Voh (en : VookToponymes de la commune de Vook, Province Nord. Direction de la Culture) est une commune française de Nouvelle-Calédonie qui fait partie de la Province Nord, sur la côte Ouest de la Grande Terre, à environ au nord-ouest de Nouméa, à au nord de Koné et à au sud-est de Koumac.
On y compte habitants en 2019.
La dénomination VKPP (Voh - Koné - Pouembout - Poya (partie nord)) indique la volonté de mutation de la région autour d'un pôle urbain en construction, porté par le développement minier et industriel lié à l'usine du Nord (Koniambo Nickel).
La commune fait partie de l'aire coutumière Hoot ma Waap.
Géographie
Localisation Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de 3 communes :
Géologie et relief vignette|gauche|300px|Le village-centre de Voh.
Hydrographie
Climat
Paysages
Milieux naturels et biodiversité
Urbanisme
Typologie
Occupation des sols
Morphologie urbaine
Lieux-dits, hameaux et écart
Logement
Planification de l'aménagement
Projets d'aménagement
Voies de communication et transports
Transports en commun La commune est desservie par le réseau interurbain de Nouvelle-Calédonie (Raï).
Repères routiers nord : RPN1 Koumac - Kaala-Gomén - Voh commune de Koumac Koumac aéroport, Koumac centre, avenue Émile-Frouin, marché, centre culturel, écoles, internat, lycée professionnel, commerces, stations-service, garages... Pandop, pointe, bord de mer, lagon, plage, gîte, site de vol, centre de plongée, piton, marina, café-restaurant, aire aménagée, vallées diverses, Manu, Bwaxak, pointe de Karembé, commune de Kaala-Gomen Troulala, déchetterie Koumac-Kaala-Gomen, massif de Kaala-Gomen, bourg de Kaala-Gomen, Gomen : baie des Requins, plage, Tegon : cap Deverd, wharf, monument commémoratif du télégraphe (Australie), et de la première traversée en avion vers l'Australie en 1931, vallée de la Louanga, puis de la Ouemou, Piata/Païta, vallée vers la côte est : Mt Konio, Pic Yambou, Oueholle, Ouemou, Tilwit, Ouenia, Bondé, Ouégoa, pont sur la Louanga, delta, Refuge du Cerf, vallée de la Ouebia : Ouamaba, Gamai, vers la côte est : Ouayagate (Wayageth), Ouaahat, Haut-Coulna, Hienghene, Tinip, rivière, tribu, piste vers Gamai, massif d'Ouanzangou-Taom, Ouaco, vestiges de conserverie de bœuf en gelée et de distillerie, monument Victor Roffey (aviateur), maison du colonel Dix, plaque d'hommage à Jacquot de Ouaco (1932-2010), vallée de la Taom, village de Taom, commune de Voh vallée de Boyen (Bweeyen), tribu, baie Chasseloup, vallée de la Temala, mont Témala, Ouélis, piste vers Ouengo-Pouépaï, cœur de Voh, accessible à pied, à cheval, et depuis Koné en avion, et surtout en ULM, Voh, médiathèque, musée du café,
Repères routiers sud : RPN1 Voh - Koné - Pouembout commune de Voh (Vook) vallée de Boyen (Bweeyen), vallée de la Temala, piste vers Ouengo-Pouépaï, cœur de Voh, Voh. vallée de la Voh, vers Tiéta (Cata), presqu'île de Gatope (Webwihoon), baie Chasseloup, plage, îlot Galope, élevage de crevettes, Vavouto, terminal du tapis roulant de minerai de nickel, usine (2013), wharf, mine de Koniambo, Oundjo (Xujo), massif de Kaféate, île Pingiane, commune de Koné (Koohnê) Pinjen, vallée et baie de Katawiti, plage de Foué, Koné-ouest : aérodrome, Koné : bourg, mairie, gendarmerie, commerces, hôtels, centre culturel, Koniambo (Göröbwau), vallée vers Grombaou, Tiakana (Aucaakana), Ateu, Atéou, Bako, vers Tiaoue (Cè Wè), Noéli (Näwéèlé) commune de Pouembout (Pwébuu) RPN2, vers la transversale ouest-est : Poindah (Pwaadë), Näèmî, Netchaot (Hêcaalolè), vallée de la Tiwaka, Touho, Poindimié, vers Pelaoui, vallée de Tia'oué, route transversale Pouembout-Poindimié : Netchaot, Bobeito, Bopope, Pombéï, vallée de la Tiwaka, siège de la Province Nord, Pouembout village, mairie, route et vallée de Tamaon, Paouta, Forêt plate, plage de Franco, baie Blanche, vers Népoui...
