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Guillaume-Jérôme de Formigier de Beaupuy né le a Coux-et-Bigaroque et mort le à Wandignies-Hamage, noble français et officier des Gardes du Corps du roi sous l'Ancien Régime. Fidèle à la monarchie, il participe aux guerres de l'émigration au sein de L'armée des émigrés puis il reprendra du service en France sous la Restauration.
Biographie
Origines et jeunesse Messire Guillaume-Jérôme de Formigier de Beaupuy naquit le au Repaire de la Brunie, paroisse du Coux-Bigorgne, diocèse de Sarlat. Il était le fils de Messire Pierre, seigneur de Beaupuy, ancien officier au régiment de Penthièvre, et de feue Pétronille de Vaquier, native de Sarlat. Dès l'âge de douze ans, il fut admis Page du Roi, marquant ainsi le début de son engagement militaire et de sa loyauté envers la monarchie.
Mariage Le , à l'âge de 22 ans, Guillaume-Jérôme épouse Marie-Aldegonde-Joseph Le Thierry d'Ennequin, dame de la Boutillerie, née en 1767 à Lille. Elle est la fille de Jacques-Joseph Le Thierry, seigneur d'Ennequin (actuel quartier de Loos à Lille )et de la Boutillerie, et de Marie-Anne-Françoise de Bonneval. Le mariage est célébré en présence de nombreux témoins, notamment des membres de l'aristocratie militaire.
Marie-Aldegonde est issue d'une famille de la noblesse du Nord, et leur union renforce l'ascension sociale et la position de la famille Formigier de Beaupuy. Ensemble, ils auront trois enfants:
Carlos, né à Lille le , qui devient Chevalier de la Légion d'Honneur et adjoint au maire de Lille. Valérie, née à Lille en 1788, qui épousera Louis-Désiré-Joseph Mottez. Marie, née en 1790 et décédée en 1791.
Fin de vie Après une carrière militaire marquée par les guerres napoléoniennes, Guillaume-Jérôme se retire en 1815 à Wandignies-Hamages, près de Marchiennes, dans le Nord de la France. Grâce à sa pension royale, il mène une vie tranquille, loin des tumultes politiques de la Restauration. Il décède à l'âge de 95 ans, le , après une retraite paisible. Son décès marque la fin de son engagement dans la vie publique et le début d'une nouvelle ère pour sa famille.
Carrière militaire
Service du roi Le , Guillaume-Jérôme fut reçu dans les Gardes du Corps du Roi, compagnie de Villeroy. Cette unité d’élite, chargée de la protection rapprochée du roi, représentait le sommet de la hiérarchie militaire pour un noble. Il servait aux appartements royaux du château de Versailles lors des journées des 5 et 6 octobre 1789, lorsque la foule révolutionnaire envahit les lieux, obligeant la famille royale à quitter le château sous escorte. Cet événement marqua profondément Guillaume-Jérôme, qui resta fidèle à la monarchie malgré les bouleversements qui allaient suivre.
Service dans les armées royalistes en exil Face aux menaces croissantes contre les défenseurs du roi, il choisit l’exil en et rejoignit la compagnie du duc de Gramont à Coblence, un des principaux centres de regroupement des émigrés royalistes. Là, il s’intégra à l’armée des Princes, dirigée par Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé.
Guillaume-Jérôme participa ensuite aux campagnes de 1792 avec l'Armée des Princes, un groupe d'émigrés soutenus par les puissances étrangères telles que les Prussiens et les Autrichiens. Il fit également partie des campagnes suivantes, en 1795, 1796 et 1797, en tant que membre de l'Armée de Condé. Cette armée, dirigée par les membres de la famille royale, avait pour objectif de restaurer la monarchie en France, mais elle ne réussit pas à contrer les forces républicaines.
Après la Révolution, l'armée des émigrés, dont Guillaume-Jérôme faisait partie, il fut incorporée dans les rangs de l'armée russe en 1799. Il servit dans le du régiment noble à cheval du Duc de Berry (avec la fin de la Première Coalition, l'armée de Condé passe au service du tsar Paul de Russie) et participa aux campagnes de 1799 et 1800, poursuivant sa lutte contre la Révolution et pour la monarchie.
Retour en France et fin de Carrière En 1814, après plusieurs années de lutte dans les armées royalistes et les campagnes à l'étranger, notamment au sein de l'Armée des Princes et dans les rangs de l'armée russe, Guillaume-Jérôme revint en France lors de la Restauration de la monarchie avec le retour de Louis XVIII sur le trône.
Il réintégra alors le Corps des Gardes du Corps comme Marechal-des-Logis dans la , le . Quelques mois plus tard, il fut fait Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis le , en reconnaissance de ses services. Il fut rapidement promu chef d'escadron, puis major le . Cependant, après les événements de Mars 1815, quand Napoléon Bonaparte échappa de l'île d'Elbe et débarqua en France, Guillaume-Jérôme, fidèle à la monarchie légitime, rejoignit l'armée royale pour soutenir le roi. Il se rendit à Compiègne le , mais, comme beaucoup d'autres, il se retrouva confronté à la Seconde Restauration de Napoléon lors des Cent-Jours.
À la suite de la défaite de Napoléon à Waterloo, Guillaume-Jérôme de Beaupuy fut réintégré dans la Garde du Corps du roi sous le nouveau gouvernement royal. Il reçut, après la fin des Cent-Jours, une pension de retraite et fut mis à la retraite en 1816 comme Lieutenant-colonel, avec une pension annuelle de . Il se retira dans le village de St Cyprien, en Dordogne, où il vécut auprès de sa sœur, Marie, jusqu'à sa mort en 1837.
Durant ses dernières années, Guillaume-Jérôme se consacra à ses enfants et petits-enfants, racontant ses souvenirs de l'époque de la royauté et des événements qui marquèrent son parcours militaire, notamment sa proximité avec la famille royale et ses expériences à Versailles. Il mourut le à Wandignies-Hamages, dans le Nord de la France, à l'âge de 95 ans.On dit que ses dernières paroles furent une prière pour son roi, et qu’avec cette prière, son âme s’envola.
Distinctions et héritage Guillaume-Jérôme de Formigier de Beaupuy est reconnu pour son rôle militaire et son engagement durant les tumultueuses années de la Révolution française et des guerres napoléoniennes. Bien que ses biens aient été confisqués durant la Révolution. En reconnaissance de son service, il reçoit plusieurs distinctions, notamment la Légion d'honneur et l'Ordre royal de Saint-Louis.
Par son testament en date du , il léguait a la cure de Wandignies, et laissa environ a ses enfants (ce qui fait dans les actuels).
Sa tombe, située dans le cimetière de Wandignies-Hamage, est un témoin de son statut noble et militaire, recouverte d'une dalle de marbre noir. Distinctions
Notes et références
Catégorie:Noble français