Cet article présente les faits marquants du mois de juillet 2010 en Afrique.

Dimanche Selon l'écrivain et ambassadeur de France au Sénégal, sur le départ, Jean-Christophe Rufin, à une radio sénégalaise (Radio Futurs Médias), le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, « est très influent sur les questions africaines », tandis que le ministère des Affaires étrangères est . Selon lui, alors que le président Nicolas Sarkozy, n'est , mais il « n'est pas forcément un connaisseur de l'Afrique, il traite ces dossiers comme il en traite beaucoup d'autres, à la préfectorale. Mais bon, le Zambèze et la Corrèze, ce n'est pas tout à fait la même chose ».

Mardi Le président français, Nicolas Sarkozy, annonce aux dirigeants de treize anciennes colonies françaises en Afrique, l'alignement des pensions de tous les anciens combattants, résidant à l'étranger, quelle que soit leur nationalité : . Dans une décision rendue le , le Conseil constitutionnel avait estimé non contraire au principe d'égalité que les pensions soient différentes, selon que l'ancien combattant réside en France ou à l'étranger.

Mercredi Treize pays africains, célébrant les 50 ans de leur indépendance, ont envoyé des soldats pour le défilé militaire du à Paris. Plusieurs ONG ont dénoncé la présence, dans les contingents africains, de « criminels » ou , ce que l'Élysée a démenti : .

Lundi Union africaine : dans le cadre du programme Paix et sécurité, le président Jean Ping, a nommé Ambassadeurs de la paix plusieurs personnalités africaines afin de soutenir . Parmi ces personnalités figurent les musiciens malien et sénégalais Salif keïta et Youssou N’Dour, les prix Nobel de la paix Desmond Tutu et Wangari Maathai et le footballeur ghanéen Michael Essien.

Dimanche Le président ougandais Yoweri Museveni annonce, à l'ouverture d'un sommet de l'Union Africaine à Kampala, plusieurs « arrestations » de responsables du double attentat du . Il appelle l'Union africaine à les « terroristes » islamistes étrangers ajoutant , faisant ainsi porter plus spécifiquement la responsabilité du double attentat sur les jihadistes étrangers qui ont renforcé ces derniers mois les rangs des insurgés shebab en Somalie. L'UA consacre officiellement ce sommet de trois jours à , mais ce thème est éclipsé par l'actualité immédiate, comme la situation en Somalie et au Soudan.

Lundi Union africaine : l'exécution, la veille, de l'otage français, Michel Germaneau, place le terrorisme islamiste dans la région du Sahel au cœur du sommet de Kampala qui réunit une trentaine de chefs d'État. Les responsables africains présentent les combattants islamistes comme des étrangers à leur continent, venus notamment d'Afghanistan et du Pakistan, estimant que ces groupes ne partagent pas les valeurs de solidarité et de partage de l'Afrique. Le rôle de certains chefs touareg dans l'enlèvement et la « revente » des otages aux islamistes est avéré.

Mardi Le président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, Axel Poniatowski, à la suite de son entretien avec le Premier ministre, François Fillon, affirme que la France apportera un « soutien logistique » à des actions militaires de la Mauritanie, du Mali ou du Niger contre Al-Qaïda au Maghreb islamique, sous forme d'une « coopération en termes de formation des armées » de ces pays, et non par l'envoi de militaires.

L'Union africaine annonce avoir recueilli des engagements de la part de ses membres d'envoyer un total de en renfort à sa force en Somalie. Les six pays membres de l'organisation est-africaine Igad (Autorité inter-gouvernementale pour le développement) ont promis , la Guinée un bataillon (environ 800 hommes) et Djibouti s'est également engagé à fournir des renforts au nombre non précisé. La force de l'UA en Somalie est actuellement composée d'un peu plus de , Ougandais et Burundais, et le mandat de l'ONU la concernant prévoit qu'elle soit constituée au maximum d'un peu plus de . Selon le président de la Commission de l'UA : au cas où les contributions de ses États membres dépasseraient le plafond maximum autorisé, il y a une demande de relever ce plafond de et d'aller peut-être à .

Samedi Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner déclare dans une interview que la France veut avant tout « renforcer ses défenses » au Sahel après la mort de l'otage Michel Germaneau, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'exécution : Interview de Bernard Kouchner dans Le Parisien du 31 juillet 2010.

Notes et références

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