Nicolas de Roye, mort à Paris le , est un prélat français du siècle, pair de France, évêque et comte de Noyon de 1228 à 1240.

Biographie Nicolas de Roye appartient à une ancienne famille noble de Picardie, mentionnée dès le siècle. Fils de Pierre de Roye (mort en 1248), chevalier, et neveu de Barthélémy de Roye (ca. 1170-1237), seigneur d’Herelle, comte de Roye, Grand chambrier de France et croisé, il a au moins six frères, tous sans postérité connue. Il descend à la génération, en lignée patrilinéaire, d’Auguste (ca. 985-1046), seigneur de Roye, et de Jossine de Noyon (992-1046), elle-même fille de Ludolf de Vermandois (957- mort entre 992 et 996), comte de Noyon et évêque de Noyon-Tournai de 977 à 988. vignette|gauche|265x265px|Titres de 1229 et 1239 concernant Nicolas de Roye. Copie par , collection Gaignières.Après avoir embrassé la carrière des armes puis exercé la charge de doyen de l’église de Tours à partir de 1216, il est élu en 1228 à l’évêché de Noyon, en remplacement de Gérard de Bazoches décédé la même année ; il devient donc également pair de France, distinction rattachée à l'évêché de Noyon. Peu après le début de son magistère, il entre en conflit avec le chapitre de Saint-Fursy de Péronne, au sujet de la juridiction que l’évêque prétendait avoir sur ce dernier et sur chacun de ses membres ; la querelle sera résolue en 1233 par intervention du pape Grégoire IX. Durant son épiscopat, il assiste à plusieurs conciles dont ceux tenus à Noyon () et à Saint-Quentin ( et ).

Vers 1230, Nicolas de Roye cède aux chanoines du chapitre de Saint-Quentin l’église Notre-Dame de la Bon située dans cette ville. En , il préside à la construction de l’église Saint-Jean-Baptiste de Beaulieu-les-Fontaines qui, après sa séparation de la cure d’Écuvilly, deviendra le siège de la paroisse le . vignette|gauche|Tombeau de Nicolas de Roye en l'abbaye de Joyenval. Gravure de Louis Boudan, collection Gaignières.|275x275px En , il passe un accord avec Jean III, seigneur de Noyon, à propos de leurs droits respectifs de justice dans la ville et sa banlieue. Le au mont Aimé, en compagnie de nombreux autres évêques, il assiste à l’exécution de 183 hommes et femmes convaincus de catharisme, brûlés sur le bûcher sur ordre de l’inquisiteur Robert le Bougre. vignette|272x272px|Ruines de l'abbaye de Joyenval. Nicolas de Roye meurt le à Paris après avoir légué par testament, à l'église Sainte-Geneviève de la capitale, 80 livres parisis pour l'entretien de la châsse. Il est inhumé « entre le chœur et l’autel » dans l’abbaye de Joyenval à Chambourcy, aux côtés de plusieurs de ses frères dont Barthélémy de Roye (mort le ), archidiacre à l’évêché de Noyon, de leur père Pierre de Roye, de leur oncle Barthélémy de Roye, Grand chambrier de France, et d'autres membres de leur lignée.

Références

Catégorie:Évêque de Noyon Catégorie:Décès en 1240