SFAIR était une compagnie aérienne française effectuant du transport de fret particulier comme les armes, gros engins, animaux vivants ou aides alimentaires et des vols à la demande ou réguliers notamment entre Marseille et la Corse ou intra-Corse.

La compagnie aérienne SFAIR est utilisée pour transporter des mercenaires, armes et carburant entre le Gabon et le Tchad pendant les conflits des années 1980.

Histoire vignette|Ancien logotype en couleur sur les avions de SFAIR. vignette|Logotype de SFAIR utilisés lors des publicités de 1977. Cette compagnie était à l'origine, en 1972, la branche de transport aérien d'un constructeur de matériels ferroviaires et de tracteurs d'aéroports, la SECMAFER (qui signifie "section machine ferroviaire").

Dès , la société avait un Douglas DC-4 dans le but d'acheminer du matériel de reconstruction ferroviaire en Iran, contrat obtenu par Secmafer.

En 1976, elle portait d'abord le nom de Secmafer Aviation et était basée sur l'aéroport de Nice. Cette société effectuait également l'entretien léger des appareils de la Sécurité Civile.

De à , un ATL-98 Carvair était toujours en service, mais il a été remplacé par quatre DC-6.

Elle utilisait des avions à pistons pour le transport de fret comme les DC-4, DC-6, ATL-98 Carvair.

La compagnie était alors dirigée par Francis Lemonnier.

En , SFAIR effectuait deux transports spéciaux, le premier en Douglas DC-6 entre Limoges et Kastoria en Grèce en transportant 2 300 visons vivants et le second, en Carvair, un métier à tisser dans une caisse de 5 277 kg entre Milan et Helsinki.

Le , les opérations aériennes ont été interrompues afin de réorganiser l’entreprise. Il a alors été décidé de rééquiper la flotte d’avions à turbopropulseurs. Le choix s’est porté sur le Lockheed L-100-30 Hercules.

Au , elle était rebaptisée SFAIR et déménageait de Nice vers la banlieue de Nantes, sur la commune de Saint-Aignan-de-Grandlieu près de l'aéroport de Nantes, au château de l'Hermitage (propriété construite au milieu du XIXe siècle et qui a été rasée pour raison de sécurité aérienne).

Sa base d'exploitation était alors l'aéroport de Bordeaux, son siège l'aéroport de Nantes et la direction commerciale, sur Paris, Avenue des Champs-Elysées dans le très chic 8ème arrondissement.

Elle transportait tout genre de fret et effectuait des ponts aérien avec le Tchad en transportant du matériels militaires.

Le premier avion Hercules arriva à Bordeaux-Mérignac le . Le F-GDAQ fut le premier "HERCULES" immatriculé en France et à cette époque, le seul en Europe.

En , l’un des deux Lockheed L-382 Hercules reprend ses opérations aériennes.

SFAIR a de nouveau volé au départ de Nice, mais aussi de Cherbourg vers Paris Le Bourget, Tours, Londres Gatwick, Dublin, Bâle, Stockholm, Zurich et Glasgow, mais aussi des vols d’aide vers des zones de crise en Afrique et au Moyen-Orient.

La flotte a été augmentée à partir de avec un Douglas DC-8-55F qui provenait de la compagnie française UTA.

Courant 1984, les Hercules opéraient à partir de Marseille-Marignane (dont le F-GFAR et F-GFAS). Au total, en 1985, 3 Hercules et un DC-8-55 étaient basés à Marseille. Ces avions ont réalisé un transport exceptionnel de 400 veaux entre Nantes et Thessalonique en Grèce, effectués des approvisionnements de villages au Tchad et des chantiers au Gabon, sont intervenus à Kalgoorlie en Australie et transportés des hélicoptères "Black Hawk" à Lhassa au Tibet pour le gouvernement Chinois.

Au premier trimestre 1987, SFAIR obtenait son TPP (transport public de passagers). Elle s'équipait d'un avion de transport de fret et jusqu'à 27 passagers, un CASA C-212 Aviocar basé sur Marseille pour effectuer des liaisons cargo vers Ajaccio et des rotations intre-Corse pour les passagers..

Le , SFAIR et Hercule European Center mettaient à disposition un avion Hercule, le F-GDAQ, basé dorénavant sur Pointe-Noire au Congo pour leur nouvelle filiale Africargo.

À partir de 1987, SFAIR a dû restreindre sévèrement les opérations aériennes pour des raisons économiques et revendre un Hercules (sauf F-GDAQ).

Pierre Bodin, le patron de la SFAIR était inculpé dans l'affaire du Carrefour du développement.

Elle était rachetée par la compagnie française Minerve et était renommée en , Jet Fret.

Le dernier L-382 immatriculé F-GDAQ avait été transféré à la société Jet Fret, filiale de Minerve, en .

Jet Fret cessait ses activités en . L'Hercules F-GDAQ avait été repris par Europe Aero Services basée à Perpignan. Incident Lundi , sur l'aéroport de Marseille, un pirate de l’air a exigé d’être emmené au Canada.

L'avion DC-8-55F immatriculé F-BUOR à destination de l'aéroport de Djanet-Inedbirennede est pris d’assaut et le pirate de l’air arrêté.

L'assaut ne faisait aucune victime parmi les 7 occupants. Réseau Marseille - Ajaccio (fret et passagers), liaisons "intra-corse" (passagers), Pointe Noire - Brazzaville - Kigali, Pointe Noire - Brazzaville - Bujumbura, Manchester, Bruxelles et Londres-Luton (pour Data-Post en association avec Luxair), Cologne - Paris (pour United Parcel Service - UPS). Flotte La compagnie a eu en flotte: ATL-98 Carvair immatriculé F-BVEF, Douglas DC-4 immatriculé F-BTGZ, F-BVKQ, Douglas DC-6 immatriculé F-BYGG, F-BYCH, N458GM, F-BYCG, F-BYCI, Douglas DC-8-55F immatriculé F-BUOR, Lockheed Hercules immatriculés F-GFAR, F-GFAS, F-GDAQ, N417GM, CASA C-212 Aviocar immatriculé F-GELO.

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Notes et références

Catégorie:Entreprise fondée en 1980 Catégorie:Entreprise disparue en 1987 Catégorie:Compagnie aérienne française disparue