire .
Hommages Après son décès, des personnalités lui ont rendu hommage : des économistes tel Christian de BoissieuPropos recueillis par Émilie Lévêque, « Jacques Marseille était un esprit libre », lexpansion.com, 4 mars 2010. et des personnalités politiques classées à droite, telles que Valérie Pécresse. (UMP), Xavier Bertrand. (UMP), ainsi que le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.. Une fondation, l'iFRAP, a aussi rendu hommage à Jacques Marseille..
Publications Vive la crise et l’inflation, avec Alain Plessis, Paris, Hachette, 1983. Empire colonial et capitalisme français. Histoire d’un divorce, 1984. La réédition de 2004 a obtenu le Prix des Ambassadeurs 2005. - Prix Pierre-Chauleur 1987 de l’Académie des sciences d’outre-mer. L'Âge d’or de la France coloniale, Paris, Albin Michel, 1986. Le Temps des chemins de fer en France, 1986. La France travaille trop, 1989. Lettre ouverte aux Français qui s'usent en travaillant et qui pourraient s'enrichir en dormant, 1992. C'est beau la France ! Pour en finir avec le masochisme français, 1993. Les Grands événements de l'histoire de France, Paris, France Loisirs, 1994. France, terre de luxe, 1999. Nouvelle histoire de la France, 1999 ; réimpression 2002. Le Journal de la France au , 1999. L'UIMM, cent ans de vie sociale, avec Patrick Éveno, Catherine Hodeir et Danièle Rousselier-Fraboulet, 2001 (édité par l'Adase, émanation de l'UIMM). Les Années Hugo, Paris, Larousse, 2002. France et Algérie : journal d’une passion, 2002. Le Grand gaspillage, Paris, Plon, 2002 ; Paris, Perrin, 2005. Les Wendel, 1704-2004, 2004. La Guerre des deux France. Celle qui avance et celle qui freine, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2005, 260, . Du bon usage de la guerre civile en France, 2006 . Les Bons chiffres pour ne pas voter nul en 2007, Paris, Perrin, 2007 . L'Argent des Français, Paris, Perrin, 2009. L'Oréal, 1909-2009, Paris, Perrin, 2009. Pouvez-vous devenir ou rester Français ?, Paris, Albin Michel, 2010.
Distinctions
Notes et références
Voir aussi Bibliographie (ouvrage critique).
Liens externes
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