La seconde présidence de Donald Trump, , débute le .

Membre du Parti républicain, Donald Trump, le de 2017 à 2021, est à nouveau élu président le — aux côtés de son colistier J. D. Vance — en l'emportant sur son adversaire démocrate, la vice-présidente sortante Kamala Harris. En prêtant à nouveau serment en tant que président, il devient le second président de l'histoire des États-Unis à exercer deux mandats non consécutifs, après Grover Cleveland en 1893.

Sur le plan intérieur, la seconde administration Trump est marquée par une concentration sans précédent du pouvoir exécutif, qui suscite de nombreuses controverses judiciaires et constitutionnelles. Elle mène une politique conservatrice radicale, procédant à des restrictions massives à l'immigration et des expulsions de grande ampleur, au retrait de l'accord de Paris et au démantèlement des régulations environnementales, à la tentative de suppression du département de l'Éducation, à la remise en cause des programmes de vaccination sous l'impulsion de Robert Kennedy Jr. nommé secrétaire à la Santé, ainsi qu'au recul des droits des personnes transgenres et des minorités sexuelles.

La création du département de l'Efficacité gouvernementale, confié à Elon Musk, accompagne des coupes budgétaires massives touchant notamment l'USAID et de nombreux programmes fédéraux. La loi One Big Beautiful Bill Act, promulguée en , prolonge les baisses d'impôts de 2017 au bénéfice principalement des hauts revenus, réduit considérablement les dépenses sociales du Medicaid et du programme d'aide alimentaire Supplemental Nutrition Assistance Program, et alloue 150 milliards de dollars supplémentaires aux dépenses de défense, ajoutant selon le Congressional Budget Office quelque 3 400 milliards de dollars à la dette nationale.

En politique étrangère, l'administration adopte une posture expansionniste et nationaliste, formulant des revendications sur le Groenland, le canal de Panama et le Canada, tout en imposant des droits de douane élevés à de nombreux partenaires commerciaux. Elle marque un infléchissement vis-à-vis de l'Ukraine dans le conflit russo-ukrainien et une rupture avec le multilatéralisme de l'après-guerre. Les tensions avec l'Iran aboutissent à des frappes militaires américano-israéliennes contre ses installations nucléaires ainsi qu'à la guerre d'Iran, tandis que le Venezuela fait l'objet d'opérations militaires et de tentatives de déstabilisation, qui culminent avec l'enlèvement de Nicolás Maduro en . La proposition de Trump de prendre le contrôle de la bande de Gaza, d'en déplacer définitivement la population palestinienne vers l'Égypte et la Jordanie et d'y imposer une présence américaine suscite l'indignation de la communauté internationale.

La présidence est marquée par une forte polarisation politique et une cote de popularité relativement faible. De nombreux experts dénoncent des dérives autoritaires, plusieurs établissant des parallèles explicites avec le fascisme. L'administration, accusée de violer le principe de séparation des pouvoirs, fait face à des centaines de poursuites judiciaires pour abus de pouvoir exécutif, mais s'appuie sur une Cour suprême à majorité républicaine pour légitimer ses mesures, et justifie cette concentration du pouvoir par la théorie de l'exécutif unitaire.

La stratégie dite de « submersion », consistant à multiplier les décrets et déclarations pour épuiser les opposants et les institutions, est documentée par plusieurs observateurs. Plusieurs grands groupes médiatiques infléchissent leur ligne éditoriale pour éviter les représailles présidentielles, tandis que l'administration ouvre ses accréditations à des podcasteurs et créateurs de contenu proches du pouvoir.

La violence politique atteint des niveaux inédits dans la société américaine, avec 150 attaques à motivation politique recensées sur les seuls six premiers mois de 2025, soit le double de la même période en 2024, tandis qu'une fraction significative des électeurs démocrates et républicains affirment désormais soutenir le recours à la force pour faire valoir leurs positions politiques. Par ailleurs, les politiques scientifiques de l'administration provoquent un début de fuite des cerveaux ; les candidatures de chercheurs américains pour des postes à l'étranger bondissent de 32 % au premier trimestre 2025.

