Cette liste recense les élections nationales organisées durant l'année 2025. Elle inclut les élections parlementaires et présidentielles dans les États souverains, ainsi que les référendums.
Les scrutins infra-nationaux sont répertoriés dans la liste d'élections infranationales en 2025.
Commentaires généraux Les élections législatives en Allemagne en février voient la défaite des sociaux-démocrates (SPD) du chancelier sortant Olaf Scholz, les conservateurs de l'alliance CDU/CSU arrivant en tête avec un tiers des sièges. Face à la percée de l'extrême-droite qui arrive deuxième devant les sociaux-démocrates, le nouveau chancelier Friedrich Merz (CDU) forme une « grande coalition » avec le SPD. L'extrême-droite progresse en Tchéquie, où les élections d'octobre produisent un gouvernement de coalition de partis de droite populiste et d'extrême-droite, en au Chili, où le candidat pinochétiste José Antonio Kast est élu président en décembre.
En Roumanie en mai se tient une nouvelle élection présidentielle, la précédente ayant été annulée par la Cour constitutionnelle en raison d'ingérences russes massives en faveur du candidat d'extrême-droite. Le candidat de centre-droit Nicușor Dan est élu. Les ingérences russes dans la campagne électorale en Moldavie en septembre, prenant notamment la forme de désinformations pour favoriser les candidats de la droite pro-russe, ne sont pas non plus couronnées de succès ; le Parti action et solidarité de la présidente de centre-droit Maia Sandu conserve sa majorité absolue des sièges. À l'inverse, l'ingérence des États-Unis dans les élections au Honduras en novembre porte ses fruits. Le président américain Donald Trump menace de couper les aides au pays si les citoyens n'élisent pas le candidat de droite populiste Nasry Asfura ; celui remporte une courte victoire.
Une alternance démocratique résulte des élections aux Samoa en août, au Malawi en septembre, aux Seychelles en septembre et en octobre, en Bolivie en octobre, en Chypre du Nord en octobre, et à Saint-Vincent-et-les-Grenadines en novembre. En Corée du Sud, l'élection présidentielle anticipée en juin fait suite à la tentative d'auto-coup d'État du président de droite Yoon Suk-yeol, et à sa destitution. Elle est remportée par le candidat de centre-droit Lee Jae-myung.
Des simulacres d'élections ont par ailleurs lieu dans des États non-démocratiques, où aucune candidature d'opposition n'est permise, ou bien où l'opposition est réprimée. C'est le cas en Biélorussie en janvier, où le président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, est formellement reconduit pour un septième mandat. C'est le cas également au Tadjikistan en mars, au Vénézuela en mai, au Burundi en juin, en Égypte en août, au Cameroun en octobre, et en Tanzanie en octobre. En Guinée, la junte ne tolère aucune campagne d'opposition lors du référendum entérinant le nouveau régime en septembre. En Guinée-Bissau, un coup d'État empêche la déclaration des résultats des élections de novembre.
none|thumb|upright=2 |Carte du monde indiquant les pays organisant des élections ou des référendums nationaux :
Par mois Janvier Date Pays Élections Contexte Résultats Présidentielle Suffrage indirect Joseph Aoun (indépendant) est élu président après 2 ans de vacance présidentielle.Législatives tour. La Convention pour le renouveau des Comores (centre-gauche), parti du président Azali Assoumani, remporte une large majorité absolue des sièges dès le tour avec 31 sièges sur 33, dans un scrutin boycotté par l'opposition et entaché de graves irrégularités. Présidentielle Le président Zoran Milanović (officiellement indépendant mais de fait le candidat du Parti social-démocrate de Croatie : centre-gauche, troisième voie) est réélu avec 74,7 % des voix face à Dragan Primorac (Union démocratique croate : droite national-conservatrice).LégislativesParlement sans majorité. Le Parti des dirigeants (attrape-tout) y obtient la majorité relative, avec moins d'un cinquième des sièges. Son chef, Jotham Napat, devient Premier ministre, formant un gouvernement de coalition de cinq partis, dont le parti Mouvement de réunification pour le changement du Premier ministre sortant Charlot Salwai.25 Présidentielle Scrutin indirectKonstantínos Tasoúlas est élu au quatrième tour à 67,5% des voix.PrésidentielleLa Biélorussie n'est généralement pas considérée comme une démocratie. Aucune candidature d'opposition n'est autorisée.Alexandre Loukachenko (indépendant) est déclaré réélu pour un septième mandat avec 86,8 % des voix, face à quatre candidats de figuration, affiliés au gouvernement.
