Les femmes dans l'armée australienne représentent 19,2 % des effectifs des Forces de défense australiennes (ADF). Les femmes servent dans les forces armées australiennes depuis 1899. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les femmes étaient limitées au . Ce rôle s’élargit à partir de 1941 lorsque la Royal Australian Navy (RAN), l’Australian Army et la Royal Australian Air Force créés des branches féminines dans lesquelles les femmes exercent une série de rôles de soutien. Bien que ces organisations aient été dissoutes à la fin de la guerre, elles ont été rétablies en 1950 dans le cadre de la structure permanente de l'armée. Les femmes ont été intégrées dans les services à la fin des années 1970 et au début des années 1980, mais n’étaient pas autorisées à postuler à des postes de combat. En , les femmes en service ont été autorisées à postuler à tous les postes au sein des Forces de défense australiennes (ADF), à l'exception des forces spéciales, qui se sont ouvertes aux femmes en . En , les femmes civiles ont eu le droit d’accéder à tous les postes.
vignette| (1860-1941) : première femme surintendante de l'Army Nursing Service Reserve. Elle sert pendant la deuxième guerre des Boers.|gauche Taux de participation L'ADF a un taux global de participation féminine de 19,2 %. Ce chiffre n’a cessé de croître depuis 2011, lorsque la Défense a fait de l’augmentation de la participation des femmes une priorité, avec l’intention d’ouvrir tous les rôles auparavant réservés aux femmes. Depuis 2012-2013, la Défense produit un rapport annuel « Les femmes dans l’ADF » pour évaluer ses progrès, car .
Le pourcentage de femmes dans chaque service selon le rapport 2017-2018 est de 21,5 % dans la Marine, de 14,3 % dans l'Armée de terre et de 22,1 % dans l'Armée de l'air.
Histoire Implication précoce vignette|Vingt infirmières Bluebirds et une interprète du HMAT Kanowna envoyées en France pour soigner les soldats français blessés. Leurs uniformes sont d'un bleu caractéristique, d'où leur nom, les Bluebirds. Le service féminin dans l'armée australienne a commencé en 1899 lorsque le service infirmier de l'armée australienne est créé dans le cadre des forces militaires coloniales de la Nouvelle-Galles du Sud. Les infirmières de l'armée faisaient partie de la contribution australienne à la guerre des Boers, et leur succès a conduit à la formation de la réserve d'infirmières de l'armée australienne en 1902. Première Guerre mondiale Le rôle des femmes australiennes pendant la Première Guerre mondiale était principalement axé sur leur implication dans la prestation de services infirmiers. Plus de 2 000 membres du service infirmier de l'armée australienne (AANS) ont servi à l'étranger pendant la Première Guerre mondiale au sein de la Force impériale australienne. À la fin de la guerre, l'AANS est revenue à son statut de réserve d'avant-guerre. En plus des infirmières militaires, un petit groupe d'infirmières civiles surnommées les furent recrutées par la Croix-Rouge australienne et servirent dans des hôpitaux français.
Seconde Guerre mondiale vignette|Entrainement de l'AWAS en 1944. Les femmes australiennes ont joué un rôle plus important pendant la Seconde Guerre mondiale. De nombreuses femmes souhaitaient jouer un rôle actif et des centaines d'organisations auxiliaires et paramilitaires féminines volontaires avaient été créées avant 1940. Il s'agissait notamment du , du et du . À Brisbane, il y avait six organisations différentes qui dispensaient aux femmes une formation liée à la guerre en , la plus importante étant la basée dans le Queensland. Le gouvernement fédéral et l’armée n’ont pourtant pas soutenu de prime abord la formation des femmes pour servir dans les forces armées, et ces organisations n’ont pas été prises au sérieux par le grand public. vignette|Membres de la .|gauche Une pénurie de recrues masculines a forcé l'armée à créer des branches féminines en 1941 et 1942. La RAAF a créé la Women's Auxiliary Australian Air Force (WAAAF) dirigée par Clare Stevenson, en , l'armée a formé l' (AWAS) en et l' en et le (WRANS) a vu le jour en . En 1944, près de 50 000 femmes servaient dans l'armée et des milliers d'autres avaient rejoint l'. Beaucoup de ces femmes ont été formées pour exercer des métiers qualifiés traditionnellement réservés aux hommes afin de libérer les militaires pour le service opérationnel. Les femmes étaient également encouragées à travailler dans l'industrie et à se porter volontaires pour des missions de prévention de raids aériens ou pour des clubs destinés aux militaires australiens et alliés. Les branches féminines de l'armée ont été dissoutes après la guerre.
