La saison cyclonique 2025 dans l'océan Atlantique nord est la période favorable au développement des ouragans atlantiques qui officiellement se déroule selon l'Organisation météorologique mondiale du au (les dates réelles varient d'année en année), mais pour laquelle des prévisions météorologiques tropicales sont régulièrement publiées dès le . Le National Hurricane Center (NHC) américain émet des avis et avertissements visant ce bassin océanique pour les cyclones tropicaux mais également, depuis 2017 et mis à jour en 2025, pour des « cyclones tropicaux potentiels »Ces derniers sont des perturbations qui n'ont pas encore atteint au moins le stade de dépression tropicale mais qui ont une probabilité élevée de le devenir et de provoquer des effets importants aux terres jusqu'à plus tard... Les avis pour ces tempêtes potentielles ont le même contenu que les avis normaux mais incluent la probabilité de développement.

La saison 2025 a débuté le , avec le développement d'Andrea. Il s'agissait du début de saison le plus tardif depuis 2014, lorsque l'ouragan Arthur s'était formé le . S'ensuivit une faible activité ne produisant que 3 autres tempêtes tropicales en un mois et demi mais finalement le , la tempête tropicale Erin s'est formée près du Cap-Vert, a traversé l'Atlantique tropical puis est devenue le 15 le premier ouragan de la saison au large des Antilles, atteignant même le maximum de l'échelle de Saffir-Simpson 24 heures plus tard. Évitant les terres tout au long de son trajet, ses effets sont dus à ses bandes externes de pluie et à l'onde de tempête ce qui a laissé 10 morts. Après la tempête tropicale Fernand, qui passa sa vie au milieu de l'Atlantique, il y eut un autre hiatus de 3 semaines avant une poussée d'ouragans à la fin de septembre avec Gabrielle (catégorie 4), Humberto (catégorie 5) et Imelda (catégorie 1) qui malgré leurs intensités ont suivi des trajectoires qui ont permis d'éviter des dégâts et pertes humaines majeurs.

Après trois autres faibles systèmes affectant peu ou pas les terres, octobre s'est terminé avec Melissa. L'ouragan de catégorie 5, le plus intense de la saison, a frappé durement la Jamaïque, Cuba et les îles Lucayes avant de se diriger affaibli vers les Bermudes et puis devenir extratropical le . Aucun autre système ne s'est développé en novembre, Melissa terminant ainsi la saison cyclonique 2025 dans l'Atlantique nord.

Malgré les prévisions de plusieurs organismes qui envisageaient une saison au-dessus de la moyenne, la saison 2025 s'est révélée près de la normale avec 13 tempêtes nommées, sous la moyenne pour le nombre d'ouragans avec 5 mais exceptionnelle pour le nombre d'ouragans de catégorie 5 avec trois. Avec ces trois ouragans de catégorie 5, la saison 2025 est devenue la seconde à avoir autant de cyclones tropicaux de cette catégorie après la saison cyclonique 2005 dans l'océan Atlantique nord qui en a vu 4.. Grâce à 4 ouragans majeurs, l'indice d'énergie cumulative des cyclones tropicaux (ACE) de de la saison, selon les calculs officiels du National Hurricane Center (NHC), est aussi supérieure à la moyenne de 73 à 126.. On dénombre au moins 134 morts, directs et indirects, et au moins 11 milliards $US de dégâts, dont la plupart causés par Melissa.

Prévisions Avant et pendant la saison, plusieurs services météorologiques nationaux et agences scientifiques prévoient combien de tempêtes tropicales, d'ouragans et d'ouragans majeurs (Catégorie 3 ou plus sur l'échelle de Saffir-Simpson) se formeront pendant une saison. Ces organismes comprennent le Consortium sur les risques de tempête tropicale (TSR) du University College de Londres, le National Weather Service de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américaine et l'Université d'État du Colorado (CSU). Les prévisions comprennent des changements hebdomadaires et mensuels des facteurs importants qui influencent ce nombre.

