Maria Grazia Laganà née le à Locri est une femme politique italienne qui s'est investie dans la lutte anti-mafia avec son époux, assassiné par la N'drangheta en 2005.
Biographie gauche|vignette| Maria Grazia Laganà accueillie à la résidence officielle du président de l'Italie Quirinale par Giorgio Napolitano. Maria Grazia Laganà est diplômée en médecine et chirurgie, et exerce en tant que doctoresse en milieu hospitalier.
Maria Grazia Laganà est la veuve de Francesco Fortugno, ancien vice-président du assassiné par la 'Ndrangheta le . Son père est l'ancien député .
Son mari était directeur médical et un homme politique calabrais, représentant de la Margherita, un parti italien du centre fondé en 2002 et dissous en 2007. En 2006 Maria Grazia Laganà est élue députée aux élections politiques, candidate sur la liste L'Olivier (L’Ulivo, en italien) en Calabre. C'est une coalition politique de centre gauche, fondée en 1995 et dissoute en 2007, principalement au profit du Parti démocrate (PD).
Au cours de sa législature, le , elle rejoint la commission d'enquête parlementaire sur la mafia et le crime organisé. Lors des élections politiques de 2008, elle est réélue à la Chambre des députés pour le Parti démocrate.
Menaces de mort Le , elle reçoit des menaces de mort dans une lettre : .
Laganà a réagi ainsi au message ignoble :
La parlementaire avait déjà reçu d'autres menaces de mort.
Procédures judiciaires La députée Laganà est l'objet d'une enquête de la Guardia di Finanza en 2006 en sa qualité de directrice médicale adjointe de l'hôpital de Locri. L'enquête est ouverte après la dissolution de l' (ASL) à la suite du meurtre de son mari Francesco Fortugno qui avait dénoncé les malversations et livré des noms. L'enquête révèle que les propriétaires des infrastructures médicales locales de la mer ionienne (centres de recherche cardiovasculaire, cabinets médicaux et laboratoires d'analyse) sont les familles historiques régionales de la 'ndrangheta :les Morabito les Nirta, et les Ursino. Les fils des chefs de ces sociétés sont médecins, spécialistes, dentistes dans les établissements publics, promus sans titularisation.
Le , Laganà est inscrite au registre des suspects pour escroquerie aggravée envers l'État en matière de contrats dans le secteur de la santé. Cet avis de la de Reggio de Calabre fait suite aux enquêtes sur l'infiltration mafieuse dans l'ASL de Locri, dont Laganà est directrice adjointe. L'accusation concerne l'achat non finalisé de fourniture de matériel médical pour les urgences de l'hôpital de Locri. pour l'hôpital auprès de la société pharmaceutique Medinex, pour un montant d'environ .
La présidente du tribunal de Locri, Caterina Capito traduit en justice Maria Grazia Laganà avec quatre autres personnes, accusées de fraude, de faux et d'abus au détriment de l'ASL de Locri dans cette affaire d'attribution de marchés publics dans le secteur de la santé à LocriLocri, rinviata a giudizio la vedova di Francesco Fortugno – Il Fatto Quotidiano.
Le , Laganà est condamnée à deux ans de prison par le tribunal de Locri. Les délits commis par la parlementaire, selon les juges de première instance, sont des tentatives de fraude et d'abus, contre l'Autorité Sanitaire Locale de Locri, dans le cadre d'un marché public.
Le , la Cour d'appel de Reggio de Calabre acquitte Laganà et la déclare innocente de toutes les accusations pour lesquelles elle avait été condamnée en première instance.
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