La légère du désert () est une unité syrienne au service du mandat français sur la Syrie, en garnison à Dmeir (ou Doumeir). Créée en 1927 sous le nom de méhariste (), elle est dissoute à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

À partir de sa formation, la méhariste fait partie des troupes auxiliaires syriennes, devenues en 1930 troupes spéciales du Levant. Renommée légère du désert en 1936 et renforcée de véhicules motorisés, elle est dissoute en .

Création et différentes dénominations

: formation de la méhariste () : dissolution : devient légère du désert () : reddition de la : nouvelle formation de la : redevient : dissoute

Historique

Formation La méhariste est formée le à partir du peloton de la méhariste stationné à Dmeir, renforcé par un peloton venu de la méhariste.

Les compagnies méharistes sont dissoutes le et deviennent le des compagnies légères du désert après fusion avec les pelotons de l'escadron d'auto-mitrailleuses légères du désert.

Seconde Guerre mondiale Lorsque le régime de Vichy décide de se rapprocher des Allemands en soutenant la révolte irakienne, les Britanniques et les forces françaises libres du général de Gaulle considèrent l'invasion du Levant français. Le , les cadres des pelotons motorisés et quelques uns des pelotons montés de la , groupés autour du capitaine Fourrier commandant la , rejoignent la France libre, emportant une grande partie de l'équipement de la compagnie. Les méharistes syriens refusent de suivre l'aventure de leur commandant français et rejoignent leurs foyers. La compagnie, neutralisée de fait, est néanmoins considérée comme unité combattante lors de l'invasion alliée.

Les compagnies méharistes sont recréées par les forces françaises libres le et reprennent leur nom de compagnies légères du désert le .

Disparition Lors de la crise antifrançaise de fin mai 1945, les CLD ne sont initialement pas concernées par l'insurrection, qui se concentrent dans les villes syriennes. Cependant, après l'ultimatum britannique du qui consacre la défaite de la France, les Syriens commencent à déserter en masse. Le , six officiers et quatre sous-officiers français de la sont assassinés à Dmeir par leurs méharistes. La compagnie est dissoute le .

Organisation La compagnie est initialement organisée est plusieurs pelotons montés ou portés, un groupe de mitrailleuses parfois servies par des tirailleurs algériens et un groupe de commandement.

Après 1936, la compte un peloton motorisé et seulement deux pelotons méharistes, renforcés par un troisième en . Début 1941, la compagnie est organisée avec un groupe de commandement, trois pelotons méharistes, deux pelotons motorisés sur camionnettes (créés le ), un peloton d'automitrailleuses et un peloton à pied. Les véhicules sont des automitrailleuses légères Chenard ou Hotchkiss, des camionnettes Berliet ou Ford et une voiture de liaison Ford et un ou deux camions-ateliers.

Après 1941, la dotation en véhicule est renforcée de camionnettes Dodge. Les CLD reçoivent toutes la même organisation : un peloton d'automitrailleuses, un peloton porté, un peloton monté et un peloton hors rang.

Insigne L'insigne, réalisé dans les années 1930, présente un méhariste passant devant une étoile sur un fond bleu nuit, inscrit dans un croissant. Méhariste, étoile et croissant sont dorés. Le croissant porte la devise toujours tout droit en arabe.

Après le ralliement, un nouvel insigne est refrappé avec le doré remplacé par de l'argenté et une croix de Lorraine devant le chameau du méhariste.

Personnalités ayant servi à la

Pierre Fourrier, compagnon de la Libération, commande la de 1935 à 1941

Pierre de Hauteclocque, compagnon de la Libération Charles Lacheroy, théoricien de la guerre révolutionnaire Roger Lavenir, compagnon de la Libération

Références

Bibliographie . .

Articles connexes Histoire de la Syrie Liste des unités des forces françaises libres Grades de l'Armée de terre française

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