Aux époques de la Grèce antique et de la Rome antique, la ktisis () indique la fondation d'une polis ou d'une ville. Dans l'art byzantin, Ktisis est une figure féminine ornée de bijoux qui personnifie « l'acte du don ou de la fondation généreuse » (). vignette|À l'entrée de la villa d'Eustolios, la mosaïque de la déesse Ktisis, incarnation du pouvoir créateur, de la mesure et de la modération, et qui tient un pied romain dans sa main.

En grec ancien, est le nom d'action associé au verbe . En littérature grecque antique, une () est le récit de fondation. d'une colonie. L'existence du genre littéraire de la a été et reste discutée. Elle a été l'objet d'un débat entre Pau Meyer (-) et Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff (-). À la suite de la parution, en , de la dissertation de P. Benno Schmid, elle a été considérée comme un . En , Liebgard Gierth la considère comme un et le d'une qui aurait précédé et favorisé la . Francesco Trotta en a recensé les huit motifs, à savoir : la mention des causes ; la recherche d'un fondateur ou œciste ; la consultation de l'oracle, le plus souvent celui de Delphes ; les préparatifs de départ ; la mention des protagonistes de l'expédition, souvent peu nombreux ; le récit du voyage ; la reconnaissance des lieux ; le débarquement. Simon Butticaz a proposé d'ajouter un neuvième motif, à savoir :

Dans la Bible, la ktisis renvoie à la notion de création ou du résultat de cette création.

Notes et références

Notes

Références

Bibliographie

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Catégorie:Art de la Grèce antique Catégorie:Mosaïque romaine Catégorie:Mosaïque byzantine