Jean-Yves Le Gallou, né le dans le de Paris, est un essayiste, haut fonctionnaire, homme politique et théoricien politique français d'extrême droite.
Membre du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE) en 1969, il cofonde en 1974 le Club de l'horloge avec notamment Yvan Blot et Henry de Lesquen. Après quelques années passées à l'Union pour la démocratie française (UDF), il élabore le concept de « préférence nationale » et rejoint le Front national (FN) avec Bruno Mégret en 1985. Il participe avec ce dernier à la scission du FN en 1998 et rejoint la même année le Mouvement national républicain (MNR) aux côtés de Pierre Vial et Jean-Claude Bardet.
Il est président du groupe FN puis MNR au conseil régional d'Île-de-France de 1986 à 2004, et député européen de 1994 à 1999.
En 2003, il crée la fondation identitaire Polémia, cercle de réflexion essentiellement actif sur internet (notamment dans le domaine de la « réinformation ») et organisatrice de la cérémonie annuelle des Bobards d'or.
Lors d'un déjeuner avec quatre amis : Philippe Conrad, Bernard Lugan, Fabrice Lesade et Dominique Venner, ce dernier leur demande de créer ce qui devient l'Institut Iliade. Dans la journée Dominique Venner se suicide dans la cathédrale Notre-Dame de Paris..
Sorti de l'École nationale d'administration (ENA) en 1974, Jean-Yves Le Gallou devient administrateur civil, inspecteur général de l'administration en 2007 et prend sa retraite en 2014.
Biographie Formation Lauréat du concours général en géographie et en histoire, fils du comptable René Le Gallou, Jean-Yves René Roger Le Gallou. est diplômé d'études supérieures en économie et de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1969)., et ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion Simone-Weil, 1974).
Carrière professionnelle
Issu du corps des administrateurs civils, membre ensuite de l'Inspection générale de l'administration, il devient inspecteur général de l'administration en 2007https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000822242..
Il est par ailleurs maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris de 1977 à 1983..
Il prend sa retraite en 2014.
Premiers engagements Il explique s'être engagé à Mai 68. Dès 1969, il adhère au GRECE, dont il anime une structure, à l'IEP de Paris : le Cercle Pareto. (lequel est alors basé à son domicile de Colombes). Au sein de cet établissement, il est également chargé d'un groupe d'étude sur le thème des éléments constitutifs de l'unité européenne. Il quitte la tête du Cercle Pareto en 1971 pour se préparer à l'ENA, laissant la place à Guillaume Faye.
Responsable de l'unité régionale Paris-Île-de-France du GRECE de janvier à , il participe en mai de la même année au séminaire régional du GRECE en Île-de-France, sous le pseudonyme « Jean-Yves Ménebray »Un auteur sur Polémia se nomme, lui, Jean-Yves Ménébrez.. De fait, Philippe Lamy remarque que durant cette période, , se contentant d'un article sur les thèses d'Alfred Korzybski dans Nouvelle École en 1972 — revue dont il est chargé de la promotion.
Il dément avoir milité au Groupe union défense, comme l'avancent certains auteurs, jugeant qu'une telle appartenance .
Sans rompre avec le GRECE , il rencontre Henry de Lesquen, dans le cadre d'une discussion sur la peine de mort lors d'un séjour de promotion de l'ENA à Font-Romeu, en 1972, et développe avec lui l'idée d'une organisation distincte. Il prépare dès lors la création du Club de l'horloge, présentée à l'origine comme un « Club ENA ». En 1973, il se rend avec Yvan Blot et Bernard Mazin chez Alain de Benoist pour le convaincre de s'engager dans la voie de l'action politique directe ; celui-ci refuse catégoriquement.
Bien qu'il ne soit pas présent à la réunion fondatrice, le (il est mentionné, ce jour-là, comme )., il est présenté, avec Jean-Paul Antoine, Yvan Blot, Henry de Lesquen, Didier Maupas et Bernard Mazin, comme l'un des six créateurs du Club de l'horloge, dont il devient le premier secrétaire général.