Certaines de ces prévisions prennent également en compte ce qui s'est passé au cours des saisons précédentes et l'état du cycle de l'ENSO comme la présence d'un événement La Niña ou El Niño. En moyenne, une saison des ouragans de l'Atlantique entre 1981 et 2010 a comporté douze tempêtes tropicales, six ouragans et trois ouragans majeurs, avec un indice d'énergie cyclonique accumulée (ACE) compris entre . Ces chiffres ont augmenté durant la période 1991 à 2020.

Prévisions d'avant saison +Prévisions de l'activité tropicale pour la saison 2025SourceDateTempêtes nomméesOuragansOuragansmajeursRéf.TSR1514161577873343CSU/ 1716 98 43NCSU12–156–82–3Met Office16 (±7)12-209 (±4)4-84 (±3)2-6NOAA (NWS)13 à 1913 à 186 à 105 à 93 à 52 à 5CEPMMT/Météo-France 15 7 -.––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Le , le Tropical Storm Risk (TSR) a publié ses prévisions à long terme pour la saison 2025, prédisant une saison près de la moyenne avec 15 tempêtes nommées, 7 ouragans dont 3 ouragans majeurs. La prévision se base sur une situation où l'El Niño – Oscillation australe est neutre mais avec des températures de la mer plus chaudes que la normale dans zone de développement principale et des alizés plus faibles que la moyenne. Elle comporte un haut degré d'incertitude..

Au début , citant des conditions évoluant probablement vers un ENSO neutre et des températures de surface de la mer généralement plus élevées que la normale, mais cependant moindre qu'en 2024, l'université d'État du Colorado (CSU) a émis sa prévision d'une saison cyclonique avec une activité supérieure à la normale.. Météo-France et le CEPMMT, ont aussi émis leur première prévision d'une saison d'un niveau sensiblement supérieure à la normale.. Le , citant des conditions similaires, TSR a publié une mise à jour de sa prévision et en arrivait cependant à une saison proche de la moyenne.. Le , l'université d'État de Caroline du Nord (NCSU) a elle aussi prévu une saison normale.. Le tout montrant une certaine incertitude dans les effets des facteurs climatiques pour ces 4 sources.

Le , le Met Office britannique a publié sa prévision de 16 tempêtes nommées avec 9 atteignant le stade d'ouragan et 4 d'ouragan majeur et une énergie cumulative des cyclones tropicaux (ACE) de 154. L'agence entrevoit qu'un phénomène La Niña pourrait se développer au plus fort de la saison des ouragans, limitant le cisaillement vertical du vent, qui se combinerait avec des températures de surface de la mer supérieures à la moyenne pour favoriser l'activité des tempêtes tropicales dans l'Atlantique Nord et les Caraïbes. Cependant, elle prévoit une anomalie positive de la pression de surface qui serait moins favorable. Le tout lui permet de prévoir une saison légèrement supérieure à la moyenne mais avec un écart de confiance important..

Le lendemain, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a aussi prévu une saison supérieure à la moyenne avec 13 à 19 tempêtes nommées, 6 à 10 ouragans et de 3 à 5 ouragans majeurs.. Le , TSR a mis à jour ses prévisions, prévoyant désormais une saison supérieure à la moyenne, augmentant ses chiffres à 16 tempêtes nommées, 8 ouragans et 4 ouragans majeurs, avec un indice ACE de 146..

Mises à jour en saison Le , le CSU a mis à jour sa prévision qui ne comportait aucun changement avec celle d'avril.. Le , le TSR a mis à jour sa prévision avec une diminution de 1 dans chaque catégorie à cause d'une légère augmentation de l'effet La Niña.. CSU a mis à jour ses prévisions le lendemain, abaissant aussi ses prévisions de 1 par catégorie avec un indice ACE de 140 unités..

Le , le Met Office a mis à jour sa prévision, prédisant 12 à 20 tempêtes nommées, dont 4 à 8 ouragans et 2 à 6 majeurs.. Le , la NOAA a fait de même, laissant la sienne presque inchangée avec 13 à 18 tempêtes nommées, dont 5 à 9 ouragans et 2 à 5 atteignant le niveau d'ouragan majeur..

