Georges Heitz, né le dans le 16e arrondissement de Paris où il est mort le , est un poète français du .

Biographie Georges Camille Jean Heitz, né le à Paris, est le fils de Camille Alexandre Jean Heitz, médecin, chevalier de la Légion d'honneur (1876-1930) et de Sarah Motchan (née en 1868 à Odessa en Ukraine).

En 1922, il réussit le concours d'admission à l'École nationale des Chartes aux côtés de Gabrielle de Saint-Exupéry, sœur d'Antoine de Saint-Exupéry. Il suit également les conférences de l'École pratique des hautes études au cours de l'année 1924-1925 et est diplômé de l'École libre des sciences politiques, dans la section diplomatique, en .

En 1923, il crée une société de conférences, Le Scarabée, sous le patronage de la revue Les Feuilles critiques, qui se réunit à la Maison de Balzac. Il est associé Jean-Albert Sorel, Guy de Sarnez Jacques Nels Philippe Parès.

Début 1925, il fonde et dirige une nouvelle édition de l'ancienne revue L'Ermitage avec Jean-Albert Sorel. Philippe Chabaneix raconte qu'il se lie avec de nombreux poètes, dont Jean Lebrau, Marcel Ormoy, Charles Forot, Louis Pize, Noël Ruet, Jacques Delmond. A l'opposé, le poète surréaliste André Breton n'apprécie pas la revue.

A la même époque, il publie le recueil Offrandes dont le poète Jean Lebrau apprécie le lyrisme.

Après plusieurs sursis pour terminer ses études, il est incorporé au 6e groupe autonome d'artillerie pour y faire son service militaire en , puis affecté au 19e escadron du train en .

Georges Heitz meurt accidentellement, célibataire, le , à son domicile au 81 rue de la Tour à Paris, et est inhumé le au cimetière du Père-Lachaise.

En , le recueil Images détachées de l'oubli est couronné par le Prix Archon-Despérouses. On lit dans le rapport de l'Académie française : « Hélas, parmi les lauréats du concours de poésie, déjà l’un d’eux manque à l’appel, l’auteur de ces précieuses Images détachées de l’oubli. L’école de jeunes poètes que Georges Heitz avait su grouper autour de l’Ermitage ressuscité est en deuil de son chef, et le brin de laurier dont nous voulions orner son front, c’est à des parents en deuil que, pieusement, il nous faut le remettre pour en faire la parure d’une tombe ».

Son ami le poète Marcel Ormoy (1891-1934) lui succède comme directeur de L'Ermitage et publie Stèle pour un jeune poète, in memoriam Georges Heitz en 1928.

Début 1928, un groupe de poètes publie un recueil en hommage À Georges Heitz, parmi lesquels Francis Jammes, Henri de Régnier, Pierre de Nolhac, Tristan Derême.

Œuvres principales Offrandes, poèmes, 1924 Images détachées de l'oubli, poèmes, 1926 Fugue vers d'autres visages, poèmes, 1926 Écrit sur le sable, posthume, poèmes, 1927 Dans le champ des lettres posthume, 1929

Distinctions 1927 : Académie française - Prix Archon Despérouses pour Images détachées de l'oubli

Références

Liens externes

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