La famille de Rotalier, anciennement Petitjean, est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Franche-Comté en France.
Elle acquiert des lettres de bourgeoisie de Lons-le-Saunier, puis elle est anoblie en 1737 par l'exercice d'une charge.
Plusieurs membres de la famille s'illustrent dans les armes, soutenant la Monarchie mais arrivent à passer la période de la Révolution française.
Histoire Origine La famille Petitjean, renommée de Rotalier, est un exemple d'ascension sociale d'une famille issue d'un marchand au .
La famille de Rotalier est originaire d'Orgelet, dans le département du Jura, où elle était initialement connue sous le nom de Petitjean. La lignée débute avec Abraham Petitjean, marchand et échevin de la ville d’Orgelet en 1589. Son fils, Claude Petitjean, lui succède dans ses fonctions, suivi par Abraham Petitjean, qui devient conseiller municipal en 1649...
Lettres de bourgeoisie puis anoblissement Au , Guillaume Petitjean, petit-fils d'Abraham III, exerce également des fonctions de conseiller de ville en 1660. Après avoir été ruiné par les guerres de la peste, il parvient à reconstruire sa fortune et s'établit à Lons-le-Saunier, où il acquiert des lettres de bourgeoisie le .
Étienne et Gilbert Petitjean, deux fils d'Abraham, font enregistrer leurs armoiries auprès de l’armorial de d'Hozier en 1701.
En 1712, Gilbert Petitjean obtient l’autorisation de posséder un fief et devient le seigneur de Rotalier, marquant ainsi une étape cruciale dans l'ascension de la famille vers la noblessearchives du Grand Armorial de France de Raoul de Warren (1848).Étienne Arnaud, Répertoire de généalogies françaises imprimées, 1979.. La prévôté de Rotalier lui était inféodéeA. Rousset, notice « Rotalier » in Dictionnaire géographique des communes de la Franche-Comté, tome V, , 1854, publié le par le Centre d'entraide généalogique de franche-Comté, ..
Le , Félix-Désiré Petitjean (1694-1775) est anobli par charge de conseiller-maître en la chambre des Comptes de DoleFrançois-Xavier de Feller, Biographie Universelle ou Dictionnaire des Hommes qui se sont fait un nom, 1852..
En 1777, plusieurs frères Rotalier sont capitaines et chevaliers de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1777.
En , sous le règne de Louis XVI, la famille reçoit des lettres patentes, enregistrées au Parlement autorisant la famille à abandonner le nom de Petitjean pour celui de Rotalier. Cela permet aux nombreux enfants de Félix-Désiré d’abandonner le nom de Petitjean pour adopter celui du village de Rotalier où la famille possède un château.
Les carrières militaires au Pierre-Alexis de Rotalier (né en 1738) est officier d’artillerie, embarque avec sa compagnie en 1777 pour la Martinique, où il fortifie l’île Saint-Vincent et repousse une attaque anglaise. À la Révolution, il rejoint l’armée de Condé.
Alexis-Charles-Félix, l'un de ses fils (né en 1766) entre à l’école d'artillerie de Metz. Il fait les campagnes de 1792 et 1793 avec l'armée de Condé, participe à l’expédition de Quiberon sous les ordres de son père, puis aux campagnes de 1797 à 1801 au Portugal où il commande, en 1801, un bataillon d'artillerie composé d'émigrés à la solde de l'Angleterre. Il est nommé inspecteur-général d’infanterie en 1822..
La famille de Rotalier a participé à la bataille de Quiberon en 1795 : Pierre-Alexis de Rotalier, commandant dans l'artillerie de l’armée royale, s’est distingué par sa bravoure, accompagné de ses deux frères, tous combattant aux côtés de l'armée royaleles registres du Grand Armorial de France.. Lors de l'expédition de Quiberon au sein de la première division du corps expéditionnaire, le régiment « Royal-Artillerie » dit « Rotalier » composé de et armé de fut sous la direction du « comte » de Rotalier. Il était majoritairement composé de Toulonnais mais comportait également des prisonniers républicainsJean Sibenaler, , éditions Cheminements, 2007, , éditions Cheminements, 2007..
Descendance À la Révolution française, face aux bouleversements sociaux, certaines branches de la famille de Rotalier reprennent l'ancien nom de famille « Petitjean ». D'autres conservent conservent le nom de Rotalier et continuent d’exister après 1789, se divisant en plusieurs rameauxLa lecture des actes BMS (baptêmes, mariages, sépultures) puis ceux d'état civil (naissances, mariages, décès) permet d'établir les liens de filiation tels que décrits entre les personnalités de la famille., dont au moins l'un subsiste en 2024 selon Arnaud Clement, comme le montre l'arbre qui suit :
Propriétés vignette|Hôtel Petitjean de Rotalier.|249x249px
En 1709, la famille fait construire l'hôtel Petitjean de Rotalier à Lons-le-Saunier. Depuis le , le corps de logis ; les façades et toitures des remises, du bûcher, de la serre et de l'orangerie ; les murs et portails, y compris l'abreuvoir entre cour et jardin, sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques..gauche|vignette|Château de Rotalier
À Rotalier, la famille érige un château entre 1694 et 1703 à proximité d'une tour qui constituait la première demeure de la famille. En partie reconstruit en 1776, il est toujours propriété de la famille au ..
Armoiries Les armoiries de la famille sont D’azur à trois anneaux d’argent entrelacés deux et un d'après Arnaud Clement et L'argent à trois bourdons d'azur posés l'un en pal, deux en sautoir d'après lArmorial de Franche-Comté de Jules et Léon Gauthier. Les trois anneaux representent le temps, l'espace et Dieu.
Voir aussi Bibliographie Étienne Arnaud, Répertoire de généalogies françaises imprimées, 1978 R. Lurion, notice « Rotalier » in Nobiliaire de Franche-Comté, 1890, , . A. Rousset, notice « Rotalier » in Dictionnaire géographique des communes de la Franche-Comté, tome V, , 1854, publié le par le Centre d'entraide généalogique de franche-Comté, .
Liens externes
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Notes et références Notes
Références
Catégorie:Famille noble de Franche-Comté Catégorie:Blason à uniformiser