La Batailleuse est une canonnière.. de lutte anti-sous-marine de la Marine française, de . Elle a également été classée successivement comme dragueur de mines et comme aviso.
Conception La Batailleuse a une longueur de 60,20 mètres, un maître-bau de 7,20 mètres, un tirant d'eau de 2,90 mètres. Ses machines ont une puissance de 2500 ch, la propulsant à la vitesse maximale de 17 nœuds. Son armement se compose de deux canons de 100 mm et de grenades anti-sous-marines. Son équipage est de 55 hommes..
Historique La Batailleuse est construite aux Chantiers et Ateliers de Provence à Port-de-Bouc. Sa construction commence en 1916.. Elle est lancée en 1917, livrée et mise en service la même année.
Première Guerre mondiale En 1917-1918, la Batailleuse effectue des escortes et des patrouilles en baie de Biscarrosse. Elle finit la Première Guerre mondiale dans ces missions.
Entre-deux-guerres À partir de 1919, elle est affectée au dragage des mines au large des côtes françaises de la mer du Nord. En 1919, elle est affectée à l’Escadrille de dragage de Gascogne, alors commandée par le lieutenant de vaisseau Raymond Joseph Marie de Sèze. Au plan administratif, la Batailleuse a été considérée comme un bâtiment armé en guerre durant quatre périodes distinctes : du au ; du au ; du au ; du au (cf. circulaire du établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du au , le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du , articles 10, 12, 13.) §. A. Bâtiments de guerre et de commerce. Bulletin officiel de la Marine 1922, n°14, pp.720 et 726.).
Le , lors des obsèques officielles de l’écrivain et officier de marine Pierre Loti, elle remorque à Rochefort-sur-Mer la chaloupe portant le cercueil. Elle est escortée par l’aviso Chamois et par quatre torpilleurs de haute mer, venus spécialement de Brest.. La Batailleuse prend en remorque la chaloupe à l’arsenal de Rochefort, où le corps a été embarqué, et la conduit à Boyardville, accompagné d’une soixantaine de personnes. Le cercueil est débarqué à Boyardville et chargé dans un fourgon automobile qui le transporte à Saint-Pierre-d'Oléron où a lieu l’inhumation, dans le petit bois de la « Maison des Aïeules », où Pierre Loti avait fait préparer sa tombe depuis longtemps... Cependant, certaines sources donnent une version différente et attribuent à la Batailleuse un rôle moins important. Le cercueil aurait été embarqué à bord de l'aviso Chamois. La Batailleuse n’aurait fait que transporter les invités et suivre depuis Rochefort le Chamois qui a descendu la Charente, retrouvant à l'estuaire du fleuve les quatre torpilleurs de haute mer (le Sakalave, lAlgérien, lArabe et le Kabyle) qui l'y attendaient pour l’escorter jusqu’à l'île d'Oléron et la rade de Boyardville..
En 1924, la Batailleuse est reclassée comme aviso. Elle redevient canonnière en 1925 puis de nouveau aviso en 1929. À partir de , elle assure le dragage de la zone entre Saint-Malo et le cap Fréhel. Elle est désarmée le . La Batailleuse est coulée comme cible au large de Quiberon le La Dépêche de Brest du 13 juillet 1938.
Articles connexes Liste des canonnières françaises Liste des avisos français
Notes et références
Catégorie:Canonnière de la Marine française Catégorie:Navire de la Marine française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Patrouilleur de la Marine française Catégorie:Navire construit en France Catégorie:Bateau lancé en 1917