Élection et prise de fonction Élection de 2024

Donald Trump annonce officiellement sa candidature à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine de 2024 le , dans sa résidence de Mar-a-Lago, dans un discours d'environ une heure, en quête de l'investiture du Parti républicain... En , Trump devient le candidat présumé du Parti républicain à l'issue des primaires présidentielles du parti.. Trump choisit comme colistier le sénateur J. D. Vance, un ancien critique de son parti, et les deux sont officiellement désignés comme candidats républicains à la Convention nationale républicaine de 2024...

Le président sortant Joe Biden se présente initialement à la réélection pour la nomination démocrate, devenant le candidat présomptif du parti en après avoir remporté confortablement les primaires avec peu d'opposition... Cependant, à la suite d'une performance largement critiquée lors du débat et au milieu d'inquiétudes croissantes concernant son âge et sa santé, Biden se retire officiellement de la course en ... Il soutient alors Kamala Harris, sa colistière de 2020 et vice-présidente des États-Unis, comme son successeur, qui annonce sa campagne le .. Le lendemain, Harris reçoit suffisamment d'avis favorables pour devenir la nouvelle candidate présomptive du parti.. Lors de la Convention nationale démocrate de 2024 en , elle accepte officiellement la nomination du parti..

Période de transition gauche|vignette|Logo de la transition. La commence après la victoire de Trump à l'élection présidentielle américaine de 2024.

Le président élu réalise une première visite internationale le à Paris, en France, pour assister à la réouverture de Notre-Dame de Paris. Au palais de l'Élysée, il rencontre le président français Emmanuel Macron et le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour un entretien trilatéral, afin d'évoquer le maintien de l'aide américaine dans le conflit russo-ukrainienhttps://information.tv5monde.com/international/macron-reunit-trump-et-zelensky-avant-la-reouverture-de-notre-dame-2751779.

Investiture

vignette|Logo de l'investiture. Donald Trump est investi le à , succédant à Joe Biden comme président des États-Unis. De même, J. D. Vance est investi le même jour, succédant à Kamala Harris comme vice-président des États-Unis. Contrairement à la tradition qui veut que cette investiture du président se fasse sur les marches du Capitole, l'investiture de Donald Trump se fait au sein de la rotonde du Capitole, à cause notamment des températures trop basses pour pouvoir organiser la cérémonie à l'extérieur..

Durant cette cérémonie d'investiture, de nombreuses personnalités politiques sont présentes, telles que le président sortant Joe Biden, la vice-présidente sortante Kamala Harris, les anciens présidents Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama, ainsi que Hillary Clinton..

Après avoir prêté serment face au président de la Cour suprême des États-Unis, Donald Trump prononce un discours dans lequel il établit vouloir refaire entrer les États-Unis dans un face au du pays. Il y évoque aussi une série d'ordres exécutifs qu'il prendra afin de par exemple déclarer une situation d'urgence nationale à la frontière sud..

Composition du gouvernement

Les individus constituant la seconde administration de Donald Trump sont décrits comme principalement sélectionnés pour leur loyauté envers le président, à l'inverse de la première administration.

Vice-président Le vice-président est élu en même temps que le président des États-Unis. Il n'est pas membre à proprement parler du cabinet mais siège aux réunions de celui-ci. Il est également président du Sénat des États-Unis. Si le président change de vice-président en cours de mandature, celui-ci est confirmé par un vote du Sénat comme les autres membres du gouvernement, mais aussi de la Chambre des représentants.

Fonction Titulaire Parti Mandat70x70pxVice-président J. D. Vancecentré|sans_cadre|115x115px RépublicainDepuis le ()

Membres du cabinet Contrairement au président et au vice-président, désignés par le vote du collège électoral des États-Unis, tous les autres membres du cabinet présidentiel désignés par le président doivent faire l'objet de l'approbation du Sénat pour chacun de leur poste avant de prendre leurs fonctions de manière effective, en vertu de l'article de la Constitution des États-Unis, section , clause 2 ().