Énergie
Risques naturels et technologiques
Risques naturels
Risque particulier
Qualité de l'environnement
Toponymie
Histoire 1865 vignette|gauche|300px|Monument commémoratif du massacre de 1865. La région entre dans l'histoire en 1865 avec le massacre par les Kanak, après enlèvement de femmes kanakes, des équipages de la Reine-des-Îles et du cotre le Secret à Pouangué (Gatope). Sous le commandement du Gouverneur Charles Guillain, une expédition de représailles est menée, avec l'aide des chefs de Koné (Mango), Voh (Tiph) et Pouaco, contre le Grand Chef N'Endé Gondou, dans les régions de Pouangé, Koné Gathé, Témala et Pouanloatche (détruit).
La situation entraîne l'érection du fort à Gatope, abandonné dès 1869, à une époque où la région est pacifiée.
1891 En , l'administration décide d'allotir la petite vallée de Voh, pressentant qu'il n'y aurait bientôt plus de place pour les immigrants à Koné ou à la Ouaménie (centre de Gilliès). L’Avenir de la Nouvelle-Calédonie du écrit : « L’administration se dispose, dit-on à envoyer des immigrants à Voh… ». Fin juillet, la décision est prise de créer un centre agricole sur la rive droite de la rivière de Voh, sur des terrains renoncés volontairement, moyennant rétribution, par les Kanak de la région. L’Avenir du l’annonce d’une manière très critique, dénonçant le manque de voies de communication dans cette région : « À Voh. — Lorsque l’administration est en disposition de commettre une gaffe, rien ne peut l’en empêcher. Elle a décidé d’envoyer des colons à Voh où il n’y a ni routes, ni moyens de transport, et on peut être sûr que toutes les objections du monde ne l’empêcheront pas de suivre son idée...». Le plan du nouveau centre agricole sur 950 ha est levé dès par le géomètre Piarchi et présenté au Conseil privé le . Le nouveau centre est divisé en trois parties : lots de village : 37 de 0,15 ha plus 4 de 0,125 ha, lots de culture : 25 de 5 ha plus 2 de 3 ha, lots de pâturage de 20 ha sur 380 ha : 19 lots.
Juste avant l’ouverture officielle de Voh en , le Conseil privé du approuve l’attribution à titre gratuit et conditionnel d'un lot de 3,52 ha à un ancien militaire congédié, Constant Godin.
Le centre de Voh est officiellement ouvert à la colonisation le avec l'envoi de 23 personnes débarquées à Gatope : les familles de Georges Weiss, Jean-François Jocteur, Alexandre Paulaud, deux hommes seuls : Claude Rousson, Jean-Baptiste Mirandon, et deux célibataires : Pancrace Mainard (ancien militaire) et Marin Poncet, arrivés soit par l'Australien du , soit par l'Océanien du .
En l'espace de six mois, Voh est déclaré complet. La France Australe du titre : « Le centre de Voh. — Le centre de Voh de création absolument récente a acquis déjà une certaine importance. C’est ainsi qu’il existait déjà dans cette localité vingt-sept concessions, accordées soit à des familles, soit à des célibataires et toutes en exploitation. Par le dernier courrier de la côte Ouest, six familles, formant un total de 44 personnes et arrivés dans la colonie par l’Armand Béhic, ont encore rallié Voh, où il n’existe plus maintenant de concession à donner...». En , Voh est complet avec 28 familles installées soit 108 habitants, dont 28 hommes, 15 femmes et 65 enfants (session budgétaire du Conseil général du , pages 110-113). L’arrêté du crée un bureau d’état-civil et fixe les limites de la circonscription de Voh (JONC du ).