Il s'engage d'abord à l'UDF. Au début des années 1980, il appartient au cabinet d'Alain Griotteray et au comité directeur du Parti républicain, principale composante de l'UDF. Il aide Griotteray à rédiger ses ouvrages, Lettre aux giscardo-gaullistes (1980), La Fraude électorale de la gauche (1983) et Les Immigrés : le choc ! (1984).
À l'hiver 1981, il cosigne dans Éléments une tribune intitulée « Pour une alternative au socialisme ».
En , il devient adjoint à la culture de Patrick Devedjian, nouveau maire d'Antony ; il le reste jusqu'en 1985. Il est alors l'un des principaux animateurs, avec Jean-Paul Hugot, François-Georges Dreyfus et Bernard Mérigot, de l'Association des élus pour la liberté de la culture, formée par des élus de droite, qui s'opposent à la politique menée par Jack Lang, ministre de la Culture..
En 1985, il est l'un des fondateurs de la Fondation pour la recherche sur les administrations publiques (FRAP), devenue l'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (IFRAP).
Cadre du Front national Patrick Devedjian retire à Jean-Yves Le Gallou sa délégation à la Culture à la mairie d'Antony après la participation de celui-ci à une université du Front national.
Ayant adhéré au FN en 1985, Jean-Yves Le Gallou est le premier énarque à rejoindre ce parti... Il devient rapidement l'un des principaux théoriciens du FN, auquel il apporte notamment le concept de « préférence nationale », qui est dès lors un élément-clé du programme du parti. D'après le politologue Jean-Yves Camus, . Selon l'universitaire Gilles Ivaldi, son engagement au FN s’inscrit dans ..
Pour les élections législatives de 1986, il participe à la rédaction du programme du FN, qu'il coordonne avec Bruno Gollnisch, n. 2... En 1986, il est candidat à la députation dans les Hauts-de-Seine, en deuxième position derrière Jean-Pierre Stirbois, mais n'est pas élu. Il est cependant secrétaire général du groupe parlementaire FN de 1986 à 1988.. Au second tour des élections législatives de 1988, pour lesquelles le scrutin majoritaire est rétabli, il est battu dans la première circonscription des Hauts-de-Seine (Colombes, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne).
De 1986 à 1999, il est président du groupe FN au conseil régional d'Île-de-France.. En tant que secrétaire national du FN chargé des élus, il met en place en 1989 une association d’élus destinée à coordonner le travail des conseillers municipaux du FN.. La même année, il est élu conseiller municipal de Colombes ; il conserve ce mandat jusqu'en 2001. En , il est chargé des affaires européennes dans le contre-gouvernement du FN supervisé par Jean-Claude Martinez..
Plusieurs fois poursuivi dans les années 1990, notamment par le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) au titre de la loi Gayssot, Jean-Yves Le Gallou obtient toujours gain de cause....
Élu député européen lors des élections de 1994, il siège au sein des commissions des budgets et du contrôle budgétaire.. Il reste parlementaire européen jusqu’à la fin de la , en 1999.
Au Mouvement national républicain Proche de Bruno Mégret, il participe en 1998 à la scission du FN qui donne naissance au MNR. En , il obtient le poste de délégué général du nouveau FN-MN mégrétiste, qui deviendra le MN puis le MNR. Partisan de la préférence nationale, le MNR entend opposer un projet d’ face à l’, et faire face à ce que Jean-Yves Le Gallou et Jean-François Galvaire désignent, lors de la seconde université du mouvement à Plomelin en , comme une Le Monde, 27 août 2000, cité dans .. À la fin de l’année 2002, Jean-Yves Le Gallou renonce à ses responsabilités au sein du parti tout en en demeurant membre, et reste jusqu'en 2004 président du groupe MNR au conseil régional d'Île-de-France..
Activisme à l'extrême droite radicale
En , il crée la Fondation Polémia avec notamment Xavier Caïtucoli, Grégoire Dupont-Tingaud et Philippe Schleiter, autres anciens du MNR... Il organise dans ce cadre chaque année, à Paris, la cérémonie des Bobards d'or, événement visant à discréditer les journalistes et leur travail, et les Journées de la dissidence.
