Henri Jean Baptiste Davenne, né le à Paris, et mort le à Joinville-le-Pont, est un haut fonctionnaire français. Il est le premier directeur général de l’Assistance publique de Paris de 1849 à 1859.

Biographie Henri Davenne est le fils d’Anne Cécile Milet et de son époux Jean Baptiste Davenne, greffier en chef du bailliage du Palais de justice de ParisArch. dép. Paris, état-civil reconstitué, naissances, puis avocat et surveillant en chef de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne)Arch. dép. du Val-de-Marne, état-civil de Maisons-Alfort. Il s’est marié en à Paris avec Antoinette Éléonore FleuretArch. dép. Paris, état-civil reconstitué, mariages ; il est père d’une fille.

Parcours professionnel

Fonctionnaire au ministère de l'Intérieur (1812-1848) Henri Davenne commence sa carrière au sein du ministère de l’Intérieur, il est chargé du suivi des collectivités localesAdministration générale de l'assistance publique, L'Assistance publique en 1900, Masson, Paris, 1900. Il publie, en 1824, un Traité pratique de voirie urbaine et fait paraître en 1840 le Régime administratif et financier des communes. Dans le cadre de ses fonctions, Davenne siège dans les instances sur la révision des règlements en vigueur sur la voirie urbaine et les constructions (1842)Le Siècle, quotidien, 14 mars 1842, contre le déboisement des montagnes (1845)Le Commerce, quotidien, 10 décembre 1845, et sur les assurances contre l’incendie (1846)Gazette nationale, quotidien, 12 novembre 1846. Toujours au ministère de l’intérieur, Davenne devient en 1844 chef de la division de l’administration communale et hospitalière. À ce titre, il est intégré dans la commission que le préfet de la Seine nomme en « dans le but d'étudier et de préparer un projet de réorganisation de l'administration des hôpitaux, hospices civils et secours à domicile de la ville de Paris »Journal des débats, quotidien, 2 septembre 1848.

Le résultat de leurs réflexions sert de base à la loi du , qui organise l'administration générale de l'Assistance publique à Paris, confiant à un seul fonctionnaire le service hospitalier et les secours à domicile. Contrairement aux structures antérieures, c’est le directeur général, placé sous la double autorité du ministre et du préfet, qui détient le pouvoir, le rôle du conseil de surveillance étant consultatif. Directeur de l'Assistance publique (1849-1859) Par un arrêté ministériel du , Henri Davenne devient, à soixante ans, le premier à occuper cette fonction. Au cours de cette même année, il doit faire face à une épidémie de choléra, qui coûte la vie à 155 employés de l'Assistance publique, dont trois directeurs d'hôpitaux, six internes, dix sœurs hospitalières et un aumônier. Une seconde phase, également meurtrière, éclatera en 1853-1854.

Après le « rétablissement de la dignité impériale » décidé par le plébiscite du et la promulgation de l'Empire le , Louis-Napoléon Bonaparte se proclame empereur le sous le nom de Napoléon . La cérémonie d’investiture se poursuit le à 11 h par une visite à l'Hôtel-Dieu. C’est « Le premier établissement public que l'Empereur ait voulu visiter (…) S. M. ajoutait qu’elle voulait que sa première visite, comme Empereur, fut pour les pauvres et, pour ceux qui souffrent ». Il est reçu par l'archevêque de Paris, Marie Dominique Sibour, le préfet de la Seine, Berger, le préfet de police de Paris, Pierre Marie Pietri, le directeur de l'assistance publique, Henri Henri Jean-Baptiste Davenne et le secrétaire général de l'Intérieur, Henri Chevreau. Après avoir visité les malades, il se rend à la cathédrale Notre-Dame de ParisLe Constitutionnel, quotidien, 4 décembre 1852.

Sous la houlette de Davenne, l'hôpital général Sainte-Marguerite devient un établissement pour enfants (act. hôpital Armand-Trousseau) en 1854. Gérant un legs, le directeur général fait construire l'hôpital Lariboisière en 1858. Pour soigner les enfants scrofuleux (ou tuberculeux), l’Assistance publique ouvre des hôpitaux à Forges (Seine-et-Oise, act. Essonne) et Berck (Pas-de-Calais) en 1859.

