La grève de 2024-2025 à Postes Canada est une grève en cours menée par les employés de Postes Canada, représentés par le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP). La grève du STTP débute le , voit environ de Postes Canada quitter le travail dans le but de faire pression sur l'organisation pour qu'elle négocie des salaires équitables, de meilleures conditions de sécurité, le maintien des régimes de retraite à prestations déterminées et l'élargissement des services postaux publics. Une suspension de la grève de 6 mois ordonnée par le gouvernement aura lieu afin d'évaluer la situation. Une nouvelle grève du temps supplémentaire prendra lieu en date du , d'une durée indéterminée.

Les négociations entre Postes Canada et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) débutent le . Le , le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes dépose une demande auprès du ministre fédéral du Travail pour demander à des conciliateurs de participer à la médiation.

Après une impasse persistante dans les négociations et une période de réflexion, le gouvernement du Canada nomme des médiateurs pour aider aux négociations qui, en fin de compte, échouent également. La grève nationale commence après que le STTP ait émis un avis de grève de 72 heures et que Postes Canada ait émis un avis de lock-out de 72 heures.

En , le STTP représente environ en grève. Sa liste de revendications comprend : des augmentations de salaires de 24 % sur quatre ans, qui, selon elle, permettront de maintenir les salaires au niveau de l'inflation ; des améliorations aux avantages sociaux collectifs, comme la couverture des traitements de fertilité et des soins d’affirmation de genre ; des protections améliorées contre le changement technologique ; améliorations apportées aux congés médicaux payés ; des périodes de repas et de repos rémunérées ; augmentation de prestations d'invalidité de courte durée.

Postes Canada offre aux travailleurs des augmentations de salaire s'élevant à 11,5 % sur quatre ans ainsi que des congés payés plus longs.

Impact Service Canada retient l'envoi de en raison du conflit de travail à Postes Canada. Près de canadiens sont en attente de leur passeport.

Durant toute la période de grève nationale de Postes Canada, les colis ne sont «ni traités ni livrés», jusqu’à la reprise des activités. La grève touche particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME), cette période de l'année représente 25 à 40 % de leur chiffre d’affaires. Le conflit de travail chez Postes Canada coûte en moyenne 76 millions de dollars par jour aux PME. Les alternatives à Postes Canada sont généralement beaucoup plus coûteuses. Des compagnies comme Purolator et UPS suspendent les livraisons de certains services d'expédition, surchargés en raison de la grève des postes.

La grève a un impact sur le Black Friday. Beaucoup accusent également les grévistes d'avoir « annulé Noël » en raison de la proximité de la grève avec les fêtes.

Le , Postes Canada met à pied temporairement certains employés en grève. Dans un avis envoyé aux membres, le STTP décrit les licenciements comme une « tactique de peur » destinée à intimider les membres du syndicat, faisant valoir qu'une telle action violerait le Code canadien du travail.

Le , Postes Canada demande aux services postaux de tous les autres pays, y compris le service postal des États-Unis, de cesser d'accepter ou d'envoyer du courrier au Canada, car ce courrier reste non traité dans des conteneurs sécurisés depuis le et ne peut être livré ni même scanné en raison de la grève.

Le , Postes Canada présente un « cadre » au Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) afin de mettre fin à la grève. Le STTP indique sur son site Web que ses négociateurs examinent actuellement les documents-cadres.

Retour au travail Malgré l'absence de progrès dans les négociations, le ministre du Travail, Steven MacKinnon demande au Conseil canadien des relations industrielles d'ordonner aux en grève de retourner au travail après avoir estimé qu'une entente ne serait pas possible avant la fin de l'année. Le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) décide de forcer le retour au travail du personnel à compter du mardi à 8 h.

Le gouvernement décide de nommer une commission d'enquête industrielle chargée d'examiner la problématique des négociations et de formuler des recommandations d'ici le dans le but de finaliser une nouvelle entente. Cette décision est perçue comme une pause au milieu des négociations. Même si les négociations ne sont pas finalisées, les deux parties conviennent d'une augmentation de salaire. Postes Canada offre tout de même à ses employés une augmentation de salaire immédiate de 5 %, dont une partie sera versée avant Noël.

Reprise de negociations 2025 En , les deux parties sont convenues de reprendre les négociations avec l'aide d'un médiateur. Après plusieurs jours de discussions sans réels progrès, Postes Canada a informé le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) qu’une pause temporaire est nécessaire.

Le , William Kaplan a remis son rapport sur la situation de Postes Canada. Il avait été nommé commissaire le par la Commission d’enquête sur les relations de travail. Dans ses conclusions, Kaplan décrit la situation financière de la société d’État comme « catastrophique », soulignant qu’un prêt ou une marge de crédit de plus d’un milliard de dollars du gouvernement du Canada avait été nécessaire en afin de permettre à Postes Canada de respecter ses obligations courantes, notamment le versement des salaires et le remboursement de dettes. Selon lui, « dans sa forme actuelle, Postes Canada n’est pas financièrement viable ».

Parmi ses recommandations figurent notamment :

la suppression progressive de la livraison quotidienne du courrier à domicile pour les adresses individuelles, remplacée par l’utilisation de boîtes postales communautaires le recours accru à des employés à temps partiel pour la livraison de colis durant les fins de semaine; la diversification ou l’adaptation des modèles de livraison afin de répondre aux besoins actuels du marché ; la levée des moratoires empêchant la fermeture ou la conversion de certains bureaux de poste en milieu rural, dont le maintien contribue aux pertes financières de l’entreprise.

Annonces du gouvernement fédéral Le , Le gouvernement fédéral s’appuie sur ce rapport pour annoncer une série de mesures concernant l’avenir de Postes Canada. Celles-ci comprennent notamment:

la fin graduelle de la livraison du courrier à domicile ; l’allongement des délais de livraison: le délai normal passera de deux à quatre jours à jusqu’à une semaine, avec un minimum de trois jours de transit. l’acheminement du courrier « non urgent » par camion plutôt que par avion ; la levée du moratoire en vigueur depuis 1994 protégeant près de 4 000 bureaux de poste ruraux, dont 958 situés au Québec, ouvrant ainsi la voie à leur fermeture.

Déclenchement d’une grève nationale Le , Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), a déclenché une grève nationale en réponse aux annonces gouvernementales.Le STTP, qui représente environ 55 000 employés du service postal, a indiqué avoir été surpris par l’annonce du gouvernement. Il a présenté la grève comme une réponse à ce qu’il décrit comme une « attaque du gouvernement contre le service postal et ses travailleurs.

Voir aussi Articles connexes Histoire philatélique et postale du Canada Postes Canada Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes

Références

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