Paul Feuillâtre, né le dans le 10 arrondissement de Paris et mort pour la France à Limey dans le département de la Meurthe-et-Moselle, le , est un archiviste et poète français du . Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.

Biographie Paul Benjamin Feuillâtre, né le au n34 rue du faubourg Saint-Martin à Paris, est le fils d'Auguste Benjamin Feuillâtre (1835-1880), huissier et de Charlotte Antoinette Geneviève (1846-1925).

Son père étant mort quelques mois avant sa naissance, sa mère l'élève seule. Élève modèle, il est scolarisé au collège Gerson puis au lycée Janson-de-Sailly et obtient son baccalauréat à 17 ans avec la mention très bien. En , il obtient une licence ès lettres (histoire), en , il est diplômé de l'École des sciences politiques (section diplomatique) et licencié en droit. En parallèle, il suit les cours de l'École pratique des hautes études à la Sorbonne.

À 18 ans, il écrit des articles sur des concerts pour des journaux comme Le Public.

Incorporé de à au 39 régiment d'infanterie à Rouen pour le service militaire, il finit avec le grade de caporal. Passé dans la réserve, il est très assidu aux périodes d'exercices et de manœuvres, ce qui lui vaut d'être nommé sergent en 1905, sous-lieutenant en 1904 et lieutenant en 1911.

Après son services militaires, il entre comme rédacteur à la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur où il se voit confier les fonctions d'archiviste en . Soucieux d'élargir ses connaissances, il parcourt l'Europe centrale, l'Italie, l'Angleterre et l'Écosse dans le but ses travaux d'études. Il publie en 1906 une étude sur Le Port de Londres ; en 1911, un texte sur un projet d'alliance monarchique pendant la Terreur et collabore à un ouvrage sur la Légion d'honneur. Suivent deux recueils de poésies.

Rappelé lors de la mobilisation en , il est affecté comme aide-major au bataillon du 356 régiment d'infanterie.

Il est tué par suite de blessures par éclats d'obus au bois de la Voisogne, entre Flirey et Limey, le et inhumé le .

La citation qui accompagne la légion d'honneur à titre posthume en précise les circonstances : « pour porter un ordre à son chef de bataillon au combat du , n'a pas hésité à traverser un terrain découvert fortement battu ; a été tué en accomplissant sa mission ».

Son corps repose à la nécropole nationale de Flirey.

Distinctions , à titre posthume, arrêté du , arrêté du 1915 : Académie française - Prix Archon-Despérouses pour Écho et Narcisse, Daphné et Le Jeu de l'amour et du désespoir

Hommages Le nom de Paul Feuillâtre est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918. Son nom figure sur les plaques commémoratives du Lycée Janson de Sailly et de la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur à Paris. La Société des gens de lettres décerne un prix Paul Feuillâtre pour récompenser un écrivain mutilé appartenant à la Société.

Œuvres principales

Un projet d'alliance monarchique sous la Terreur, 1911 La Légion d'honneur et les décorations françaises, avec Joseph Durieux et Maurice Buguet, 1911 Écho et Narcisse, Daphné, poèmes, illustré par Auguste Roubille, 1911 Le Jeu de l'amour et du désespoir, poèmes, 1912

Bibliographie

Références

Liens externes

Catégorie:Écrivain mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Élève du lycée Janson-de-Sailly Catégorie:Élève de l'École libre des sciences politiques Catégorie:Élève de l'École pratique des hautes études Catégorie:Militaire français mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1920 Catégorie:Officier d'Académie Catégorie:Naissance en janvier 1881 Catégorie:Naissance dans le 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en septembre 1914 Catégorie:Décès à 33 ans