Paris, je t’aime est un film à sketches franco-américain co-réalisé par vingt-deux réalisateurs, sorti en 2006.

Le film est le premier de la franchise Cities of Love. Il fut présenté dans la catégorie « Un certain regard » au Festival de Cannes 2006.

Concept Ce film est une suite de dix-huit courts-métrages réunis sous forme de chapitres qui traitent tous des rencontres amoureuses dans un quartier de Paris. Chacun des courts-métrages est filmé par un ou plusieurs réalisateurs différents et joué par des acteurs qui n'apparaissent pas dans les autres parties, sauf dans la séquence finale du film. Chaque cinéaste a dû se soumettre à plusieurs contraintes : respecter la durée de chaque chapitre (environ 6 minutes), se restreindre à un seul quartier/arrondissement et filmer en deux jours.

L'ensemble couvre dix-huit des vingt arrondissements de Paris. Les courts-métrages portant sur les et ont été tournés mais n'ont pas été intégrés au montage pour des raisons d'enchaînement des histoires.

Fiche technique générale Titre original : Paris, je t'aime Sous-titre : Un film collectif. Petites romances de quartiers... Musique originale : Pierre Adenot Mixage : Vincent Tulli Réalisation des séquences de transitions : Emmanuel Benbihy et Frédéric Auburtin Supervision du montage : Simon Jacquet et Frédéric Auburtin Production : Claudie Ossard et Emmanuel Benbihy Coproduction : Burkhard von Schnk Production exécutive : Chris Bolzli et Gilles Caussade Sociétés de production : Victoires International et Pirol Film Production, avec la participation de : Canal+ Société de distribution : La Fabrique de films (France) ; First Look Pictures (États-Unis) ; Maple Pictures (Canada) Budget : Format : couleur - 1,85:1 - 35 mm Pays de production : Langues originales : français, anglais, chinois, espagnol, afrikaans Durée totale : 115 minutes Dates de sortie : France : Belgique :

Les dix-huit sketches Montmartre ()

Synopsis Cherchant à se garer à Montmartre, un automobiliste finit par trouver une place. Il s'interroge sur le sens de sa vie et les raisons de son célibat, lorsqu'il suit du regard une femme qui s'évanouit à proximité. Lui venant en aide, il l'allonge sur la banquette arrière de sa voiture et entame la conversation. Lorsqu'elle se rétablit il lui propose de la conduire où elle le souhaitera.

Fiche technique Réalisation et scénario : Bruno Podalydès Durée : 6 minutes Langue originale : français

Distribution Bruno Podalydès : l'automobiliste Florence Muller : la jeune femme Hervé Pierre : le médecin

Quais de Seine ()

Synopsis Trois jeunes garçons s'amusent à harceler les filles qui passent sur les quais de Seine. François est mal à l'aise et ne participe pas aux joutes « viriles » de ses deux compagnons qui de toutes façons n'ont aucun succès. Il croise le regard de Zarka — une jeune et belle adolescente voilée —, qui déjeune à côté et observe sans un mot leur attitude. Zarka s'en va et trébuche, se blessant à la main. François lui vient en aide : ils échangent quelques mots, et échangent leurs points de vue sur le port du voile islamique. Zarka doit se rendre à la mosquée et quitte François, qui décide de venir l'attendre à la sortie. Il la retrouve en compagnie de son grand-père avec lequel il engage une conversation cordiale. Ce dernier après l'avoir jugé du regard, lui propose de faire quelques pas dans la même direction.

Fiche technique Réalisation et scénario : Gurinder Chadha Co-scénariste : Paul Mayeda Berges Durée : 6 minutes Langue originale : français

Distribution Cyril Descours : François Leïla Bekhti : Zarka Julien Béramis : Arnaud Thomas Dumerchez : Manu Daniely Francisque : la fille noire n°1 Audrey Fricot : la fille noire n°2 Salah Teskouk : le grand-père de Zarka

Lieux de tournage jardin Tino-Rossi jardin des Plantes entrée de la Grande Mosquée de Paris, rue Geoffroy-Saint-Hilaire

Le Marais ()

