Jean Rey, né le à Bergerac et Mort pour la France le à Ielnia, est un pilote militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Biographie

Jeunesse et formation

Fils d'un retraité et d'une tailleuse, Jean Rey naît le à Bergerac, en Dordogne. Arrêtant prématurément ses études, il travaille dès ses 17 ans dans l'aviation civile et obtient un brevet de pilote. En , il décide de s'engager dans l'Armée de l'air et, le mois suivant, converti son brevet civil en brevet de pilote militaire. D'abord affecté à l'école acrobatique de la base aérienne d'Étampes, il est ensuite promu sergent et muté à Fès, au Maroc.

Seconde Guerre mondiale Stationné de mars à à la base aérienne de Canrobert puis à la base aérienne de Meknès, il ne peut participer à la bataille de France mais décide de poursuivre la lutte contre l'Allemagne dès l'armistice du 22 juin 1940. Désireux de rejoindre la France libre, il tente de s'évader par avion depuis la base de Fès en mais l'appareil ne démarre pas et il est arrêté par les troupes restées fidèles au régime de Vichy. Condamné à de travaux forcés, il est interné à la forteresse de Port-Lyautey où il passe plusieurs mois avant d'être libéré par les alliés le lors de l'opération Torch.

Jean Rey rejoint alors l'Angleterre où il arrive en . Engagé dans les forces aériennes françaises libres, il suit un entraînement au camp de Camberley et est promu aspirant. Il se porte alors volontaire pour combattre sur le front russe et est à ce titre affecté le au groupe de chasse Normandie-Niemen qui combat aux côtés de l'armée rouge. Le , il prend place comme observateur dans un Polykarpov U-2 pour une mission de liaison. Égaré, l'appareil passe au-dessus des lignes allemandes et est pris pour cible par la Flak. Touché par un éclat d'obus, Jean Rey meurt à sa place tandis que son pilote parvient à ramener l'avion endommagé à sa base. D'abord inhumé à Spas-Demensk, il est ensuite rapatrié et réinhumé dans sa ville natale de Bergerac.

Décorations

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Chevalier de la Légion d'HonneurCompagnon de la LibérationPar décret du 11 avril 1944Croix de guerre 1939-1945Avec une palmeMédaille de la Résistance françaiseMédaille commémorativedes services volontaires dans la France libre

Hommages

Dans son département natal, les communes de Périgueux, Bergerac et Le Bugue ont chacune baptisé une rue en son honneur. Une rue de l'aspirant Jean Rey existe également à Pessac en Gironde. À Bergerac, son nom est inscrit sur une stèle commémorative aux pilotes de la seconde guerre mondiale. Aux Andelys, il est mentionné sur le mémorial de l'escadrille Normandie-Niemen. À Colombey-les-Deux-Églises, son nom figure sur une plaque commémorative au Normandie-Niemen. Au Bourget, une stèle commémorative du régiment de chasse Normandie-Niemen porte son nom. À Moscou, il est inscrit sur une plaque commémorative Normandie-Niemen. À Polotnyany Zavod, son nom est inscrit sur le monument commémoratif de l'escadrille Normandie-Niemen.

Références

Voir aussi

Bibliographie . . . .

Articles connexes Ordre de la Libération Libération de la France

Liens externes

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