Fonction Titulaire Parti Mandat Confirmation 70x70px Secrétaire d'ÉtatMarco Rubiocentré|sans_cadre|120x120px RépublicainDepuis le ()99–070x70px Secrétaire au Trésor Scott Bessent centré|sans_cadre|126x126px RépublicainDepuis le ()68–29 70x70px Secrétaire à la DéfensePete Hegsethcentré|sans_cadre|117x117px RépublicainDepuis le 25 janvier 2025 () 51–50 70x70px Procureur général Pam Bondi centré|sans_cadre|112x112px Républicain 5 février 2025– () 54–46Todd Blanchecentré|sans_cadre|120x120pxRépublicainDepuis le ()50–49 70x70px Secrétaire à l'Intérieur Doug Burgumcentré|sans_cadre|120x120px RépublicainDepuis le () 79–1870x70px Secrétaire à l'Agriculture Brooke Rollins centré|sans_cadre|113x113px Républicain Depuis le () 72–2870x70px Secrétaire au Commerce Howard Lutnick centré|sans_cadre|128x128pxRépublicainDepuis le ()51–45 70x70px Secrétaire au Travail Lori Chavez-DeRemer centré|sans_cadre|120x120px Républicain 11 mars 2025– ()67–32Keith Sonderling (intérim) centré|sans_cadre|133x133pxRépublicainDepuis le ()N/A 70x70px Secrétaire à la Santé et aux Services sociaux Robert Kennedy Jr. 120x120px Indépendant Depuis le () 52–4870x70px Secrétaire au Logement et au Développement urbain Scott Turner 113x113px RépublicainDepuis le ()55–44 70x70px Secrétaire aux Transports Sean Duffy centré|sans_cadre|125x125px RépublicainDepuis le () 77–22 70x70px Secrétaire à l'Énergie Chris Wright centré|sans_cadre|112x112px RépublicainDepuis le () 59–38 70x70px Secrétaire à l'Éducation Linda McMahon 117x117px Républicain Depuis le () 51–45 70x70px Secrétaire aux Anciens Combattants Doug Collins centré|sans_cadre|115x115px RépublicainDepuis le () 77–23 70x70px Secrétaire à la Sécurité intérieureKristi Noemcentré|sans_cadre|117x117px Républicain–() 59–34Markwayne Mullincentré|sans_cadre|120x120pxRépublicainDepuis le ()54–45

Postes de gouvernement ayant rang au cabinet D'autres postes officiels ont rang au cabinet, ce qui signifie qu'ils sont autorisés à assister à ses réunions, mais ne sont pas des secrétaires () responsables d'un département (). Les occupants n'entrent pas dans l'ordre de succession présidentielle. Fonction Titulaire Parti Mandat Confirmation 70x70px Cheffe de cabinet de la Maison-Blanche Susie Wiles 108x108px Républicain Depuis le () 70x70px Directeur du renseignement nationalTulsi Gabbardcentré|sans_cadre|113x113px Républicain–()52–48Bill Pulte (intérim)centré|sans_cadre|114x114pxIndépendant–()N/AJay Claytoncentré|sans_cadre|111x111pxIndépendantDepuis le ()51–47 70x70px Ambassadeur des États-Unis aux Nations unies Michael Waltz 117x117px RépublicainDepuis le ()47–43 70x70px Administrateur de l'Agence de protection de l'environnementLee Zeldincentré|sans_cadre|121x121px RépublicainDepuis le ()56–42 70x70px Directeur du Bureau de la gestion et du budgetRussell Vought114x114px RépublicainDepuis le ()53–47 70x70px Représentant au commerceJamieson Greer114x114px Républicain Depuis le ()56–43 70x70px Administratrice de la Small Business AdministrationKelly Loefflercentré|sans_cadre|111x111px RépublicainDepuis le ()52–46 70x70px Directeur de l'Office of Science and Technology Policy Michael Kratsios131x131px RépublicainDepuis le ()74–25 70x70px