David Doucet et Dominique Albertini notent ainsi que . Sa fondation Polémia est pour lui ; lui-même se donne pour devise : .
De à 2016., il est le coordonnateur du Bulletin de réinformation quotidien de Radio Courtoisie. Brouillé avec Henry de Lesquen, il déclare que celui-ci , et que .
En 2011, il participe à l'université d'été du Bloc identitaire, qui se tient dans la Domus Europa, à Roquefavour.
Il prétend avoir trouvé l'idée du site Boulevard Voltaire, qu'il aurait soufflée à Robert Ménard à l'occasion d'une réunion de Polémia..
En 2012, il s'associe au projet « Notre antenne », porté par Gilles Arnaud et Philippe Milliau.. Avec Yvan Blot, il pousse Milliau à refuser tout financement russe et à s'orienter vers un autre modèle.. TV Libertés naîtra en 2014 ; il y anime une émission de critique des médias nommée I-media . Le de la même année, il cofonde, avec Philippe Conrad et Bernard Lugan, l'Institut Iliade, qui se veut . Selon Jean-Yves Camus, il s'agit d'.
Il lance en l'« Observatoire des journalistes et de l'information médiatique » (OJIM, devenu « Observatoire du journalisme » en 2017) avec Claude CholletAbel Mestre et Caroline Monnot, Jean-Yves Le Gallou lance un Acrimed d’extrême droite, 9 octobre 2012..Henri Maler et Olivier Poche, Quand l’extrême-droite s’essaie à la critique des « merdias », section L’OJIM, sous-Marine ?, Acrimed, 16 février 2015.
Dominique Albertini relève qu'en , Jean-Yves Le Gallou a conseillé Marine Le Pen dans le cadre d’un débat télévisé face à Manuel Valls et qu’..
Le , Dominique Venner se suicide après avoir déjeuné avec quatre amis proches, dont Le Gallou. Celui-ci prend la parole lors de l'hommage qui est rendu à Venner le suivant, et s'attache dès lors à diffuser le message qu'il lui attribue, . En septembre de la même année, il participe ainsi à l'université d'été de Casapound. Le , il prend la parole lors de la manifestation organisée à Paris par le parti Souveraineté, identité et libertés (SIEL).
Il est membre des Horaces, think tank proche du Rassemblement national, lors des débuts du think tank.
En 2022, StreetPress le présente comme , .
Campagne présidentielle d'Éric Zemmour Critique de la stratégie de dédiabolisation et du « politiquement correct » de Marine Le Pen, Jean-Yves Le Gallou soutient Éric Zemmour pour l'élection présidentielle de 2022, estimant que l’éditorialiste pourrait rassembler un plus large électorat, touchant des électeurs LR, des identitaires et des abstentionnistes.. En , il rejoint le comité politique de la campagne d'Éric Zemmour... Deux de ses très proches obtiennent des postes stratégiques auprès du candidat : Grégoire Dupont-Tingaud, au maillage territorial du nouveau parti Reconquête, et Philippe Schleiter, à la préparation des élections législatives.. Pour Jean-Yves Camus, ce soutien apporté par Le Gallou et la Nouvelle Droite ne vise pas tant à une victoire électorale immédiate, qu'à une « guerre culturelle » devant permettre l'union des droites autour d'un Rassemblement national déclinant les idées libérales-identitaires de Marion Maréchal, et à convaincre le public de droite des « dangers de l’immigration » et par conséquent de la nécessité d'une « remigration ».
Vie privée Il est l'époux d'Anne-Laure Blanc, fille de l'ancien Waffen-SS Robert Blanc, candidate FN aux élections législatives de 1988 dans la des Hauts-de-Seine., ancienne responsable de Terre et Peuple., présidente de Solidarité pour tous., trésorière de la section Île-de-France du groupe scout d'extrême droite Europe-Jeunesse, et autrice de livres pour enfants.