Jean Pillard, né le à Paris et mort le à Fontenay-lès-Briis, est un militaire, résistant et fonctionnaire français, Compagnon de la Libération.

Biographie

Jeunesse et formation

Fils d'un musicien et d'une institutrice, Jean Pillard naît le dans le arrondissement de Paris. Après un cycle secondaire au lycée Buffon, il entre à la faculté de droit de Paris puis au lycée Chaptal où il prépare le concours d'entrée à l'École nationale de la France d'outre-mer . En 1938, il effectue son service militaire au régiment d'infanterie à Paris puis au régiment de tirailleurs tunisiens en Syrie.

Seconde Guerre mondiale

Il se trouve toujours en Syrie au moment du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Il est alors maintenu sous les drapeaux mais ne part pas combattre en métropole. Après l'armistice du 22 juin 1940, il décide de poursuivre le combat et s'évade vers la Palestine le . Engagé dans les forces françaises libres, il est affecté au bataillon d'infanterie de marine ( BIM) avec lequel il participe à la campagne de Syrie. Promu aspirant en , il est muté au bataillon du Pacifique (BP1) et prend part à la guerre du désert en Libye. Le , au cours de la bataille de Bir Hakeim, il est blessé par des éclats d'obus après s'être emparé de matériel ennemi et avoir fait un grand nombre de prisonniers.

Lorsque le BIM et le BP1 fusionnent pour former le Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique, Jean Pillard participe avec cette unité à la seconde bataille d'El Alamein, à la campagne de Tunisie et à la campagne d'Italie. En , il prend part au débarquement de Provence et à la bataille de Toulon. Promu lieutenant, il suit l'avancée de son unité dans la libération de la France jusqu'à la bataille des Vosges puis celle d'Alsace en hiver 1944-1945.

Après-Guerre

Après le conflit, Jean Pillard reprend son cursus à l'école de la France d'Outre-mer. Il part pour l'Indochine où il est chef de la province de Đắk Lắk puis de la province du Haut-Donnaï. Il retrouve l'Afrique en 1949 lorsqu'il devient chef de subdivision à Nanga-Eboko, au Cameroun. Dans ce même pays, il devient ensuite adjoint du chef de la région du Nyong-et-Sanaga puis directeur-adjoint du cabinet du Haut-commissaire du Cameroun et enfin, chef de la région de la Bénoué.

Il part ensuite pour l'Algérie puis pour la Côte d'Ivoire avant de retourner en métropole chef du bureau des monuments historiques au ministère de la culture de 1963 à 1965. Quittant la fonction publique cette année-là, il entame une nouvelle carrière au sein de la société SICLI, spécialisée dans la prévention et la lutte contre l'incendie, et prend sa retraite en 1976.

Jean Pillard meurt le à Fontenay-lès-Briis, dans l'Essonne, et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Décorations

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Commandeur de la Légion d'HonneurCompagnon de la LibérationPar décret du 27 décembre 1945Croix de guerre 1939-1945Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieursMédaille de la Résistance françaiseChevalier de l'Ordre des Palmes académiquesMédaille colonialeOfficier de l'Ordre de l'Étoile d'Anjouan

Références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France

Liens externes

Catégorie:Élève du lycée Chaptal Catégorie:Élève du lycée Buffon Catégorie:Administrateur colonial français Catégorie:Résistant français Catégorie:Officier des Forces françaises libres (terrestres) Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Chevalier des Palmes académiques Catégorie:Titulaire de la médaille coloniale Catégorie:Naissance en septembre 1914 Catégorie:Naissance dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en août 1989 Catégorie:Décès à Fontenay-lès-Briis Catégorie:Décès à 74 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 82) Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur (date non précisée)