Les légions de gendarmerie ont existé de 1801 à 2005 en France métropolitaine où elles étaient souvent calquées sur les corps d'armée.

Légion de gendarmerie renvoie à quatre entités : Légions de Gendarmerie départementale ; Légions de Gendarmerie mobile ; Autres entités françaises (Premier Empire, IIIe République, Première Guerre mondiale)http://tableaudhonneur.free.fr/1re-Legion-Gendarmerie.pdf ; Légions de pays souverains ayant conservé cette appellation.

Histoire La Révolution française et le Consulat Avant la Révolution française, existait un corps unique : la maréchaussée. La loi du institue la Gendarmerie nationale.. En 1798, la Gendarmerie nationale est un corps d'armée distinct, constitué de 25 divisions, 50 escadrons, 100 compagnies et 2 000 brigades sur le territoire français. Un arrêté de 1801 fixe la création de 27 légions de gendarmerie (26 secteurs géographiques et une légion d'élite, qui devient une légion géographique à l'instar des autres) ; https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/notices_files/SHDGR_REP_XF.pdf : légion de gendarmerie (Paris) : Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Oise ; légion de gendarmerie (Caen) : Seine-Inférieure, Eure, Calvados et Manche ; légion de gendarmerie (Alençon) : Orne, Eure-et-Loir, Mayenne, Sarthe ; légion de gendarmerie (Rennes) : Côtes-du-Nord, Ille-et-Vilaine, Finistère, Morbihan ; légion de gendarmerie (Angers) : Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Vendée, Deux-Sèvres ; légion de gendarmerie (Tours) : Loir-et-Cher, Indre-et-Loire, Indre, Vienne ; légion de gendarmerie (Bordeaux) : Charente, Charente-Inférieure, Gironde, Landes ; légion de gendarmerie (Périgueux) : Lot-et-Garonne, Dordogne, Haute-Vienne, Corrèze ; légion de gendarmerie (Toulouse) : Haute-Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées, Basses-Pyrénées ; légion de gendarmerie (Carcassonne) : Tarn, Aude, Ariège, Pyrénées-Orientales ; légion de gendarmerie (Rodez) : Cantal, Lozère, Aveyron, Lot ; légion de gendarmerie (Lyon) : Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Loire, Rhône ; légion de gendarmerie (Moulins) : Creuse, Allier, Cher, Loire ; légion de gendarmerie (Troyes) : Loiret, Yonne, Aube, Marne ; légion de gendarmerie (Arras) : Nord, Pas-de-Calais, Aisne, Somme ; légion de gendarmerie (Bruxelles): Lys, Escaut, Jemmapes, Dyle ; légion de gendarmerie ( Liège) : Deux-Nèthes, Meuse-Inférieure, Ourthe, Sambre-et-Meuse ; légion de gendarmerie (Metz) : Forêts, Ardennes, Meuse, Moselle ; légion de gendarmerie (Strasbourg) : Vosges, Meurthe, Haut-Rhin, Bas-Rhin ; légion de gendarmerie (Besançon) : Doubs, Haute-Saône, Jura, Léman ; légion de gendarmerie (Dijon) : Côte-d'Or, Haute-Marne, Ain, Saône-et-Loire ; légion de gendarmerie (Grenoble) : Isère, Mont-Blanc, Ardèche, Drôme ; légion de gendarmerie (Draguignan) : Hautes-Alpes, Basses-Alpes, Alpes-Inférieures, Var ; légion de gendarmerie (Marseille) : Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard, Hérault ; légion de gendarmerie (Mayence) : Rhin-et-Moselle, Roër, Sarre, Mont-Tonnerre ; légion de gendarmerie (Ajaccio) : Corse, Golo, Liamone ;

Les guerres napoléoniennes Au cours du Premier Empire, de nouveaux territoires sont incorporés à la France, entraînant la création de nouvelles légions et portant leur nombre à 34 en 1814https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/articles/la-gendarmerie-du-consulat-et-de-lempire/ : légion (Turin) : Pô, Marengo, Tanaro, Doire, Sesia, Stura (département supprimé en 1805). légion (précédemment 27e légion, créée en 1805) (Gênes) : Marengo, Montenotte, Apennins, Gênes ; légion (Créée en 1808) (Florence) : Arno, Ombrone, Méditerranée, Taro (également appelé Parme) ; légion (Créée en 1810) (Rome) (également appelé Tibre), Trasimène ; légion (Laibach/Ljubjana) : Provinces illyriennes ; légion (Créée en 1810) (Amsterdam) : Zuyderzée, Bouches de la Meuse, Yssel-Supérieur ; légion (Créée en 1810) (Groningue): Bouches-de-l’Yssel, Frise, Ems occidental, Lippe ; légion (Créée en 1810) (Hambourg): Ems supérieur, Bouches-du-Weser, Bouches-de-l’Elbe, Ems oriental.