Résumé Marianne, une photographe, et Gaspard, son assistant, arrivent chez un imprimeur du Marais pour effectuer des travaux sur certains tirages. Gaspard croise le regard d'un apprenti, Elie, pour lequel il ressent une vive et soudaine attirance s'apparentant à un coup de foudre. Il lui déclare son état et son impression d'avoir trouvé sa moitié, mais la discussion est surtout un monologue car Elie est peu bavard. Gaspard lui donne son numéro de téléphone et s'en va. Elie avoue alors à l'imprimeur qu'il n'a rien compris à la conversation car il ne parle pas bien le français. Mais troublé, il part en courant dans les rues de Paris à la recherche de Gaspard.

Fiche technique Réalisation et scénario : Gus Van Sant Durée : 6 minutes Langues originales : français, anglais

Distribution Marianne Faithfull : Marianne Elias McConnell : Elie Gaspard Ulliel : Gaspard Christian Bramsen : l'imprimeur

Lieux de tournage rue du Roi-de-Sicile rue des Écouffes place des Vosges

Autour du film Paris est montré dans le film comme un monde où se trouve une organisation entre , où tout le monde parle français. Le personnage américain y est donc comme décalé. Le film est jugé par Stéphane Bouquet et Jean-Marc Lalanne dans le livre qu'ils consacrent à Gus Van Sant. Ils notent que c'est surtout pour le réalisateur l'occasion de montrer la transformation physique d'adolescent à jeune adulte d'Elias McConnell qui jouait dans Elephant trois ans auparavant, ainsi que de faire tourner la chanteuse Marianne Faithfull et Gaspard Ulliel qu'il a découvert dans le film d'André Téchiné Les Égarés.

Tuileries ()

Synopsis À la station de métro Tuileries, un touriste étranger sortant visiblement du musée du Louvre consulte son guide de Paris sur le quai. Il échange un regard avec une jeune femme située sur l'autre quai, en train d'embrasser son copain, ce qui suscite la colère de ce dernier. Elle tente de le calmer, mais au passage de la rame la jeune femme change de quai et vient embrasser goulûment le touriste surpris. Le copain la rejoint sur l'autre quai et après avoir frappé plusieurs fois le touriste et vidé son sac de souvenirs du Louvre, avoue être maintenant calmé. Le couple de jeunes amoureux repart, laissant l'homme à terre, couvert des cartes postales de La Joconde.

Fiche technique Réalisation et scénario : Joel et Ethan Coen Durée : 6 minutes Langues originales : français (parlé), anglais (vues de texte dans le guide)

Distribution Steve Buscemi : le touriste Julie Bataille : Julie Axel Kiener : Axel Gulliver Hecq : l'enfant dans le métro Frankie Pain : la mère dans le métro

Lieux de tournage Si la scène est censée se dérouler à la station de métro des Tuileries, c'est la station Porte des Lilas, dédiée aux tournages cinématographiques, qui a été utilisée.

Loin du ()

Synopsis Ana se réveille à l'aube en grande banlieue et confie son bébé dans une crèche. Avant de le quitter elle doit le calmer en lui chantant une comptine : . (littéralement « Quelle jolie menotte »). Elle effectue alors un long trajet en transports en commun pour se rendre dans un grand appartement du où elle est employée de maison. Sans même un regard, la patronne lui laisse en charge son bébé, en lui annonçant qu'elle rentrera une heure plus tard le soir. Dès la mère partie, le bébé se met à pleurer. Ana réitère sa comptine pour calmer cet enfant qui n'est pas le sien, avec la même tendresse.

Fiche technique Réalisation et scénario : Walter Salles et Daniela Thomas Durée : 5 minutes Langues originales : français, espagnol (la comptine)

Distribution Catalina Sandino Moreno : Ana Marina Moncade : la mère bourgeoise

Lieux de tournage entrée de service de l'appartement du 37, rue Decamps

Porte de Choisy ()

Synopsis Monsieur Henny, représentant de commerce pour produits capillaires, doit faire le tour de son nouveau secteur du quartier Chinois. Cela débute par une entrée en la matière difficile chez Madame Li.

