La roche du Cinq-Mai, dite Roche-Éponge, est une formation géologique monumentale située dans la forêt de Fontainebleau, en France. Remarquée pour sa morphologie particulière, un projet au prévoit son déplacement comme monument en ville, sans qu'il n'aboutisse. À ses débuts, elle aussi désignée par le Madrépore, le Polypier, la Morille, l'Ossuaire ou encore la Sans-Pareille.
Situation géographique Le monument est situé entre les routes Baudrillard et de la Reine-Amélie, au nord-est de la forêt de Fontainebleau et du territoire communal de Fontainebleau. Plus largement, il se trouve dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.
Histoire
Découverte Claude-François Denecourt découvre cette roche le . Ainsi en fait-il le récit dans l'un de ses Indicateur de Fontainebleau (guides Denecourt) :
Denecourt fait connaître sa nouvelle dans le journal local L'Abeille de Fontainebleau du où l'on évoque la découverte d'une qui représenterait . De nombreux noms sont tour à tour attribués à la roche : la « Roche-Éponge », le « Madrépore », le « Polypier », la « Morille », l'« Ossuaire » ou bien la « Sans-Pareille ». Denecourt lui préfère finalement le nom de « roche du Cinq-Mai », , comme il l'explique, mais parce qu'aucune des dénominations citées ne lui . Les guides Denecourt-Colinet plus tardifs optent finalement pour la « Roche-Éponge ».
Tourisme et sauvegarde Pour sa forme remarquable, elle connaît du succès et attire de nombreux touristes. Une guingette est ouverte à ses voisinages. La roche devient cependant la proie à de nombreux vandalismes, certains visiteurs souhaitant en emporter un souvenir. Pour la protéger de plus amples dégâts, on y poste Desnoyers, dit le père La Tuile, qui y cumule les emplois de conservateur et de limonadier. Pour éviter le même sort que la grotte aux Cristaux, Denecourt songe à transporter la roche dans la ville de Fontainebleau pour la mettre sous surveillance. Il soumet le projet au maire, Denis Guérin, qui saisit le conseil municipal lors de sa séance du : il transmet la demande de Denecourt de transporter la roche dans l'un des jardins du château ou dans le square Napoléon-III (actuellement, place Napoléon-Bonaparte). L'architecte de la Ville, Lebois, est consulté et évalue la dépense à environ , , puisqu'on estime sa masse à une cinquantaine de tonnes. De plus, il estime le besoin de faire ouvrir à cet effet une route tout exprès et de faire établir des équipages spéciaux. Le conseil ne donne pas suite à ce projet, mais vote cependant, le , la construction d'un entourage pour préserver la roche des dégradations. Une barrière métallique est mise en place autour de la roche, comme en témoigne Plouchart en 1925.
Dans la de son Indicateur, Denecourt déclare :
Plouchart, quant à lui, commente ainsi dans son ouvrage cet état de fait :
Structure D'après la description de Claude-François Denecourt, l'ensemble .
Références
Bibliographie
Annexes
Articles connexes Sites mégalithiques de Seine-et-Marne Institut supérieur d'ingénierie et de gestion de l'environnement
Liens externes
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