Suivant l'extension de l'Empire français, de nouvelles légions de gendarmerie se créent en Europe. Par décret impérial du , la gendarmerie française en Espagne est organisée en quatre légions, chacune correspondant à un vaste secteur géographique : légion : Burgos ; légion : Madrid ; légion : Séville ; légion : Barcelone.

Le , six légions de la gendarmerie sont organisées en Espagnehttps://shs.cairn.info/revue-societes-et-representations-2003-2-page-36?lang=fr. Les légions de gendarmerie participent à des actions militaires lors de conflits et de batailleshttps://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/histoire/les-batailles-inscrites-aux-drapeaux-de-la-gendarmerie-nationale-et-de-la-garde-republicaine : légion de gendarmerie d'Espagne : Burgos (Le , la légion de gendarmerie à cheval de Burgos prend part au Combat de Villodrigo..) ; légion de gendarmerie d'Espagne : Saragosse ; légion de gendarmerie d'Espagne : Pampelune ; légion de gendarmerie d'Espagne : Vittoria ; légion de gendarmerie d'Espagne : Burgos (logistique) ; légion de gendarmerie d'Espagne (anciennement légion de gendarmerie de Catalogne) : Figueras., composée de Chevau-légers, de lanciers-gendarmes et de troupes à pied.(Narbonne). Des légions de gendarmerie de l'Intérieur sont déjà opérationnelles.

En Italie, des légions sont créées, calquées sur le modèle français, mais elles ne sont pas intégrées à celles de l'Empire français. Dans le Royaume de Naples, Joachim Murat instaure les légions napolitainesVirgilio Ilari, Piero Crociani et Giancarlo Boeri, Storia militare del Regno Murattiano (1806-1815), t. III : Gendarmeria, Legioni Provinciali, Marina, Widerholdt Frères, Invorio, 2007Simona Tiecco, Società civile e gendarmeria a Napoli nella prima metà dell'Ottocento, Società e Storia, n° 91, 2001pp. 135-151. ; il en est de même dans le royaume d'Italie. Dans le grand-duché de Berg comme dans le duché de Varsovie, le modèle français est repris, sans toutefois que le nom de légion soit utilisé.

Restauration et seconde République Très remarquée par son soutien à Napoléon Ier, la Gendarmerie voit ses effectifs considérablement diminués, ainsi que ses missions, sous la Terreur blanche au retour de la Monarchie. Par ordonnance du , la Gendarmerie nationale est réorganisée en 24 légionsJean-Noël Luc (sous la direction de), Histoire de la Maréchaussée et de la Gendarmerie. Guide de recherche, Service Historique de la Défense et la Maison des sciences de l'homme, Maisons-Alfort, 2005 : légion de gendarmerie : Lille ; légion de gendarmerie : Châlons-sur-Marne ; légion de gendarmerie : Metz ; légion de gendarmerie : Nancy ; légion de gendarmerie : Strasbourg ; légion de gendarmerie : Besançon ; légion de gendarmerie : Grenoble ; légion de gendarmerie : Marseille ; légion de gendarmerie : Montpellier ; légion de gendarmerie : Toulouse ; légion de gendarmerie : Bordeaux ; légion de gendarmerie : La Rochelle ; légion de gendarmerie : Rennes ; légion de gendarmerie : Caen ; légion de gendarmerie : Rouen ; légion de gendarmerie : Orléans ; légion de gendarmerie : Tours ; légion de gendarmerie : Bourges ; légion de gendarmerie : Clermont-Ferrand ; légion de gendarmerie : Limoges ; légion de gendarmerie : Dijon ; légion de gendarmerie : Paris ; légion de gendarmerie : Amiens ; légion de gendarmerie : Ajaccio. En 1835, aux balbutiements de l'Algérie française, une gendarmerie coloniale se met en place. En 1848, Deux bataillons de gendarmerie mobile sont créés à Versailles et à Paris. Ils participent au coup d’état de puis sont intégrés en 1852 dans la gendarmerie d’élite impériale. En 1849, la Garde Républicaine est rattachée à la gendarmerie. Elle peut prendre part, lors du Second Empire, à la Guerre de Crimée et participer en 1855 au Siège de Sébastopol.

