L'hôtel de la Charité-Royale, plus simplement la Charité royale, est un bâtiment situé à Fontainebleau, en France. Ancien couvent, il, au accueille la médiathèque de Fontainebleau, anciennement bibliothèque municipale de Fontainebleau (BMF), ainsi qu'un espace d'exposition, formant communément le centre culturel de la Charité-Royale.

Situation géographique L'édifice est situé aux de la rue Royale et de la rue de l'Arbre-Sec, avec une sortie du jardin sur la rue Saint-Louis, au sud-ouest du centre-ville de Fontainebleau. Plus largement, il se trouve dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Histoire

Fondation L'immeuble, occupé plus tard par l'hôpital de la Charité, appartient d'abord à aux époux Pierre Souchard et Estiennette Petit. Ils le vendent le à Mathurin Bayon. La veuve de ce dernier, Charlotte de Loizillière le revend, par acte du , au roi Louis XIII, moyennant . Le prix n'est payé que le .

L'abbé Pierre Guilbert dans sa Description historique des château, bourg et forest de Fontainebleau, en 1731, donne des indications sur ce qu'il nomme l'hôtel-Dieu, . D'après lui, l'hôpital de la Charité est établi en 1646 par la reine Anne d'Autriche qui demande à Vincent de Paul, le , deux sœurs de la Charité , , il aurait fait en précisant que .

Les actes retrouvés par Félix Herbet ne s'accordent pas tout à fait avec ces renseignements. « Ayant receu commandement de la Reine mère de faire mission à Fontainebleau, y envoya des prestres de la communauté », et c'est le , en présence des principaux habitants du bourg, que y érige solennellement la confrérie de la Charité. C'est par la suite qu'en , sur l'ordre de la reine que Vincent de Paul vient y installer deux sœurs. Les lettres patentes de , reproduites par Guilbert, indiquent bien qu'une confrérie de la Charité est institutée à Fontainebleau dès 1644 et particulièrement à partir de 1655 . Plusieurs testaments, contenant des legs au profit de la confrérie, permettent d'attester son existence et l'établissement de l'hôpital avant 1655 : celui de Marie Pommier, veuve de Pierre Farcy, dressé le ; celui d'André Marault, dressé le ; celui de Jean Guyard, serdeau du roi, dressé le . celui de Marguerite Chevallier, , dressé le . Ce dernier contient notamment la clause : . À cause de la l'âge de la testatrice, mineure, ce testament donne lieu à un procès qui transige le : les héritiers ne paient que la moitié. Il est néanmoins possible d'affirmer, grâce à cet acte, que la Charité existe, en tant qu'hôpital, dès 1653 au moins, et probablement dans la maison même que le roi achète en 1655 et payée en 1658, car la venderesse, Charlotte de Loisillière, est justement la supérieure de l'hôpital en 1653. Herbet s'interroge si cette fonction ne lui ait d'ailleurs pas attribuée en reconnaissance d'avoir offert sa maison pour hospitalier les malades.

Restauration vignette|Façade sur la rue de l'Arbre-Sec, photographiée en , lors de la période de rénovation. Dans les années 2010, le bâtiment est entièrement restauré alors qu'il présentait un risque d'effondrement. Cette opération consiste notamment à revoir toutes les fondations, les toitures, en apportant de la modernité dans un bâtiment historique. On compte . En , le gros œuvre est prévu pour fin , avec un et une échéance estimée tenable. La médiathèque est ainsi entièrement repensée avec une surface doublée et un développement des équipements numériques. Le nouvel espace de la Charité-Royale est ainsi inauguré les 14 et .

Structure

Références

Bibliographie

Annexes

Articles connexes L'Abeille de Fontainebleau Bâtiment de la Mission

Liens externes

Catégorie:Bâtiment à Fontainebleau Catégorie:Bibliothèque municipale en France Catégorie:Rue Royale (Fontainebleau) Catégorie:Rue de l'Arbre-Sec (Fontainebleau)