1893 Cependant, sur l'insistance des colons de Voh, l'administration s'engage à créer un nouveau centre sur la rive gauche de la rivière. En effet, les colons installés depuis sur la rive droite expriment leur volonté de faire du centre agricole de Voh une réussite. Ils ont pour cela créé un syndicat d’entraide et adressé en une lettre au journal La Bataille, publiée le , affirmant leur volonté de développement du centre. Nul doute que cet enthousiasme est communiqué au gouverneur Paul Feillet, lors de sa visite à Voh, le . À la suite de cette visite, Paul Feillet fait part dans une lettre aux colons, datée du , de sa décision de créer une extension du centre agricole sur la rive gauche : «Lors de ma visite à Voh, j’ai constaté avec la plus vive satisfaction le développement qu’avait déjà pris ce centre agricole, grâce aux efforts intelligents et persévérants des colons qui le mettent en valeur ; mais en même temps mon attention a été appelée sur l’insuffisance du nombre des terres cultivables de ce centre, qui, s’il ne recevait pas d’extension, se trouverait étouffé dans des limites trop étroites. La pensée m’est alors venue d’agrandir le centre de Voh et d’y tenter une expérience qui, si elle réussissait, comme je n’en doute pas pour ma part, ne servirait pas seulement les intérêts de cette région mais constituerait aussi un enseignement et un encouragement pour la cause de la colonisation libre de la Calédonie. J’ai profité de ce que la tribu canaque établie à Voh n’était pas installée sur une réserve régulièrement constituée, mais ne jouissait du sol que par une simple occupation de fait, pour passer avec elle un arrangement qui, tout en ménageant ses intérêts matériels, permettrait à mon administration de poursuivre la réalisation du dessein qu’elle s’était proposé. La tribu a été cantonnée sur une autre partie du territoire après avoir reçu l’indemnité qu’il a paru convenable, par esprit de bonne administration et d’équité, de lui consentir. Cent cinquante hectares d’excellente terre à culture sont ainsi devenus disponibles...» (La France Australe du ).
Originellement, Voh rive gauche, doit se composer de 42 lots de village d'une vingtaine d'ares chacun, plus 31 lots de culture d’environ 5 ha et de lots de pâturage d’environ . Le plan du nouveau centre est achevé en , époque à laquelle est discutée en Conseil privé du la création d’une Commission municipale à Voh. De nouvelles familles s'installent : Sauvageot, Destoop, Cez, Bourrèche à côté d'anciens colons : Sanial, Vigoureux, Parent, Mainard.
En 1898, le gouverneur Feillet souligne le succès de cette expérience lors de son discours prononcé devant le Conseil général le permettant à Voh de passer de 35 à 76 foyers en à peine trois ans (JONC du ). En réalité, Voh, rive gauche n’a qu’une éphémère existence. Aujourd’hui les terrains sont occupés par un nouveau lotissement résidentiel. Les colons de Voh se tournent très vite vers la culture du café, ce qui assure la pérennité du centre. En témoigne le Musée du Café récemment ouvert.
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Population et société
Démographie L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1956. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee, mais la loi relative à la démocratie de proximité du a, dans ses articles consacrés au recensement de la population, instauré des recensements de la population tous les cinq ans en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Mayotte et dans les îles Wallis-et-Futuna, ce qui n’était pas le cas auparavantTitre de la loi -276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité. Ce recensement se fait en liaison avec l'Institut de la statistique et des études économiques (), institut de la statistique de la Nouvelle-Calédonie. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004, publié au JORF du ., les précédents recensements ont eu lieu en 1996, 1989, 1983, 1976, 1969, 1963 et 1956.