Guerre de Corée La pénurie de main-d'œuvre pendant la guerre de Corée a conduit à la création permanente de branches féminines de l'armée. En 1951, le WRANS a été réformé et l'armée et l'armée de l'air ont créé respectivement le (WAAC) et la (WRAAF). La proportion de femmes dans les services était initialement limitée à quatre pour cent de leurs effectifs, bien que cela ait été ignoré par la RAAF. Le quota a été porté à 10 pour cent dans la RAAF et la RAN au cours des années 1960 et 1970, tandis que l'armée recrutait uniquement sur une base de remplacement.vignette| Les cheffes des branches féminines de l'armée australienne en 1942 de gauche à droite : Clare Stevenson (WAAAF); Annette Oldfield (WRANS); officière Lang (RAAF) ; J. Sinclair Wood ; Sybil. Irving ; K. Best. Intégration Le rôle des femmes dans l’armée australienne a commencé à changer dans les années 1970. En 1975, année internationale de la femme, les chefs d’état-major ont créé un comité chargé d’étudier les possibilités d’accroître la participation des femmes dans l’armée. Cela a conduit à des réformes qui ont permis aux femmes d'être déployées en service actif dans des rôles de soutien, la grossesse n'étant plus un motif de licenciement automatique avec des modifications des dispositions relatives aux congés. La WRAAF et la WAAC ont été supprimées respectivement en 1977 et 1979, et les femmes soldates ont été intégrées à ces services. L'égalité de rémunération a été accordée aux femmes militaires en 1979 et le WRANS a été aboli en 1985.
Malgré leur intégration dans l'armée, des restrictions pesaient encore sur le service des femmes. L'ADF a bénéficié d'une exemption à la lors de son introduction en 1984 afin de pouvoir maintenir les restrictions fondées sur le sexe à l'encontre des femmes servant dans des postes de combat ou liés au combat, qui limitaient les femmes à 40 pour cent des postes dans l'ADF.
Rôles liés au combat vignette|Poster de recrutement de la Women's Auxiliary Australian Air Force (WAAF).|gauche En raison de la pénurie de personnel à la fin des années 1980, la restriction imposée aux femmes dans les postes liés au combat a été supprimée en , et les femmes ont été pour la première fois autorisées à servir dans les navires de guerre, les escadrons de combat de la RAAF et à de nombreux postes dans l'armée. Les femmes n'étaient cependant pas autorisées à occuper des postes impliquant le combat physique et ne pouvaient pas servir dans les unités d'infanterie, de blindés, d'artillerie et de génie de l'armée de terre, ni dans les postes de plongée de déminage et de défense terrestre de la RAN et de la RAAF respectivement. Robyn Clay-Williams devient la première femme pilote d'essai de la RAAF et sert dans la .
En 1990, trois femmes pilotes de C-130 Hercules de l'Air Force du No. 36 Squadron RAAF ont été employées dans des rôles liés au combat. Linda Corbould devient la troisième femme membre de la RAAF à obtenir ses et est affectée au No. 36 Squadron RAAF.
Les ADF n’étaient pas suffisamment préparées à intégrer les femmes dans toutes les unités. L’intégration a été entravée par des attitudes discriminatoires profondément ancrées, le harcèlement sexuel et la perception que des normes moins exigeantes étaient appliquées aux femmes. Cela a conduit à un certain nombre de scandales, notamment des allégations de harcèlement sexuel à bord du et la mauvaise gestion de ces plaintes par la RAN. Ces scandales ont porté un grand préjudice à la réputation de l'ADF à l'époque où elle avait le plus besoin de femmes militaires. L'Organisation pour l'égalité dans la défense a été créée en 1997 en réponse à ces problèmes et a élaboré des cadres pour faciliter l'acceptation des femmes dans l'ensemble des ADF.
Déploiements Les femmes participent aux déploiements des ADF à travers le monde depuis le début des années 1990. Des femmes marines ont été envoyées dans une zone de combat pour la première fois à bord du en 1991, du personnel médical féminin a été déployé en Irak, au Sahara occidental et au Rwanda au début des années 1990 et 440 des déployés au Timor oriental en étaient des femmes. Les femmes ont également commencé à être promues aux postes de commandement à la fin des années 1990, et la Commodore de l'air est devenue la première femme à atteindre le en 2000.vignette| Femmes et hommes à bord du en 2010.|gaucheEn 2015, 335 femmes participaient à des opérations à l’étranger dans des postes de soutien de première ligne, notamment en Afghanistan.
Tracy Smart est la troisième femme à atteindre le grade de vice-maréchale de l'air dans la RAAF en et succède à la contre-amirale en tant que commandante de la santé interarmées et médecin général de la Force de défense australienne (ADF) le . Elle est également la première lesbienne à atteindre le grade d'officière deux étoiles dans l'ADF en 2015.
Natasha Fox succède au général de division au poste de et est à la fois la première femme à occuper ce poste et la première femme à être nommée cheffe de service adjoint dans l'ADF. Elle est aussi la première femme à être promue au dans les forces de défense australiennes le .
Les femmes dans les rôles de combat droite|vignette| Soldates australiennes en Afghanistan. Le , le ministre de la Défense Stephen Smith a annoncé que les femmes seraient autorisées à servir dans des rôles de combat en première ligne. Les femmes peuvent désormais postuler à tous les postes autres que ceux des forces spéciales dans l'armée depuis le . Les femmes peuvent postuler à des postes dans les forces spéciales depuis le , après validation des normes d'emploi physique. Les femmes sont directement recrutées à tous les postes de combat en première ligne depuis le .
Le , la loi de 2018 portant modification de la législation sur le droit civil et la justice a abrogé l'article 43 de la loi de 1984 sur la discrimination sexuelle qui accordait aux ADF une exemption pour autoriser la discrimination à l'égard des femmes « en rapport avec l'emploi, l'engagement ou la nomination » impliquant des tâches de combat qui exigeaient d'une personne « de commettre ou de participer directement à la commission d'un acte de violence contre un adversaire en temps de guerre ». Femmes pilotes de chasse