Adelina Lopes Vieira, née le à Lisbonne et morte le à Rio de Janeiro, est une écrivaine, poétesse, nouvelliste, dramaturge et éducatrice. Originaire du Portugal, elle vit et travaille essentiellement au Brésil. En plus de ses propres publications, elle collabore à de nombreux périodiques portugais et brésiliens.
Biographie Vie personnelle Adelina Amélia Lopes Vieira est née à Lisbonne le . Son père est le médecin, comédien et polygraphe Valentim José da Silveira Lopes, vicomte de São Valentim, originaire du Brésil et sa sœur est l'écrivaine Júlia Lopes de Almeida.
Elle est âgée de six ans quand sa famille part vivre au Brésil, à São Paulo. Elle reste portugaise mais passe dès lors la majeure partie de sa vie au Brésil, avec plusieurs séjours au Portugal.
Adelina Vieira fréquente l'internat du Collège des Sœurs de la Charité de Botafogo.
Elle épouse António Arnaldo Vieira da Costa, employé dans un domaine agricole puis, à partir de 1883, trésorier de la Caixa da Amortização. Son mari décède le .
Carrière Enseignement Adelina Lopes Vieira est diplômée de l'Escola Normal de Rio de Janeiro, vers 1870.
L'année suivante elle commence à enseigner dans une école primaire.
À partir de 1907, elle fait partie d'un groupe d'enseignants qui réfléchissent à l'organisation de l'enseignement et présentent un projet de création du premier jardin d'enfants dans la capitale de Rio de Janeiro.
Littérature Au cours des années 1870, les textes d'Adelina Lopes Vieira commencent à circuler dans le , dont le rédacteur est un ami de son père, et dans d'autres périodiques importants tels que , , , entre autres. Son talent est reconnu : .
Après la publication de son poème (Le premier baiser) en 1876 dans le ; le poète et ministre écrit un poème en son honneur.
En 1886, elle rassemble une soixantaine d'histoires dans un volume en prose et en vers, qu'elle publie sous le titre en partenariat avec sa sœur Júlia Lopes de Almeida. L'ouvrage rencontre un grand succès, il fait l'objet de plusieurs éditions, diffusées dans les écoles.
Adelina Lopes Vieira collabore à la revue de 1899 à 1914 et aux journaux Echo das Damas (1879-1889) et A Família (1888-1894). En 1899, elle collabore avec « revue littéraire dédiée aux femmes brésiliennes », dirigée par .
Les textes d'Adelina Lopes Vieira sont souvent liés à des enjeux importants pour les femmes de son temps, comme l'éducation des filles, le mariage et l'émancipation. Elle aborde également des questions politiques, chose alors inhabituelle pour une femme. Elle jouit d'une grande notoriété de son vivant mais est un peu tombée dans l'oubli par la suite.
Engagement social Adelina Vieira participe à la fondation de l' et cofonde en 1906 l' qui s'occupe d'enfants vivant dans des conditions économiques défavorables.
Elle est membre du conseil d'administration de l', (Patronage des mineurs abandonnés de Rio de Janeiro) depuis sa fondation en 1908 au sein duquel elle participe notamment au financement de la première garderie destinée aux enfants de mères pauvres et ouvrières et d'une polyclinique pour enfants. Ces institutions doivent faciliter l'accès des femmes au travail et à l'autonomie.
Le , elle devient membre du Congrès brésilien pour la protection de l'enfance.
Fin de vie Adelina Lopes Vieira meurt le dans le quartier de Botafogo. Elle est enterrée au .
Œuvres (sélection) Poésie
Contes
Théâtre . . As Duas Dores, 1907. A Virgem de Murillo, 1907. Expiação, 1910.
Références
Catégorie:Naissance à Lisbonne au XIXe siècle Catégorie:Nouvelliste brésilien Catégorie:Écrivaine brésilienne Catégorie:Décès en février 1923 Catégorie:Décès à Rio de Janeiro Catégorie:Naissance en septembre 1850 Catégorie:Décès à 72 ans