La guerre franco-prussienne En 1870, la garde de Paris reprend le titre de Garde républicaine. Un second Régiment de garde Républicaine à Cheval est créé. Ailleurs sur le territoire, des régiments de gendarmerie à cheval et de gendarmerie à pied sont également constitués. La gendarmerie prend part aux combats contre le futur Empire allemand.

La IIIe République Dès 1871, les Versaillais créent une légion de gendarmerie mobile. Elle est basée à Versailles et a pour but de protéger l'Assemblée nationale et le tout nouveau président de la République, Adolphe Thiers.

Le , le président de la République, Patrice de Mac Mahon, décide de réorganiser la gendarmerie départementale en 31 légionsMémorial, 1874-1878, vol 9, p 216. : légion : Paris ; légion : Lille ; légion : Amiens ; légion : Rouen ; légion : Le Mans ; légion : Orléans ; légion : Châlons-sur-Marne ; légion : Nancy ; légion : Besançon ; légion : Bourg-en-Bresse ; légion : Bourges ; légion : Tours ; légion : Poitiers ; légion : Rennes ; légion : Nantes ; légion : Limoges ; légion : Périgueux ; légion : Clermont-Ferrand ; légion : Saint-Étienne ; légion : Lyon ; légion : Chambéry ; légion : Marseille ; légion : Nice ; légion : Bastia ; légion : Montpellier ; légion : Perpignan ; légion : Toulouse ; légion : Agen ; légion : Bordeaux ; légion : Bayonne ; légion : Alger (La légion d'Afrique devient la légion d'Algérie).

Le , le président de la république Jules Grévy décide de réorganiser la gendarmerie départementale en 19 légions, calquées sur les 20 corps d'armée, et de créer une légion spéciale (la ) dédiée au gouverneur militaire de Paris. : légion : Lille ; légion : Châlons-sur-Marne ; légion : Rouen ; légion : Le Mans ; légion : Orléans ; légion : Besançon ; légion : Bourges ; légion : Lyon ; légion : Tours ; légion : Rennes ; légion : Nantes ; légion : Limoges ; légion : Clermont-Ferrand ; légion : Grenoble ; légion : Marseille ; légion : Montpellier ; légion : Toulouse ; légion : Bordeaux ; légion d'Afrique : Alger (ancienne légion d'Algérie) ; légion : Paris.

Le décret du réorganise la gendarmerie départementale en 22 légions.. légion : Lille ; légion : Amiens ; légion : Rouen ; légion : Le Mans ; légion : Orléans ; légion : Châlons ; légion : Besançon ; légion : Lyon ; légion : Bourges ; légion : Tours ; légion : Rennes ; légion : Nantes ; légion : Limoges ; légion : Grenoble ; légion : Marseille ; ; légion : Montpellier ; légion : Toulouse ; légion : Bordeaux ; légion : Afrique (Alger) ; légion : Corse ( Ajaccio ou Bastia) ; légion : Paris (gouverneur militaire de Paris) ; légion : Garde républicaine.

Le , le décret de réorganisation de la gendarmerie départementale est publié ; 28 légions sont constituéesMémorial, 1887-1888, vol.12,p.494 ; il s'agit de 19 légions principales métropolitaines (L'Algérie dispose d'une légion distincte de la métropole), calquées sur l'organisation des corps d'armée, de 6 légions bis, chargées de la surveillance des frontières, d'une légion de Corse et de la garde républicaine : légion : Lille ; légion : Amiens ; légion : Rouen ; légion : Le Mans ; légion : Orléans ; légion : Châlons-sur-Marne ; bis : Nancy ; légion : Besançon ; bis : Bourg-en-Bresse ; légion : Bourges ; légion : Tours ; légion : Rennes ; légion : Nantes ; légion : Limoges ; légion : Clermont-Ferrand ; légion : Lyon ; bis : Chambéry ; ter : Corse ; légion : Marseille ; bis : Perpignan ; légion : Montpellier ; légion : Toulouse ; bis : Agen ; légion : Bordeaux ; légion : Paris.

Le décret du a pour but de simplifier : il supprime les “bis” et “ter” et remet de l’ordre dans la numérotation :

légion : Lille ; légion : Amiens ; légion : Rouen ; légion : Le Mans ; légion : Orléans ; légion : Châlons-sur-Marne ; légion : Besançon ; légion : Lyon ; légion : Bourges ; légion : Tours ; légion : Rennes ; légion : Nantes ; légion : Limoges ; légion : Clermont-Ferrand ; légion : Grenoble ; légion : Marseille ; légion : Montpellier ;