Pierre Ancher, né le à Souilly et mort pour la France à Bordeaux le , est un instituteur et poète français du . Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.

Biographie Pierre Joseph Ancher, né le à Souilly, est le fils d'Édouard Arsène Ancher (1864-), facteur des postes et de Maria Célina Nicolas (1868-1949).

À douze ans, son père est nommé à Nançois-le-Petit où la famille s'installe. Après des études au cours complémentaire de Bar-le-Duc, il est admis à l’École normale de Commercy, promotion 1909-1912. À la sortie, il est nommé instituteur adjoint à l’école primaire de Vaucouleurs.

Sursitaire en 1913 pour terminer ses études, sa fiche de recrutement militaire indique qu'il réside à Nançois-le-Petit et joue du violon.

Mobilisé au début de la Première Guerre mondiale, il est incorporé au régiment d’infanterie en comme soldat de classe. Passé à la compagnie du régiment d’infanterie en campagne sur le front de la Somme au mois d'octobre, il est promu caporal en . Le à Foucqueville, près d’Hébuterne dans le Pas-de-Calais, il est touché à bout portant par une balle qui lui fracasse le coude gauche, lors de l'attaque d'un poste d’écoute. Il est évacué à l’hôpital à Amiens où il reste jusqu’en avril. Il est alors envoyé à l’hôpital de Saint-Cast jusqu'en . Il est de nouveau hospitalisé, de à , à l’hôpital de Rennes, puis à l’hôpital de Saint-Malo jusqu'en juin.

Il est détaché au groupe d'aviation à Dijon comme élève pilote en . Envoyé à l'école de pilotage de Chartres en juillet, il est renvoyé au groupe d'aviation en août. En , la commission de réforme constate une « diminution notable des mouvements du coude gauche suite de fracture articulaire par balle de fusil » et le classe au service auxiliaire. Il est affecté au groupe d'aviation à Lyon en , puis au groupe d'aviation en février au sein de la « formation russe » de la mission Berger pour accompagner les escadrilles 581 et 582 qui partent pour la Russie. Cette mission lui vaudra d'être décoré de la Médaille de Saint-Georges de classe. Rentré en France, il retourne au dépôt en .

De nouveau hospitalisé le à l’hôpital auxiliaire 25 (Saint-Louis) à Bordeaux, il meurt « des suites de maladie (dysenterie) » le . Il est inhumé à Souilly.

Œuvres principales

Poèmes La Meuse Je connais des chansons À l'hôpital, le réveil - Amiens, hôpital 101,

Distinctions

, Médaille de Saint-Georges classe

Hommages Le nom de Pierre Ancher est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Décoré de la médaille militaire en , il est cité à l'ordre de l'armée comme ayant « fait preuve depuis le début de la campagne d'une bravoure et d'une énergie remarquables et s'est distingué maintes fois par la façon brillante avec laquelle il conduit une patrouille. Conduisant une patrouille, s'est avancé jusqu'au réseau de fils de fer des ennemis et avait réussi à surprendre un poste d'écoute dont il allait s'emparer, quand il a reçu au bras gauche une balle qui le força à s'arrêter après qu'il eut frappé les hommes du poste de deux coups de baïonnette qu'il a rapportée couverte de sang et a donné depuis quatre mois dans plusieurs occasions les preuves d'une grande audace et d'un courage remarquable ».

Bibliographie

Références

Liens externes

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