Février Date Pays Élections Contexte RésultatsPrésidentielle et législatives de la présidentielle et tour unique des législatives.Parlement sans majorité. À égalité, le Mouvement de la révolution citoyenne (gauche radicale) et l'Action démocratique nationale (droite conservatrice et néo-libérale) disposent chacun d'un peu moins de la moitié des sièges à l'Assemblée nationale, le Pachakutik (gauche indigéniste et éco-socialiste) et le Parti social-chrétien (droite conservatrice et néo-libérale) ayant l'essentiel des sièges restants. Législatives Parlement sans majorité. La coalition menée par le parti Autodétermination (gauche populiste) du Premier ministre Albin Kurti recule mais conserve la majorité relative des sièges.LégislativesParlement sans majorité. L'Union patriotique (VU, centre-droit chrétien conservateur) y conserve la majorité relative des sièges.Brigitte Haas devient la première femme chef de gouvernement du pays, après la reconduction de la coalition entre la VU et le Parti progressiste des citoyens (droite conservatrice).Référendum Un projet soumis à la votation. L'objet de l'initiative populaire est largement rejeté par la population et tous les cantons.Présidentielle tourÉlection anticipée Le président par intérim Badra Gounba (indépendant pro-russe) arrive en tête du avec 47,8 % des voix. Il affronte Adgour Ardzinba (Mouvement populaire pour le changement) arrivé en deuxième place avec 38,0 %, dans un second tour le .SénatorialesPremières élections sénatoriales de l'histoire du pays. Élections au suffrage indirect. Dans un scrutin boycotté par une partie de l'opposition, le parti du président Faure Gnassingbé, l'Union pour la République (droite nationale conservatrice), remporte la quasi-totalité des sièges à pourvoir.Législatives Élections anticipées à la suite de la rupture de la coalition d'Olaf Scholz en . Parlement sans majorité. L'alliance CDU/CSU (droite conservatrice chrétienne-démocrate et libérale en économie) remporte la majorité relative avec un tiers des sièges. Le parti Alternative pour l'Allemagne (extrême-droite national-conservatrice, populiste, complotiste, libérale en économie) est deuxième, devançant le Parti social-démocrate (centre-gauche social-libéral, progressiste, troisième voie) du chancelier sortant.Le président de la CDU Friedrich Merz devient chancelier fédéral à la tête d'une « grande coalition ».SénatorialesDernières élections de la transition du pays, après la mort de l'ancien président Idriss Deby.Premières élections sénatoriales de l'histoire du pays. Élections au suffrage indirect. Sans surprise, le Mouvement patriotique du salut du président Mahamat Idriss Déby (parti attrape-tout nationaliste) remporte la quasi intégralité des sièges.
Mars Date Pays Élections Contexte RésultatsPrésidentielle tour. Élection anticipée en raison de la démission d'Aslan Bjania, suivant un accord avec les ayant envahi le palais présidentiel en .L'Abkhazie est un des territoires géorgiens occupés par la Russie, et que la Russie prétend reconnaître comme un État souverain.Badra Gounba (Indépendant, pro-russe et appuyé par le Kremlin) est élu avec 54,7 % des voix face à Adgour Ardzinba (Mouvement populaire).LégislativesLe Tadjikistan est considéré par Freedom House comme l'un des États les moins démocratiques au monde. Les médias et les opposants politiques sont réprimés, les élections sont entachées de fraudes, et « la corruption est endémique », enrichissant la famille du président Emomali Rahmon "Freedom in the world 2024: Tajikistan", Freedom House.Le Parti démocrate populaire (étatiste, laïc, autoritaire) conserve sa majorité écrasante des sièges.LégislativesIl n'existe pas de partis politiques : Tous les candidats se présentent en indépendants.Presque tous les députés sortants sont réélus.SénatorialesScrutin indirect et nominations. Renouvellement de la moitié du Conseil de la nation. En très net baisse, le Front de libération nationale (centre-gauche social-libéral) demeure le premier parti à la chambre haute.LégislativesLe Parti uni du peuple (centriste, christianisme social-démocrate) conserve sa large majorité absolue des sièges. Johnny Briceño demeure Premier ministre, pour un second mandat.
Avril Date Pays Élections Contexte RésultatsPrésidentielleL'élection fait suite au coup d'État de 2023 et à l'introduction d'une nouvelle Constitution.Brice Oligui Nguema (Indépendant), chef de la junte, est élu avec 90,4 % des voix face aux sept autres candidats.PrésidentielleLe président Daniel Noboa (Action démocratique nationale : droite conservatrice, libérale en économie) est réélu avec 55,9 % des voix face à Luisa González (Mouvement de la révolution citoyenne : gauche socialiste et progressiste).Référendum constitutionnelLes citoyens sont appelés à se prononcer, séparément, sur sept propositions d'amendements constitutionnels. Six des sept amendements à la Constitution sont approuvés à la majorité qualifiée de deux tiers des suffrages exprimés malgré un taux de participation très bas.LégislativesÉlections anticipées à la suite de la nomination du nouveau Premier ministre, Mark Carney.Parlement sans majorité. Le Parti libéral (centre à centre-gauche, social-libéral, progressiste, troisième voie) accroît sa majorité relative des sièges, frôlant la majorité absolue. Mark Carney demeure Premier ministre. LégislativesAlternance. Le Congrès national uni (centre-gauche chrétien-démocrate, troisième voie) remporte une majorité absolue des sièges. Kamla Persad-Bissessar devient Première ministre.
Mai