En , Davenne intègre la commission qui tente de trouver des substituts au plomb utilisé dans les peintures, pour réduire le risque de saturnismeGazette nationale, quotidien, 3 juin 1853. Il rejoint en une autre commission, pour l'établissement des asiles destinés aux ouvriers convalescents ou mutilés Le Siècle 3 avril 1855 ; dans ce cadre, des établissements sont ouverts à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) et au Vésinet (Seine-et-Oise, act. Yvelines).

En , Davenne est inclus dans le comité chargé de gérer les sommes récoltées auprès du public pour venir en aide aux familles des militaires et marins de l’armée d’Italie blessés ou tuésGazette nationale, quotidien, 21 juin 1859. À la fin de la même année, le , à l’âge de 70 ans, Henri Davenne prend sa retraite de l’Assistance publique avec le titre de directeur honoraire. Il est remplacé par Armand HussonJournal des débats, quotidien, 1er janvier 1860. Activités connexes Henri Davenne a été élu associé libre de l'Académie nationale de médecine en Journal des débats, quotidien, 24 janvier 1854. À partir de , il siège au conseil supérieur la Société du Prince-Impérial pour l’enfance au travailGazette nationale, quotidien, 24 janvier 1862. Il rédige en 1865 un livre, De l'organisation et du régime des secours publics en FranceLa France, quotidien, 10 septembre 1865. Il était aussi membre du comité consultatif d'hygièneLe Figaro, quotidien, 8 juillet 1869 et du conseil de l'association générale des médecins de FranceL’Univers, quotidien, 8 juillet 1869.

Henri Davenne meurt le à Joinville-le-Pont où il résidait avec son épouseArch. dép. du Val-de-Marne, état-civil de Joinville-le-Pont. Son inhumation le dans le cimetière de la commune s’est faite « en présence d’une foule de personnages connus », dont le docteur Auguste Ambroise Tardieu, membre de l’Académie de médecine, qui prononça un des discoursGazette nationale, quotidien, 7 juillet 1869.

La comédienne et poète Marceline Desbordes-Valmore lui a rendu hommage dans une lettre à l’écrivaine Camille Derains de . Il avait fait entrer son beau-frère dans un asile à Paris et elle écrit que « le meilleur des hommes vivants vient de m’accorder un si grand bienfait »Le Temps, quotidien 4 mai 1869. Décorations , officier , chevalier Base Léonore, Légion d’honneur 50px|PRT Order of Christ - Commander BAR Commandeur de l'ordre du Christ du Portugal 50px Récipiendaire de l'Ordre de Sainte-Anne de Russie Chevalier de l'Ordre royal de l'Étoile polaire de Suède

Œuvres Recueil méthodique et raisonné des lois et règlements sur la voirie, les alignements et la police des constructions, Carilian-Goeury, Paris, 1824. Notice FRBNF33851891 Régime administratif et financier des communes, Carilian-Goeury, Paris, 1840. Notice FRBNF30304341 Traité pratique de voirie urbaine, P. Dupont, Paris, 1858. Notice FRBNF30304335 De l'organisation et du régime des secours publics en France, P. Dupont, Paris, 1865. Notice FRBNF30304337 Liens externes

Sources Ferdinand Hoefer, Nouvelle biographie générale, Firmin-Didot, Paris, 1857. Notice FRBNF37339830 Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, Hachette, Paris, 1863. Notice FRBNF31542980 Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du 19e siècle, Vevey, 1875. Notice FRBNF34168241 Honoré Fisquet, Dictionnaire des célébrités de la France, Le Vasseur, Paris, 1879. Notice FRBNF30438821 Administration générale de l'assistance publique, L'Assistance publique en 1900, Masson, Paris, 1900. Notice FRBNF11862143

Notes et références

Catégorie:Haut fonctionnaire français Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1858 Catégorie:Commandeur de l'ordre du Christ Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Sainte-Anne de 2e classe Catégorie:Chevalier de l'ordre royal de l'Étoile polaire Catégorie:Membre de l'Académie nationale de médecine Catégorie:Naissance en janvier 1789 Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Décès en juillet 1869 Catégorie:Décès à Joinville-le-Pont Catégorie:Décès dans le département de la Seine Catégorie:Décès à 80 ans Catégorie:Assistance publique - Hôpitaux de Paris