Fiche technique Réalisation et scénario : Christopher Doyle en collaboration avec Gabrielle Keng Peralta et Rain Kathy Li Durée : 5 minutes Langues originales : français, mandarin

Distribution Barbet Schroeder : Monsieur Henny Li Xin : Madame Li Xing Xing Chen : la femme chinoise âgée Hélène Patarot : la femme chinoise masquée Aurélien Blain-King : Le moine bouddhiste

Lieux de tournage dalle des Olympiades

Bastille ()

Synopsis En attendant sa femme dans un restaurant, Sergio se remémore les petits détails concernant sa femme qui, après tant d'années, continuent à l'émouvoir, mais aussi les défauts qui l'agacent profondément, comme sa manie de remettre chaque année ce trench rouge qu'elle dit pourtant ne plus aimer. Sergio veut se séparer et a décidé de l'annoncer à sa femme au cours du repas. Mais lorsque celle-ci arrive, elle est en pleurs et lui annonce être en phase terminale d'une leucémie subite. Il renonce immédiatement à son projet de séparation, rompt avec sa maîtresse et accompagne son épouse, dont il retombe peu à peu amoureux, jusqu'à sa mort. Sergio restera toujours ému par le passage d'un trench rouge qui lui rappellera sa défunte femme.

Fiche technique Réalisation et scénario : Isabel Coixet Durée : 5 minutes Langue originale : français

Distribution Sergio Castellitto : Sergio, le mari Miranda Richardson : la femme de Sergio Javier Camara : le cancérologue Leonor Watling : Marie-Christine, la maîtresse Emilie Ohana : la jeune fille au trench rouge Emmanuel Finkiel : voix-off

Lieux de tournage restaurant Le Square Trousseau, à l'angle de la rue Antoine Vollon et de la rue Théophile Rousseau.

Place des Victoires ()

Synopsis Suzanne pleure la mort de son jeune fils Justin. Prise d'hallucinations, elle croit entendre sa voix et s'enfuit de son appartement de la place des Victoires à sa poursuite. Elle finit par s'effondrer, seule et désespérée dans la rue. Un cow-boy arrive à cheval et lui demande si elle a le courage de le suivre pour revoir son fils. Elle dit oui et son fils arrive au milieu d'autres enfants qui jouent. Elle peut l'étreindre, mais celui-ci lui demande de le laisser partir avec le cow-boy. Elle finit par accepter, et elle le regarde la quitter. Son mari la rejoint et l'embrasse tendrement. Elle semble maintenant apaisée et elle sourit.

Fiche technique Réalisation et scénario : Nobuhiro Suwa Durée : 5 minutes Langues originales : français, anglais

Distribution Juliette Binoche : Suzanne Martin Combes : Justin, l'enfant disparu Willem Dafoe : le cow-boy Hippolyte Girardot : le père Roxane Pelicier : Isis, la grande sœur

Lieux de tournage place des Victoires devant la basilique Notre-Dame-des-Victoires

Tour Eiffel ()

Synopsis On demande au petit Jean-Claude, un cartable démesuré sur le dos, de raconter comment ses parents se sont rencontrés. Son père mime était célibataire et trainait une vie triste et solitaire. Ses mimes ne faisaient rire que lui et sur la porte de son logement, on pouvait lire un tag « Sale con de mime ». Jusqu'au jour où ses singeries excessives le font incarcérer au poste de police. Il y fait la rencontre d'une autre mime triste.

Fiche technique Réalisation et scénario : Sylvain Chomet Effets spéciaux : Pieter Van Houtte et Ralph Schoenmaker Durée : 6 minutes Langue originale : français

Distribution Paul Putner : le mime Yolande Moreau : la mime Dylan Gomond : le petit Jean-Claude Isabelle Patey : la contractuelle Emmanuel Layotte : le garçon de café Madeleine Malroux : la femme café #1 Simone Malroux : la femme café #2 Alexandre Bourguignon : le clochard

Lieux de tournage parc au pied de la Tour Eiffel extrémité ouest de la rue de l'Université restaurant Le Vauban, place Vauban

Parc Monceau ()