Mademoiselle Aboukaïa, de son vrai nom Marie Angèle Balix, née le à Tonneins en Lot-et-Garonne et morte le dans le de Paris, est une coureuse cycliste, acrobate et aviatrice française.

Biographie Elle commence le cyclisme vers 1895 au vélodrome des Arts LibérauxEn octobre 1890, une première piste couverte est installée dans l’ancien Palais des Arts Libéraux de l’Exposition Universelle de 1889. et participe à des compétitions cyclistes parisiennes au vélodrome Buffalo et au vélodrome d'hiver, lors des quelques meetings féminins qui y sont organisés, entre 1896 et 1899.

En 1898, elle part faire une tournée en Angleterre avec un forain anglais, tournée qui s'avère financièrement désastreuse et elle a du mal à rentrer en France.

En 1899, elle court à Berlin et gagne une course en tandem associée à Victorine Reillo.

En 1904, elle présente des spectacles d'acrobatie à vélo, « Looping the Loop » au Casino de Paris, puis « La Flèche Humaine ». Elle est victime d'un accident au cirque de Reims et un autre à Saint-Dizier. En 1906, elle fait des cascades en automobile dénommées « L'Auto-Aérolithe » ou « L'Auto-Bolide ». De 1905 à 1909, elle parcourt le monde et fait plusieurs tournées aux États-Unis, notamment avec le cirque Barnum.

Fin 1909, elle souhaite accomplir des exhibitions périlleuses sur une Demoiselle. Avec son imprésario Tod-Lane, elle s'adresse à Dutheil et Chalmers et obtient des conditions très avantageuses en raison de la publicité que ses exercices sensationnels pouvaient apporter. Elle devait s'entraîner sur une Demoiselle mise à sa disposition. La presse de l'époque relaie l'information. Aboukaïa en appelle à la justice car son propre appareil ne lui a pas été livré à tempsC’est pour cette raison qu’il existe quelques photographies où l’on voit l'aviatrice aux commandes de l’appareil à moteur 2 cylindres type A Dutheil et Chalmers de 1909. En fait l'aéroplane resta au sol mais les constructeurs firent parvenir les clichés aux journaux à titre publicitaire..

En 1910, elle suit l'école de pilotage Farman à Etampes et écope de contraventions par le maire car elle conserve sa tenue d'aviatrice et non un en ville. Ensuite elle fait « La Comète Vivante » et fait une chute impressionnante en , au Casino de Paris, hospitalisée, elle ressort peu après. Cora Laparcerie organise une représentation à son bénéfice.

À partir de 1914, elle est directrice d'un cirque en toileElle figure encore dans la liste des carnets forains de la préfecture de police de Paris pour 1920. En , des gradins de son cirque s'écroulent alors qu'il est installé à Saint-Mandé.

Le , elle épouse Charles Thomas, un originaire de Saône-et-Loire, dans le de Paris.

Iconographie Elle apparait dans la collection de photographies sportives de Jules Beau (Tome 4 -années 1896 et 1897).

Galerie

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

Articles connexes Hélène Dutrieu Amélie Le Gall Victorine Reillo Louise Roger

Lien externe

Début de l'aviation. M. Tod Lane et Mlle Aboukaia posant à côté d'un avion Santos-Dumont, 1910. Photographie Maurice-Louis Branger

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