Gustavia augusta est une espèce d'arbres tropicaux de la famille des Lecythidaceae. Il s'agit de l'espèce type du genre Gustavia.
Dénominations Il est connu en Guyane sous les noms de bwa-pyan, jinipa-montangn (créole), alepawana (Kali'na), man tapuupa (Nenge tongo), wakukwa-adava (Palikur), jeniparana, mucurão (Portugais), ta pakadja'i (Teko), pisusukimë (Wayana), a'ɨwalɨpɨ (Wayãpi), camaca, cona-da-cona-dou, et au Suriname comme arepawana, lanaballi, omi-taroeipa, watramamabobbi, Chopé au Pérou, jandiparana, general, mucurão, jeniparana ou pau-fedorento au Brésil ou encore Stinkappel, laaglandtapuripa en néerlandais, Heaven Lotus ou stink wood en anglais, ou choco, chopé amarillo, guatero, guatoso, membrillo, muerto, paco, pacora, pancho amargo, rosa de muerto, sachamango en Espagnol.
Étymologie En nommant cette espèce Gustavia augusta dans son ouvrage Plantae Surinamenses en 1775, Linné rend hommage à son suzerain, le roi de Suède de l'époque Gustave III, arrivé sur le trône en 1771.
Description Gustavia augusta est un petit arbres de sous-bois, souvent très ramifiés, parfois ayant la forme d'un arbustes, atteignant jusqu'à de haut.
Les rameaux sont larges de de diam.
Le limbe des feuilles est de forme étroitement obovale à oblancéolé, mesurant , glabres, chartacés, avec 14-22 paires de nervures secondaires, à apex acuminé à longuement acuminé, à base aiguë à cunéiforme, à marges entières à serrulées ou rarement dentelées, la dentelure étant particulièrement prononcée dans la moitié supérieure du limbe. Le pétiole est absent jusqu'à de long.
Les inflorescences sont généralement terminales, moins fréquemment axillaires ou caulinaires, racémisées, pubérisées à pubescentes, avec 1-8 fleurs, le rachis long de . Les pédicelles sont longs de , sous-tendus par une bractée caduque ovale à lancéolée mesurant , et avec 2 bracteoles ovales à largement ovales ou lancéolées mesurant , insérés diversement le long de la longueur.
Les fleurs mesurent de de diamètre. Le calice est généralement ondulé, haut de , ou moins fréquemment de 4 lobes peu profonds, largement arrondis ou triangulaires, avec des lobes mesurant . Les (6-)8(-9) pétales sont oblongs, obovales, ou oblancéolés, mesurant , de couleur rouille à gris pubescent dans le bourgeon, pubérulent à l'anthèse, blanc à l'intérieur et à l'extérieur, avec des teintes de rose à l'extérieur, surtout vers l'apex. La base de l'androcée est connée, haute de , avec de filets externes longs de , blancs à la base, souvent roses vers l'apex, les anthères jaunes, longues de . L'ovaire est généralement sans costae, pubérulent ou pubescent, à 4-7 loges, à sommet blanc-pubescent à blanc-tomenteux, le style conique, long de .
Les fruits sont globuleux, tronqués à l'apex, sans costae, mesurant , sans lobes de calice persistants.
Les graines sont arrondies en section transversale, noires à maturité, mesurant , avec funicule jaune distinctif, contourné, mesurant .
Le bois est jaunâtre, à grain fin, assez maillé, mi-lourd à lourd.
Répartition Gustavia augusta est une espèce très commune dans toutes les Guyanes et l'Amazonie jusqu'au nord des forêts côtières atlantiques du Brésil.
Écologie On la trouve dans les forêts fluviales sur sols ± hydromorphes, et aussi occasionnellement dans les forêts non inondées et les milieux ouverts à anthropisés.
La structure de ses populations a été étudiée, de même que la porphologie de ses plantules.
Les fleurs parfumées s'ouvrent la nuit.
Les fruits sont très consommés par les rongeurs.
Il s'agit d'une plante hôte pour le papillon .
Utilisations Gustavia augusta est employé dans les constructions traditionnelles (poutres, traverses), pour l'artisanat (baguettes de tamis). Le liber est utilisé comme liens. L'écorce est réputée anti-émétique pour les enfants chez les créoles. Les fruits, l'écorce et les jeunes feuilles auraient une action antileishmanienne, et contre l'étourderie chez les Palikur de Guyane.
Il serait aussi antileishmanien et cicatrisant chez les .
Il est utilisé au Brésil dans les aménagements paysagers pour ses fleurs parfumées.
Chimie L'extrait de l'écorce a été analysé et contient du (22E)-stigmasta-7,22-dien-3beta-ol, 24alpha(S)-ethyl-5alpha-colesta-7,trans-22-dien-3-one, D-friedoolean-14-en-3beta-ol, D-friedoolean-14-en-3-one et D-friedoolean-14-en-3alpha-ol mais aussi du stigmastérol, de l'alpha-amyrine, de la beta-amyrine, du lupéol, 3alpha-hidroxi-lupeol et de l'acide bétulinique, ainsi que des composés phénoliques antioxydants.
l'activité antioxydante de l'extrait de la pulpe de ses fruits a été étudiée.
Histoire naturelle En 1775, le botaniste Aublet propose la diagnose suivante pour Gustavia augusta sous le nom de Pirigara tetrapetala. : vignette|gauche| Gustavia augusta par Aublet (1775) Explication de la Planche cent quatre vingt-douzième : 1. Bouton de fleur ſoutenu par deux écailles. 2. Calice épanoui. Stigmate. 3. Lobe du calice. 4. Corolle épanouie. 5. Étamine. 6. Capſule. 7. Capſule coupée en travers. 8. Amande.
Galerie
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet
Liens externes
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