Noms des tempêtes La liste des noms utilisée pour nommer les tempêtes et les ouragans pour 2025 sera la même que celle de la saison cyclonique 2019, sauf Dorian qui a été retiré à cause de son impact et est remplacé par Dexter. Les noms utilisés en 2025 qui pourraient faire l'objet d'un retrait à cause de leurs effets seront annoncés au lors de la réunion de l'Organisation météorologique mondiale.

Depuis 2021, le comité sur les ouragans de l'Organisation météorologique mondiale a décidé de ne plus utiliser des noms provenant de l'alphabet grec, utilisation qui a créé certains problèmes antérieurement, au cas où la liste principale serait épuisée comme en 2020.. En remplacement, il a été convenu de créer une liste complémentaire de noms par ordre alphabétique pour toutes les lettres de l'alphabet (à l'exclusion des lettres Q, U, X, Y et Z peu usitées)..

+Noms des tempêtes et cyclones pour 2025.TTAndreaTTBarryTTChantalTTDexterC5ErinTTFernandC4GabrielleC5HumbertoC1ImeldaTTJerryTsubTKarenTTLorenzoC5MelissaN/DNestorN/DOlga N/DPabloN/DRebekahN/DSebastienN/DTanyaN/DVanN/DWendy

Chronologie des événements

Résumé de la saison +Décès et dommages par système tropicalCycloneDirectsIndirectsDommages(Milliards $US)Réf.Barry 8 0 > ..Chantal 6 0 > Erin 11 1 N/D Gabrielle0 0 Imelda5 0 Jerry 1 0 < 0.001 Melissa 93 9 ≥ 10 Total 124 10 ≥ 11 134 Début retardé Au début de la saison, la cyclogénèse tropicale a été entravée par deux facteurs principaux. Le premier est la présence d'un large anticyclone atlantique, d'une ampleur et d'une force inhabituelles, qui a dirigé les ondes tropicales venant des côtes de l'Afrique de l'Ouest plus au sud que d'habitude. Le bassin est également resté calme en raison d'un flux persistant de poussière sèche saharienne autour de l'anticyclone atlantique, supprimant la formation tropicale.. Un autre facteur qui pourrait également avoir contribué à limiter la formation précoce de tempêtes dans le bassin était l'interaction entre les ondes de Kelvin et de Rossby au-dessus des Amériques..

Le , une première dépression tropicale se forme. Elle deviendra Andrea rapidement, la première tempête tropicale de la saison. Située loin de toute terre à à l’ouest des Açores, elle ne perdure que peu de temps et ne fait aucun dégât. C'est 3 semaines après le début officiel de la saison, mais seulement 4 jours plus tard que la date moyenne de formation de la première tempête nommée du bassin.. Il s'agissait du début de saison le plus tardif depuis 2014, lorsque l'ouragan Arthur s'était formé le ..

Le , la dépression Deux s'est formée dans la baie de Campêche et, dans un environnement marginalement favorable, est temporairement devenue la tempête tropicale Barry avant de toucher la côte nord-est du Mexique pour s'y dissiper le 30. Elle a été caractérisée par des pluies torrentielles qui ont causé des inondations et des glissements de terrain qui ont fait 8 morts directs. Il est à noter que les plus de 100 morts dans des crues soudaines au Texas le sont attribuables à de la pluie torrentielle sous orage puisant son humidité dans le panache de vapeur d'eau remontant dans la circulation atmosphérique mais pas directement à Barry... Du 4 au , la tempête tropicale Chantal s'est formée au large des Carolines puis les a traversées, laissant de fortes pluies et des inondations. On lui doit 6 autres décès.

Entrée dans le cœur de la saison Le , après presque un mois d'inactivité, la tempête tropicale Dexter s'est formée au large de la côte Est des États-Unis dans un environnement marginalement favorable. Passant bien au nord des Bermudes le lendemain, elle est devenue post-tropicale à au sud-sud-est du cap Race, Terre-Neuve, Canada, le . Aucun effet ne lui est associé.