Les 24 Préludes pour violon et piano, , sont une série de vingt-quatre préludes pour violon et piano de la compositrice Lera Auerbach, écrite en 1999.

Contexte et création Il existe trois séries de vingt-quatre préludes dans le corpus d'œuvres de Lera Auerbach : une pour piano seul, une pour violoncelle et piano et une pour violon et piano. La série pour violon et piano a été achevée en 1999. Elle est dédiée au violoniste Vadim Gluzman et à la pianiste . L'œuvre suit exactement le même schéma tonal que les vingt-quatre préludes pour piano de Frédéric Chopin, débutant par la tonalité de do majeur et son homonyme mineure, puis suivant le cycle des quinte, couvrant alors l'ensemble du spectre des tonalités. Lera Auerbach commente elle-même, dans sa note de programme, que :

L'objectif de la compositrice est alors de créer des œuvres d'une durée comprise entre une et cinq minutes, qui puissent être unifié dans une structure plus large. Selon la compositrice toujours, l'ordre tonal des pièces est essentiel pour comprendre l'ensemble.

Structure Le cycle se compose de vingt quatre préludes dans l'ordre suivant :

Prélude en do majeur : Adagio mortale Prélude en la mineur : Andante (tempo di valzer) Prélude en en sol majeur : Andantino misterioso Prélude en mi mineur : Allegro Prélude en ré majeur : Allegro moderato Prélude en si mineur : Allegro marcato Prélude en la majeur : Allegro moderato Prélude en en fa dièse mineur : Andante Prélude en mi majeur : Allegro Prélude en en do dièse mineur : Allegro Prélude en si majeur : Allegretto Prélude en sol dièse mineur : Adagio Prélude en fa dièse majeur : Allegro moderato Prélude en mi bémol mineur : Presto Prélude en do dièse majeur : Adagio sognando Prélude en si bémol mineur : Misterioso Prélude en la bémol majeur : Vivo Prélude en fa mineur : Agitato Prélude en mi bémol majeur : Moderato Prélude en do mineur : Tragico Prélude en si bémol majeur : Andante Prélude en sol mineur : Moderato serioso Prélude en fa majeur : Andante Prélude en ré mineur : Presto

Analyse La tonalité d'origine peut être cachée, comme dans le prélude , ne prendre que la moitié de la pièce, comme dans le prélude ou seulement suggéré comme dans le prélude voire même perturbé par un contraste fort comme dans le prélude . La musique est elle-même susceptible de passer d'un état à l'autre, tant au cours des mouvements individuels que dans l'ensemble du cycle.

On retrouve dans ces vingt-quatre préludes des éléments de lamentation venus des pays baltes, ainsi que des citations de Dmitri Chostakovitch ou de Galina Oustvolskaïa. Il y a même des citations directes comme celle du Concerto pour piano de Wolfgang Amadeus Mozart.

Chez la compositrice, on trouve, de façon générale, une exploitation totale des registres des instruments, en particulier dans les graves du piano et dans les aigus du violon, ainsi que des tessitures harmoniques fantomatiques.

Références

Bibliographie

Notes discographiques

Liens externes

Catégorie:Musique de chambre de Lera Auerbach Catégorie:Œuvre pour violon Catégorie:Œuvre pour piano Catégorie:Œuvre musicale composée en 1999