Margaret Elizabeth Jenkins ( – ) est une romancière et biographe anglaise de Jane Austen, Henry Fielding, Lady Caroline Lamb, Joseph Lister et , reine d'Angleterre. Elizabeth Bowen a déclaré que Jenkins était « l'une des romancières anglaises vivantes les plus distinguées ». Elle est Officière de l'ordre de l'Empire britannique.

Jeunesse Jenkins naît le à Hitchin, dans le Hertfordshire. C'est l'aînée d'une famille de trois enfants. Son père, James Heald Jenkins, a fondé l'école Caldicott en 1904, qu'il a nommée en l'honneur de sa femme, Theodora Caldicott Ingram. Son grand-père Ebenezer Jenkins, était missionnaire méthodiste en Inde dans les .

Elle fréquente la Modern school et la St Christopher School de Letchworth, ainsi que le Newnham College de Cambridge, réservé aux femmes à partir de 1921, un collège constitutif de l'université de Cambridge, où elle étudie l'anglais et l'histoire. Néanmoins, les femmes n'ont pas été éligibles pour obtenir un diplôme de l'université avant 1948.

Elle accepte un poste de professeur d'anglais à l'école King Alfred à Hampstead en 1929. En 1939, lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, elle quitte son poste d'enseignante et se consacre à l'aide des réfugiés juifs et des victimes des raids aériens de Londres pour le compte de l'. Elle travaille à des postes gouvernementaux au sein de la commission du Commerce et du ministère de l'Information jusqu'à la fin de la guerre.

Après la guerre, elle est lectrice chez Victor Gollancz, son éditeur, et recommande la publication de de John Braine.

Carrière Romancière La directrice de Newnham College, Pernel Strachey, lui présente Edith Sitwell et Virginia Woolf. Cette dernière qualifiera plus tard son premier roman, (1929), de . Elle envoie ce premier roman à Victor Gollancz Ltd. Lorsqu'il découvre que c'est sa première création, il lui signe immédiatement un contrat pour trois ouvrages.

Son roman de 1934, Harriet (réédité par Valancourt Books en 2015), récit romancé du meurtre d', une jeune femme simple d'esprit, que ses proches ont laissée mourir de faim pour capter son héritage, remporte le Prix Femina - Vie heureuse en 1935. Les romans suivent en 1935 et en 1936. D'autres romans incluent Robert et Helen (1944) et (1992).

(1954) est le roman de Jenkins qui rencontre le plus grand succès. Dans sa critique, John Betjeman déclare : . Le sujet est un mariage profondément troublé malgré les apparences. Hilary Mantel salue ce roman en 1993 dans le Sunday Times, montrant que Jenkins .

Son roman de 1972, , le préféré de Jenkins, raconte l'histoire de James Manby Gully, médecin au , dont la liaison avec et la mort par empoisonnement de son mari Charles Bravo ont alimenté des soupçons, jamais prouvés, selon lesquels Gully aurait commis ce meurtre.

Biographe vignette|alt=Photographie couleurs d'une maison en briques rouges à avec un jardin |Jane Austen House Museum Jenkins publie les premières biographies de Lady Caroline Lamb en 1932 et de Jane Austen en 1938. Elle participe à la création de la en 1940 et travaille à l'achat de la maison d'Austen à Chawton, là où elle a écrit Emma et d'autres romans. C'est là qu'est installé plus tard le Jane Austen's House Museum.

Sa biographie de 1958, , et a fourni ce que le New York Times a défini comme , une caractéristique que l'on pouvait également trouver dans son livre de 1960 Joseph Lister. déclare que sa biographie d' . Dans son livre de 1961, , Jenkins défend l'hypothèse selon laquelle les morts violentes d'Anne Boleyn et de Catherine Howard avaient rendu Elizabeth incapable d'établir une relation sexuelle accomplie avec Robert Dudley, comte de Leicester, car elle associait le sexe à la mort.

Dernières années Au total, Jenkins écrit une douzaine de romans et une douzaine de biographies. Elle est nommée Officière de l'ordre de l'Empire britannique en 1981. Ses mémoires de 2004, racontent ses décennies de vie dans une maison de style Regency qu'elle a achetée à Hampstead. Elle emménage dans la maison en 1939 et la décore avec des meubles de style Regency, acquis à peu de frais après la Seconde Guerre mondiale dans des maisons d'époque endommagées pendant le conflit. Elle dira plus tard que, d'après son décor, .

Vers la fin de sa vie, Jenkins déclare à un journaliste qu'elle avait eu une liaison avec l'éminent gynécologue Sir Eardley Lancelot Holland. Holland a servi de base au personnage d'Eardley dans , dont Jenkins dit qu'il s'agissait d'une autobiographie .

Jenkins meurt à l'âge de le , dans une maison de retraite à Hampstead, Londres, où elle vivait les années précédant sa mort. Elle ne s'est jamais mariée. Elle a dit à l'écrivaine : .

Publications Romans .

. . . . . . , réimprimé par Virago Books. . . . .

Biographies . . . . . . . . . .

Traduction française . .

Mémoire .

Nouvelle .

Références

Bibliographie . . . .

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