Pierre Georges Duport, né le à Haguenau (Bas-Rhin) et mort le à Paris, est un général d'armée français. Il s'illustra durant la Première Guerre mondiale où il combat aux Ardennes, sur la Marne et en Champagne.

Il est Haut-commissaire de la République française au Levant entre et le . Son bref mandat est caractérisé par une tentative de répression de la Grande révolte syrienne.

Enfance et formation militaire Né dans le à Haguenau (Bas-Rhin), il est le fils du capitaine des lanciers Pierre Duport (1818-1884) et de Marie Clémence Birot (1839). Sorti de Saint-Cyr en 1885, il sert en Algérie de 1885 à 1888.

Capitaine breveté d’état-major avec mention très bien, il devient en 1889 officier d’ordonnance du général Ludovic Lucas.

Carrière militaire Comme chef de bataillon, il suit les cours du Centre des hautes études militaires, puis passe, comme lieutenant-colonel à l’État-Major général du ministre de la Guerre en 1911.

Il est nommé colonel du régiment d’Infanterie en 1914 et prend ainsi part à toutes les opérations de la armée aux Ardennes, sur la Marne et en Champagne. Il reçoit le , le commandement, par intérim, de la brigade.

Général de brigade le , il passe au commandement de la division d’Infanterie avec laquelle il sert en 1916 en Argonne et à Verdun. Commandant du corps d’armée en , comme général de division, à titre temporaire, et nommé chef d’état-major général de l’armée en . C'est sous son commandement que la et la division de l'Armée américaine entrèrent à Baccarat et à Badonviller.

Il est promu Général de division le et commanda successivement la 13e division d’Infanterie, le corps d’armée, la Sixième région militaire et le corps d’armée. Engagé dans la seconde bataille de la Marne qui se solde, en , par une victoire décisive pour l’issue de la guerre, il fait une entrée victorieuse à Brumath le .

Il est nommé membre du Conseil supérieur de la Guerre le , inspecteur général d’infanterie et membre de la commission mixte des travaux publics.

Haut-commissariat au Levant Il est nommé au Levant, au moment des incidents du Djebel el-Druze, comme Haut-commissaire intérimaire au Levant entre le et le .

Son mandat est marqué par la défense de la citadelle de Rachaya contre les insurgés.

Fin de vie Passé au cadre de réserve le ; il est maintenu, hors-cadres, membre du Conseil supérieur de la Guerre, jusqu’en 1929.

En 1930, il est contacté par le journaliste Jacques Péricard lors de sa rédaction d'un ouvrage sur la bataille de Verdun. Il meurt le à Paris et est enterré au cimetière Granon (Marmande)

Récompenses et distinctions Décorations françaises

; grand officier par décret du , commandeur par décret du , officier par décret du , chevalier par décret du . 50x50px Croix de guerre 1914-1918 (1 palme et 1 étoile).

Décorations étrangères 50x50px Army Distinguished Service Medal ()

Hommages Plusieurs voies publiques et autres lieux sont nommées d'après lui en France : à Marmande, rue du Général-Duport; à Brumath, rue du Général Duport;

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Mandat français au Levant Grande révolte syrienne Brumath

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