est une avocate et juge japonaise, l'une des premières femmes à exercer ces professions dans le pays.

Biographie Origines et famille Yoshiko Mibuchi, parfois appelée Yoshiko Sanfuchi, est née Yoshiko Mutō à Singapour le .

Elle est la belle-fille de , premier président de la Cour suprême du Japon.

Études et parcours professionnel Après avoir obtenu son diplôme à l'Université Meiji en 1938, Yoshiko Mibuchi est l'une des trois premières femmes, avec Masako Nakata et Ai Kume, à réussir la même année l'examen d'entrée au barreau. Toutes trois deviennent avocates à part entière après un stage de dix-huit mois, en 1940.

Elle occupe par la suite un poste au bureau de la famille de la Cour suprême du Japon. Après l'adoption de la nouvelle constitution, elle devient l'une des deux premières femmes juges en 1949, plus précisément juge assistant au tribunal de district de Tokyo.

Yoshiko Mibuchi est la première femme juge au tribunal du district de Nagoya en 1952. En 1972, elle devient la première femme juge en chef du tribunal de la famille de la préfecture de Niigata. Elle préside plus tard les tribunaux de la famille d'Urawa et de Yokohama.

Autre fonction Après sa retraite en , elle préside la commission d'experts sur l'égalité entre les sexes mise en place par le ministère du travail.

Mort Elle meurt le , à l'âge de .

Postérité Les ailes du tigre (feuilleton matinal de la NHK). La protagoniste Tomoko Inotsume est calquée sur Mibuchi.

Notes et références Note

Références

Bibliographie complémentaire Eric Seizelet, La féminisation contrariée des professions judiciaires au Japon, Zeitschrift für japanisches Recht / Journal of Japanese Law, 2019, 24 (48), . ⟨halshs-02493832⟩

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